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Des gens assis dans un parc avec la ville de Londres à l'horizon
© NicolasMcComber via GettyImages

Smart et green, voici les villes les plus éco-durables du monde

Le 31 mai 2019

Londres, New York, Amsterdam… si vous voulez vivre dans une ville smart et durable, c’est là qu’il faut poser vos valises. L’Index Cities in Motion de l’IESE dévoile la sixième édition de son classement mondial des villes qui répondent le mieux aux enjeux du monde actuel.

Pour établir le classement de 174 villes dans 80 pays à travers le monde, le Cities in Motion Index établit par l’IESE prend en compte 9 dimensions essentielles d’une ville durable. Non, il ne s’agit pas d’avoir des voitures autonomes hi-tech et des drones-livreurs qui volent dans tous les sens. Le palmarès prend à la fois en compte des critères humains, économiques et matériels.

Une ville durable est donc évidemment une métropole qui a compris les défis écologiques auxquels nous devons faire face. Le classement prend en compte les critères d’émissions de CO2 et de méthane, la production de déchets annuelle par habitant, l’accès à l’eau…

Sans surprise, la mobilité fait partie des 9 dimensions essentielles. Les agglomérations avec des transports publics et des vélos en libre-service font figure de bonnes élèves. Mais, l’étude prend aussi en compte les temps de trajet réduits pour les travailleurs. Et là, il n’y a pas forcément besoin de pédaler. La semaine de 4 jours ou le télétravail peuvent permettre de décongestionner les villes. Cette dimension est complétée par l’aménagement urbain qui cartographie la taille des immeubles et la densité de la ville, par exemple.

Du côté des critères humains, dans la dimension « capital humain », on trouve l’accès à l’éducation et à la culture. Une ville smart serait donc surtout une ville avec des habitants smart. Le classement s’intéresse aussi à la cohésion sociale et aux efforts déployés pour limiter les inégalités.

À l’heure de la mondialisation, le rayonnement international est l’une des grandes dimensions du classement – Londres avec 4 aéroports domine largement. L’économie et la gouvernance sont aussi analysés. Enfin, on s’intéresse quand même à la technologie avec des critères comme l’accès à internet, la vitesse de connexion ou le nombre de hotspots de wifi.

Paris, 4e ville la plus durable du monde

Par rapport à 2016, pas de changement sur les deux premières marches du podium. Londres et New York dominent toujours le classement. La capitale britannique est aussi première dans la dimension « capital humain » et « rayonnement international ». En revanche, Paris chute d’une place et sort du trio de tête. Ce qui permet à Amsterdam d’atteindre la troisième marche du podium.

Si vous voulez vivre dans une ville durable, il vaut mieux habiter en Europe. Le Vieux Continent obtient 7 places dans le Top 10. Et 28 villes européennes sont présentes dans le Top 50. En revanche, parmi les villes qui progressent le plus rapidement, c’est de l’autre côté de l’Atlantique que ça se passe. Dallas prend 11 places et San Diego 8. En Asie, Hong Kong fait aussi un bond en avant de 8 places et se retrouve aux portes du Top 10.

Le TOP 10 des villes les plus durables

  1. Londres
  2. New York
  3. Amsterdam
  4. Paris
  5. Reykjavik
  6. Tokyo
  7. Singapore
  8. Copenhague
  9. Berlin
  10. Vienne

Pour découvrir le classement complet sur une carte interactive, cliquez ici.

Qu’est-ce qu’une ville durable et intelligente ?

On peut se réjouir que la capitale française soit la 4e ville la plus durable. Mais un tel classement pose surtout la question de ce qu’est une ville vraiment intelligente et durable. En regardant de près les critères utilisés, on a quelques surprises et des doutes. On retrouve par exemple le nombre de McDonald’s par ville ! Certes, la présence de la plus grande chaîne de fast-food du monde peut être le signe d’ouverture internationale. Mais l’élevage de bétail étant responsable de l’émission de 7 milliards de tonnes de CO2 par an, on a du mal à croire que le modèle du géant de la malbouffe soit compatible avec une ville smart et durable.

Côté inclusivité, l’étude de l’IESE prend en compte la capacité des villes à construire des environnements favorables pour les femmes. En revanche, la notion d’inclusivité s’arrête au genre et ne prend pas en compte les différences ethniques, les discriminations liées aux orientations sexuelles ou au handicap. Une ville durable, oui. Mais pas pour tout le monde donc...

Dans la dimension économique, on trouve des critères traditionnels comme le PIB par habitant et d’autres plus originaux comme la présence des entreprises Uber ou de Glovo – l’équivalent espagnol de Deliveroo – dans la cité. Une ville smart serait donc une ville où l’on se fait livrer n’importe quoi par des travailleurs indépendants au quotidien peu reluisant. Le tout assorti d’une « culture de la notation » qui nous pousse à évaluer sans arrêt notre chauffeur Uber. Vous avez dit smart ?

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Commentaires
  • Pourquoi consacrer un article pour un classement aussi discutable alors que des vrais systèmes de reconnaissance des villes durables existent et mettent en avant des initiatives intéressantes ?

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