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Un mur avec du papier peint et des néons rouges indiquant  - tweet tweet -
© Chris J. Davis via Unsplash

Vous percez sur Twitter ? Vous intéressez les marques

Le 4 mars 2021

Mais que faire d’un tweet qui cartonne ? Promouvoir son compte Instagram ? So 2020. Ce qui se fait, désormais, c’est de faire de la pub pour un produit. Le tout, moyennant contrepartie.

Vous avez peut-être déjà remarqué, sous un tweet populaire, de curieux liens promotionnels. Cette pratique porte un nom : le « clout mining ». Repérée par Vox, elle consiste à identifier les tweets « qui percent » (comprendre : qui comptabilisent plusieurs milliers de likes, réponses, retweets et citations), puis à proposer à leurs auteurs et autrices de faire la promotion de certains produits, moyennant rémunération.

Entre 40$ et 50$ par tweet

Il n’est pas ici question de repérer les internautes qui ont le plus d’influence. Le clout mining (que l’on pourrait traduire par « recherche d’influence ») ne s’intéresse qu’aux tweets qui buzzent, et ce, indépendamment du nombre de followers de la personne qui en est à l’origine. Les entreprises les repèrent et décident d’en faire un espace publicitaire. Comment ? En demandant aux twittos de répondre à leur propre tweet en intégrant un lien vers leurs produits, afin de créer un « thread » sponsorisé. Le tout est payé entre 40 et 50 dollars.

Des jobs dédiés et des milliers de dollars générés

Pour ce faire, certaines sociétés emploient des personnes dédiées. Le Seattle Times rapporte ainsi les propos de Parsa Khademi, qui travaille pour Ocean Galaxy Light. Son job ? Gérer le compte Twitter de la marque et repérer les tweets qui cartonnent. Et ça marche : en juillet 2020, l’entreprise aurait gagné entre 7 000 et 8 000 dollars grâce à Twitter.

Bon filon, grosses arnaques

Les marques sont nombreuses à se saisir du créneau. Oreillers moelleux, lumières d’ambiance, produits de beauté… aucun secteur n’échappe à la tendance. Aucune dérive non plus, d’ailleurs. Une utilisatrice interrogée par Vox admet avoir rendu de l’argent reçu après avoir tweeté une publicité mensongère. Le média estime aussi que certains produits vendus pourraient s’affilier à du dropshipping. Quant à Parsa Khademi, il est déjà associé à des plaintes pour arnaques sur internet. La rançon du succès…

Mélanie Roosen - Le 4 mars 2021
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