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Un homme en tain de jouer du pipeau
© thefurnaceroom via Getty Images

L’application Vinted arnaque-t-elle les consos ? La justice va trancher

Le 20 mai 2021

Après une mise en demeure qui n’a pas abouti, l’UFC-Que Choisir lance une action de groupe contre Vinted. Motif : l’application facturerait une « protection acheteurs » de manière abusive.

Entre Vinted et ses millions d’adeptes (l’application compte cinq millions de visites uniques par jour), c’est un peu l’amour vache. Certaines personnes dénoncent les arnaques qui y fleurissent, d’autres se font bannir sans explications…,sans ternir le succès de l’application. Mais voilà qu’une « option » payante vient de nouveau jeter de l’huile sur le feu. Son petit nom ? La « protection acheteurs ». Objectif revendiqué : que les Vinties « puissent effectuer leurs achats de manière sûre ». Sauf que voilà : cette protection censée être facultative ne l’est pas.

Des millions de personnes lésées

Après une première mise en demeure qui n’a pas abouti, l’UFC-Que Choisir a choisi de mener une action de groupe contre la plateforme de seconde main. Les membres jugent que cette commission est « une pratique commerciale trompeuse ». L’ambition de l’association : obtenir le remboursement de frais « indûment facturés depuis 2016 » à des millions de personnes.

Les dark patterns à l’œuvre

Ce qui est surtout reproché à Vinted, c’est de tromper les Vinties. La commission présentée comme optionnelle est en réalité obligatoire. Par ailleurs, le caractère payant de cette protection n’apparaît qu’au dernier stade de la transaction. « Lorsque le montant (…) apparaît enfin, il est noyé dans la masse des informations et relégué au second plan en raison de la présence du bouton vert "PAYER", et une fois la transaction finalisée, le montant (…) disparaît, seuls le prix du produit et le montant des frais de port restent affichés. » Un manque de transparence qui s'apparente aux dark patterns dont usent et abusent certains services pour perdre l’internaute dans des démarches compliquées. Et ce ne sont pas toujours les crados de l’e-commerce qui sont coupables : le New York Times a été affiché par le lanceur d’alerte Tristan Harris, et plus récemment l’expert en captologie Nir Eyal, pour ses mauvaises pratiques en matière de désabonnement.

Mélanie Roosen - Le 20 mai 2021
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