L'Ecole Bleue et ses jeunes pousses ont de belles choses à proposer !

Ces jeunes designers réinventent halls, couloirs et autres lieux de passage

© ONSSI par Charlotte Caron, Daphné Perusat, Fany Troianelli et Nicolas Cazenave de la Roche

Ils n’ont pas encore leur diplôme, mais leur carrière est déjà lancée ! À 20 ans, quatre étudiants de l’École Bleue ont remporté le premier prix du Mobilier scolaire national grâce à leur projet sur les lieux de passage dans les établissements scolaires.

Début septembre, la capitale accueillait la Paris Design Week, festival durant lequel les designers du monde entier dévoilaient leur travail. À cette occasion, la Galerie des Gobelins laissait l’espace aux jeunes créateurs, ayant la tâche ardue de réinventer le mobilier scolaire des collèges de Paris. Parmi les quelques 110 étudiants présents, quatre jeunes pousses de l’École Bleue de Paris sont sorties du lot ! Leur défi ? Redonner vie aux couloirs, halls et autres espaces interstitiels des établissements scolaires. Un pari réussi qui, au-delà d’un premier prix, devrait prendre vie dans les écoles d’ici les mois à venir !  Rencontre avec Charlotte CaronDaphné Perusat, Fany Troianelli et Nicolas Cazenave de la Roche.

Comment le projet est-il né ? Et pourquoi s’être penché sur les couloirs et ces autres espaces interstitiels qui, a priori, semblent moins évidents à traiter ?

Les étudiants : Contrairement à ce que l’on peut croire, ces espaces sont particulièrement intéressants à travailler. On a réalisé le potentiel de ces lieux de passage en visitant de nombreux collèges, et en confrontant nos regards aux défauts d’aménagement de ces lieux de vie ! Car malgré les réglementations, le confort acoustique des lieux pose souvent problème. On s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire, qui pouvait d’ailleurs aider à mélanger nos forces, de la direction artistique à la mise en pratique technique et à la communication. On a donc eu la chance de toucher un peu à tout !  

© ONSSI par Charlotte Caron, Daphné Perusat, Fany Troianelli et Nicolas Cazenave de la Roche.

Vous avez remporté le premier prix du Mobilier national. Selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence ?

Au-delà d’allier l’utile à l’agréable, ce projet a été perçu par les jurys comme l’un des seuls concrètement réalisable selon plusieurs facteurs. Au fil des séances de travail, on nous a appris à simplifier nos projets, à faire en sorte qu’ils soient faciles à mettre en place, déclinables et respectueux de contraintes budgétaires souvent serrées dans le milieu scolaire ! Cela donne des pièces de mobilier très épurées, pensées pour être durables. Si toutes ces contraintes n’avaient pas été respectées, a priori, nous n’aurions pas pu gagner. D’ailleurs, après le concours, le projet a été chiffré et déclaré apte à la réalisation. 

© ONSSI par Charlotte Caron, Daphné Perusat, Fany Troianelli et Nicolas Cazenave de la Roche.

Et après ? Jusqu'où pourriez-vous emmener le projet ?

Comme vous le savez, on a un diplôme à aller chercher. Mais c’est sûr que l’on a à cœur de pousser le projet le plus loin possible ! Nous avons eu la chance de rencontrer Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, avec l’hypothèse d’une réalisation concrète de nos travaux dans les mois à venir. Pour accompagner ce processus, nous aimerions filmer la chaîne, de sa conception jusqu’aux rencontres avec les artisans, puis l’installation dans les écoles. Peut-être serait-ce une manière assez juste de rendre visible chaque maillon du projet, notamment la partie artisanale. Pour le moment, nos travaux sont exposés au public au ministère de l’Éducation nationale jusqu’au 8 novembre 2021 !  

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