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Real Humans - Saison 1 (1 & 2)

A.I Rédactionnel ?

L'ADN
Le 15 nov. 2016

Jury, écrivain, journaliste... Il faut désormais compter avec les intelligences artificielles. Pour autant, quels sont leurs degrés d'autonomie et de créativité? Une tribune signée Nurun.

Tout le monde se souvient du film mythique « Blade Runner » (1982), où lors de la scène de l'interview, Rick Deckard interroge la sublime assistante de l'architecte (Rachel) en lui demandant s'il s'agit d'une Intelligence Artificielle ou d'un véritable être vivant.  L'ambivalence des échanges à cet instant du film est telle que le spectateur à cette époque était complètement fasciné et en sortait tout interloqué...

Actuellement les projets relatifs à l'Intelligence Artificielle(AI) sont devenus l'un des enjeux majeurs de nos sociétés modernes et répondent à la question suivante : savons-nous créer des robots aussi sensibles, intelligents, poussant le mimétisme de l’être humain jusque dans ses derniers retranchements ? Est-ce que les humains pourront conserver l'exclusivité de la créativité à l’ère de l’A.I ?

L'enjeu majeur actuel s'est déplacé sur l'A.I, et tous les domaines scientifiques les plus variés tels que la robotique, les mathématiques, la physique, l'électronique, la mécatronique, ou la physionomie coexistent et contribuent ensemble pour permettre de créer l'être parfait. Si l’on regarde les derniers efforts accomplis, le couple robot - A.I existe déjà pour automatiser et remplacer certaines tâches ou emplois dit trop répétitifs ou intellectuellement peu intéressants ou peu qualitatifs. Adidas a par exemple déjà ré-internalisé l’intégralité de sa production de chaussures asiatique en la remplaçant par des robots produisant en 24/7, sans jamais exiger de pause.

Historiquement, nous avons déjà vu apparaître cette hégémonie de l’A.I dans certains secteurs tels que la banque avec les distributeurs automatiques, les services avec les laveries automatiques, les transports avec les poinçonneuses automatiques de billets métro ou train (remplaçant notre célèbre poinçonneur des lilas). Mais les nouvelles avancées scientifiques font trembler de nombreux autres métiers tels que la presse, les services de traduction… Avec ses pigistes, journalistes des faits divers ou traducteurs, certains organismes de presse ont déjà commencé leur mutation en faisant appel à l'A.I pour agréger, rédiger, analyser et synthétiser chroniques, articles, dashboards…

Même si ces outils s’appuient sur différentes solutions telles que le Deep learning, ou Neural networks, adossés à de puissants modèles numériques et autres acronymes forts barbares. L’industrie utilise déjà ces outils sous diverses formes telles que bots, fembots, robots vocaux… Les outils de NLP (Natural Language Processing), Text summarization ou traduction automatique sont de plus en plus impressionnant mais nous n’en sommes pas encore au stade de remplacer l’« écriture créative (« Creative Writing »), seulement la rédaction de synthèse liée à la normalisation des posts qu’ils soient de Facebook, Twitter, article de presse, etc… ou génération automatisée de fiches produits.

Sans oublier nos amis du GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), c’est avec eux que l'avenir se concrétise et qu’il faudra composer. Ainsi, les progrès fait en matière de synthèse en langage naturel sont là, concis, pour nous aider, et les nombreux chatbots et objets hétéroclites du web sont là pour nous rappeler qu'il faut désormais composer avec les machines. Ses dernières qui seraient désormais si intelligentes qu'elles pourraient non seulement synthétiser nos pensées, mais seraient capables également de réflexion. Sacrilège ? Non, puisque, pour exemple, le roman "True Love", publié par l'entreprise Russe SPb publishing, est l'œuvre d'une machine. Le roman inspiré de l'oeuvre de "Anna Karenine" de Leon Tolstoy a même bluffé tout le monde au japon. Voici un extrait de l’œuvre (en anglais).

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère d’industrialisation, avec de plus en plus d’automatisation, la technologie est là pour nous aider à analyser toujours plus de contenus dont le nombre croît de façon exponentielle. Cependant l’automatisation ne veut pas dire perte de créativité, la machine doit être vue comme un réel support pour la création de nouveaux contenus bien plus ciblés et précis. Les premiers outils de T2S (Text to Speech) sont déjà présents, mais ne remplacent pas encore réellement la pensée. Il faut donc voir ces outils comme une nouvelle façon de travailler, permettant de nous libérer du temps et de l’énergie pour la vraie Créativité et Conception.

Sébastien Godefroy
Directeur technique de Nurun Paris.
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