deux exemples de comptes sur l'application Polemix
© Polemix

Pour sortir des débats polarisés sur internet, Polemix est LA nouvelle plateforme qui incite les jeunes à s’exprimer, sans haine ni fake news.

Trouver des alternatives aux réseaux qui favorisent les clashs et les altercations stériles : pas si simple ! En ce sens, Polemix est sûrement une proposition extrêmement intéressante. Son but ? Créer un lieu de débat sans désinformation ni haine, en invitant un cercle de jeunes à s’exprimer.

Convaincs-moi si tu peux !

Graphiquement, vous êtes sur TikTok, avec ce même principe de vidéos qui se succèdent rapidement. Mais ici, c’est les idées qui priment. Et les thèmes sont divers : « Le Covid a-t-il été créé en laboratoire ?  »  ; « Trump va-t-il manquer aux États-Unis »  ? Des questions qui non seulement divisent mais subissent des salves de désinformation sur les réseaux traditionnels.

La force de Polemix, c’est d’être un réseau social sans en être un. Vous allez comprendre. Sur la plateforme, ceux qui s’expriment sont minutieusement sélectionnés, parmi les jeunes universitaires les plus brillants. Yale, Oxford, McGill, ces jeunes esthètes sont réunis pour construire des argumentaires, jusqu’à devoir parfois s’ériger en avocats du diable. Leurs origines et orientations politiques variées sont censées apporter une vraie richesse aux échanges.

Les trolls à la trappe

Jusqu’ici, on a donc une scène de débat virtuelle nourrie d’argumentaires sérieux et variés. Mais c’est également l’algorithme de Polemix qui contraint ses utilisateurs à la diffusion des idées. Il vous permet d’étudier le pour et le contre de chaque question afin d’éviter de rester enfermé dans votre bulle !

L’interface est également pensée pour éradiquer la haine de la discussion, malgré les dissidences. En effet, pour interagir avec les contenus, les utilisateurs n’ont que deux boutons : « Vous m’avez convaincu » ou « Je respecte votre opinion, mais je ne suis pas d’accord » . Pour que les vidéos gagnent en popularité, les deux versants du vote sont pris en compte par l’application à part d’importance égale. De cette manière, les intervenants s’expriment dans un cadre sain, peu importe la popularité de leur opinion.

Sur Polemix, peu ou très peu de risques de cyber harcèlement ! L'interface est conçue pour éviter ce genre de problème.

L’appli n’a donc pas été conçue au hasard et les motivations de son PDG, Ian Sielecki, étaient claires : prolonger son expérience des débats universitaires. Ce jeune argentin diplômé de l'institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et de l'Université de Cambridge a été président du Conseil des étudiants, vice-champion de France de débat en 2014, et a donné de multiples masterclasses de rhétorique. 

Bref, l’application semble prometteuse. Reste à savoir jusqu’où elle laissera le débat ouvert, car la plateforme semble frileuse à l’idée de laisser certaines factions politiques rejoindre les conversations.

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