Deux femme de dos sautant de joie dans la rue

87 % des cadres ont envisagé de démissionner en 2022

© Kenny Eliason

Quelles sont les nouvelles attentes des salariés sur un marché du travail en tension ? Et quels sont les leviers des entreprises pour y faire face ? Réponse : adaptation et souplesse.

Inflation, quiet quitting, quick quitting, grande démission... Dans sa nouvelle étude sur les rémunérations*, le cabinet Robert Walters revient sur les tendances qui ont chamboulé le marché du recrutement en 2022 et partage ses perspectives pour 2023.

71 % des cadres souhaitent changer d’emploi d’ici 2 ans

Désaccord avec le management, envie d’une meilleure rémunération ou souhait d'évoluer professionnellement : 87 % des cadres ont envisagé de démissionner en 2022. Une tendance qui ne devrait pas faiblir en 2023 puisque selon un rapport LinKedin, plus de la moitié des travailleurs américains (61 %) envisagent de quitter leur emploi en 2023. Un chiffre qui grimpe à 70 % si on se concentre sur les générations Z et Y.

L'étude révèle également que 84 % des cadres - davantage à l'écoute de leur équilibre vie pro-vie perso ou en quête de sens dans leurs missions - ont repensé leur relation au travail au cours de l’année. Enfin, les sujets RSE deviennent un élément déterminant dans l’attractivité d’une entreprise pour 72 % des cadres.

Toutefois, malgré ces nouvelles préoccupations et dans ce contexte inflationniste, la rémunération restera le premier critère de satisfaction pour les cadres en entreprise. Ainsi, 71 % d’entre eux envisagent de demander une augmentation. Ce sujet sera donc clé pour les entreprises, puisque 6 cadres sur 10 déclarent être prêts à quitter leur emploi si leur augmentation n’est pas supérieure à l’inflation.

Rétention vs Grande démission

Un sujet d’inquiétude pour les entreprises puisque 85 % d’entre elles déclarent être préoccupées par la pénurie de compétences et de talents, contre 76 % en 2021. Signe de cette prise de conscience, 65 % d'entre elles (soit 24 % de plus que l'an dernier) ont mis en place de nouvelles initiatives concernant essentiellement leur politique de télétravail, les programmes de formation et les mesures en faveur du bien-être.

Quand l’inflation se mêle à l’équation

Conscientes que l’inflation sera au cœur des négociations salariales, 80 % des entreprises entendent accorder des augmentations en 2023. Ainsi, l’étude prévoit des augmentations de l'ordre de 4 % pour les collaborateurs déjà en poste, et de 17 % pour ceux prenant le risque de changer d’entreprise. Des hausses de salaires qui n’augmenteront néanmoins pas aussi vite que l’inflation, raison pour laquelle les entreprises devront se montrer innovantes en proposant des avantages adaptés : package, flexibilité, formation, etc. Pour fidéliser leurs collaborateurs, les entreprises envisagent également des mesures telles que le « step increases » (planification des augmentations sur plusieurs années). Enfin, 90 % des entreprises prévoient d’accorder des révisions de salaires, au moins deux à l'année.


Méthodologie : étude de rémunération issues d’entretiens réalisés auprès de 50 000 candidats et clients dans le monde, de janvier à novembre 2022 complété par une enquête réalisée auprès de plus de 1 700 cadres et entreprises interrogés en ligne en septembre 2022 en France.

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