pour les bons mots

Top des mots à placer pour montrer que l'on a parfaitement capté l'air du temps

© Lvnel

Ces mots qui reflètent le zeitgeist vous feront briller le temps d'un dîner.

Cryptosis, poverty cosplay, feral girl summer... ces néologismes qui désignent nos lubies du moment.

Cryptosis

Plus possible de passer une journée sans qu'une célébrité n’annonce la création de son NFT ou qu'une nouvelle cryptomonnaie se fraye un chemin sur les réseaux. La faute à la cryptosis, cette obsession collective (et déraisonnable) qui pousse à investir dans les crypto pour ensuite ne parler que de ça tout en consultant frénétiquement son wallet. Comment savoir si vous êtes concerné par cette maladie fortement contagieuse ? Votre bio Twitter comporte les mentions WAGMI et « to the moon » et vous n'avez pas besoin de googler Bored Ape Yacht Club.

Oystering

Le terme provient de l'expression britannique « the world is your oyster » . Littéralement : le monde est ton huître, qui signifie que le bonheur est à portée de main. En langage amoureux, l'oystering désigne le fait de s'ouvrir (comme le héros de Trainspotting, choisissez la vie ! ) et de déguster son célibat après une longue période passée à hiberner en couple. Il s'agit d'enchaîner sans pression rendez-vous et rencontres dans une joyeuse effervescence, pour un été orgiaque et/ou sauvage.

Poverty cosplay

L'expression mélange deux mots : poverty (pauvreté) et cosplay (pratique consistant originellement à incarner un personnage de manga). Le poverty cosplay désigne cette tendance que l'on observe chez les riches à arborer des bleus de travail ou des répliques de combinaisons d’agents de la RATP (vendues 89 euros au BHV). De mauvais goût, dites-vous ? En tout cas, cringe quand on voit des baskets neuves faussement rapiécées à coup de bande adhésive vendues pour 500 balles.

Mom of TikTok

Loin des posts Instagram qui se font la vitrine d'une maternité radieuse à base de petits pots bio et de body 3 mois confectionnés en Mayenne par des nonnes aveugles, TikTok endigue enfin la tyrannie de la mère parfaite. Avec leurs millions d'abonnés cumulés, Maia Knight et Danielle Ruppert n'hésitent pas à se revendiquer plus Simpson que Kardashian. Sans fards ni paillettes, mais avec les cheveux sales et de gros pulls tachés, elles misent sur l'humour pour dépeindre leur réalité de mère qui se débat entre fatigue, responsabilité et parfois ennui – tout en se marrant franchement avec leurs gosses. Il était plus que temps.

Maximalisme

Tiroirs débordants de bibelots, enchevêtrement de vêtements multicolores, murs recouverts de cadres rococos... Après les années minimalistes, bienvenue dans l'ère du maximalisme qui embrasse les excès, l'outrance, le fouillis et la superposition façon cabinet de curiosité. Sans pour autant promouvoir forcément la surconsommation. Parmi les mantras des maximalistes : brocantes, seconde main, récup', DIY et upcycling, pour l'aménagement d'un intérieur cosy à l'empreinte carbone réjouissante.

Feral Girl Summer

Littéralement : « l'été de la fille sauvage. » C'est la prédiction d'internautes surexcités pour qualifier l'été qui nous attend. Au programme : se coucher sans ôter son fond de teint, écumer les boîtes de nuit sans avoir pris de douche et avaler une part de pizza réchauffée au micro-ondes en guise de petit-déjeuner. En clair, on rejette un modèle de vie trop discipliné et policé, épuisé par des modes de travail jugés trop contraignants et les injonctions hygiénistes. Adieu les green smoothies, bonjour les dirty sodas !

Escapism

C’est le mot d’ordre qui rallie aussi bien les cadres de la Silicon Valley que les Français fatigués ou les adolescents en mal d'ailleurs. Au nom de ce besoin d'évasion, ils ont voyagé en solo, claqué la porte de leur boulot ou pratiqué le quantum jumping, à savoir le saut dans une autre dimension grâce à la méditation... Bref, des envies de changement que l'on essaie de satisfaire comme on peut, que cela soit en binge watchant le procès Depp vs Heard ou des séries comme GLOW ou Stranger Things qui titillent notre fibre nostalgique et nous embarquent dans les années 80...

Algospeak

C’est désormais le sacro-saint algorithme qui joue les videurs de boîtes de nuit, filtre nos propos et décide de ce qui passe ou pas. Alors pour éviter de voir leurs posts recalés, les internautes ont conçu un langage alternatif. On dira donc « non vivant » plutôt que mort, « AG » à la place d'agressions sexuelles, « aubergine épicée » pour vibromasseur, et « cornucopia » à la place de homophobia. On n'oubliera pas non plus d'utiliser le nom de code « comptables » pour désigner acteurs porno et autres travailleurs du sexe.

Pandemic Kids

Suite aux contraintes d'isolement des confinements, ces jeunes enfants connaissent d'importants retards d'apprentissages : nouer ses lacets, utiliser des ciseaux, ouvrir un tube de colle, rester assis 10 minutes sur une chaise, écouter les autres ou même partager la balançoire de la cour d'école... Autant de signaux qui alertent les pro de l'éducation. Bref, il n'y a pas que les adultes que la pandémie a transformés en Karen en puissance....

commentaires

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  1. eMa dit :

    Ben ça va pas être simple... sacré challenge !

  2. Anonyme dit :

    Je m'en fiche. J'aime la simplicité de Racine qui a écrit son œuvre avec 800 mots. Les mots nouveaux sont souvent liés à l'ignorance de la langue française et notamment la science et les quartiers en abusent. C'est amusant, mais l'gonrance que ça cache ne l'est pas.

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