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we-vibe

Le gode qui en savait trop

Le 14 sept. 2016

Une femme poursuit son fabricant de sextoy pour récolte de données intempestives.

Si les fuites de données ne sont jamais une bonne chose, en matière d’objets connectés, elles peuvent être franchement douteuses.

Quand un vibromasseur se met à collecter des données telles que vos dates et votre fréquence d'utilisation ou vos programmes préférés… on peut carrément parler de viol d’intimité. C’est en tout cas l’avis d’une cliente de Standard Innovation, qui gère la ligne de sextoys We-Vibe et les applis associées. Elle a déposé une plainte contre la société auprès de la Cour de l'Illinois. Ayant utilisé « plusieurs fois» le produit, elle n’a réalisé que plus tard que son appli envoyait des données au sujet de ses pratiques, et qu'elles pouvaient être associées à son adresse e-mail.

Les failles de sécurité concernant les sextoys connectés ne sont pas rares, et celles de We-Vibe avaient été relevées lors d’une intervention donnée au Defcon, la conférence des hackers. La marque s’était fendue d’un petit texte explicatif sur son site :

"Nous recueillons certaines données limitées pour nous aider à améliorer nos produits et à des fins de diagnostic. En pratique, nous utilisons ces données dans un agrégat, une forme non identifiable. La température de la puce du processeur est utilisée pour nous aider à déterminer si les processeurs de périphériques fonctionnent correctement. Et les données d'intensité de vibration sont utilisées pour nous aider à mieux comprendre comment nos produits sont utilisés.

Nous avons déjà pris des mesures pour améliorer les mesures de sécurité. Dans le cadre de cet effort, nous avons engagé des experts en sécurité et confidentialité externes pour mener un examen approfondi de nos pratiques en vue de renforcer la protection des données de nos clients. Nous allons également faire un meilleur travail de communication sur nos pratiques afin de fournir une plus grande transparence. Nous continuons d'être engagés à créer des produits qui répondent aux normes les plus élevées de sécurité et de l'expérience globale de nos clients."

Pour l'heure, la marque ne commente pas la plainte qu'elle n'aurait pas encore pu consulter. Mais on admettra que la jeune femme qui en est à l'origine (et qui souhaite conserver son anonymat dans cette affaire) à poser là une question plus fondamentale qu'elle n'y parait... Peut-on collecter toutes les datas, quelles règles de collectes des données, et de transparence pour les utilisateurs... et ce qui est vrai pour les sextoys le sera pour l'IoT plus généralement,

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