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Delete-Uber

Le patron d’Uber ne conseillera pas Donald Trump

Le 3 févr. 2017

Les utilisateurs ayant organisé un boycott massif poussent Travis Kalanick à revenir sur ses ambitions.

Le client est roi. L’adage n’aura jamais eu autant de poids qu’à l’ère internet. Réseaux sociaux obligent, les consommateurs prennent la parole pour exprimer leur amour des marques… Mais aussi leur mécontentement.

Récemment, c’est Uber qui en a fait les frais. Son PDG Travis Kalanick était pressenti pour rejoindre un groupe de conseil de Donald Trump sur les sujets économiques. Si les utilisateurs anti-Trump ont vu rouge à cette annonce, la réaction de l’entreprise suite au décret anti-immigration du Président américain n'a fait qu'empirer les choses. En effet, alors que tous les géants de la tech ont vivement critiqué le décret, Uber a pris la décision de ne pas faire payer de supplément aux utilisateurs malgré la forte demande liée à la grève des taxis à New-York. Certains n’ont pas manqué d’y voir là un opportunisme mal placé…

Même si, dans un second temps, Uber a promis d’apporter une aide financière à ses chauffeurs impactés par la mesure de Trump, un boycott organisé a submergé les équipes : le hashtag #DeleteUber s’est répandu sur les réseaux sociaux.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre : plus de 20 000 utilisateurs auraient supprimé leur compte, selon le New York Times.

Pas question pour Travis Kalanick de laisser son empire s’effondrer : dans un mémo envoyé à ses équipes, il a exprimé ses regrets quant à l’ampleur prise par la situation. Il y explique que sa potentielle activité de conseiller économique a été de facto comprise comme un signe de soutien vis-à-vis du gouvernement Trump, créant un gouffre entre l’image d’Uber et ses engagements réels.

Il revient ainsi sur ses positions, concédant que rejoindre ce conseil reviendrait à nuire aux engagements pro-immigration d’Uber.

On peut néanmoins se poser la question : n’aurait-il pas été bénéfique qu’une entreprise soutenant les immigrés puisse avoir son mot à dire au Président des Etats-Unis ?

Une récente initiative de l’agence Evan Fry soutenait à coups de photomontages intelligents qu’il serait possible d’influencer la ligne de conduite de Donald Trump… On a envie d’y croire, et de se dire qu’en plaçant dans son entourage des gens moins impulsifs et plus ouverts, ça pourrait marcher aussi…

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