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Des médailles à base de déchets électroniques

Le 1 sept. 2016

Les Jeux Olympiques 2016 sont déjà derrière nous, mais ceux de 2020 se préparent déjà. Tokyo, ville hôte, a annoncé vouloir proposer des médailles faites à partir de déchets électroniques recyclés.

Si la dernière édition des Jeux Olympiques a été quelque peu controversée (manque de sécurité, baies polluées, problèmes de transport, dépenses faramineuses…), pas question pour le Japon de subir le même lot de critiques. Qu’on se le dise : en 2020, les JO seront écolos !

 

Parmi les objectifs des organisateurs, l’événement doit être l’occasion de faire la promotion de l’énergie intelligente. Au cours d’une réunion qui s’est tenue cet été en présence de représentants officiels du comité d’organisation, du Ministère de l’environnement, du gouvernement métropolitain de Tokyo et de dirigeants de différentes entreprises (NTT DoCoMo, entreprise de téléphonie mobile, Tanaka Kikinzoku Kogyo, entreprise de métaux précieux, et des entreprises de recyclage), une proposition visant à réutiliser les déchets électroniques du pays pour faire les médailles olympiques a été retenue.

Une idée à regarder de près, quand on sait que le Japon en produit 650 000 tonnes chaque année…  Ainsi, en 2014, ce sont 143 kgs d’or, 1 566 kgs d’argent et 1 112 tonnes de bronze qui ont pu être recyclés : bien plus que la quantité de métaux nécessaires à la production des médailles.

Si cette proposition est acceptée, l’édition 2020 des JO rompra avec la tradition qui veut que les organisateurs fassent généralement appel aux entreprises minières de leur fournir les métaux.

Les entreprises doivent proposer des solutions crédibles pour faciliter la collecte des déchets électroniques.

Yuko Sakita, Genki Net for Creating a Sustainable Society

Il faudra par ailleurs que le pays revoie sa façon de collecter les déchets : sur les 650 000 tonnes émises, seules 100 000 tonnes sont collectées, grâce à une loi datant de 2013. Le Ministère de l’environnement a demandé aux municipalités de se fixer pour objectif la collecte d’1 kg de petit matériel électronique par personne et par an, mais beaucoup sont plus proches des 100 grammes par personne… Sans compter qu'une grande partie des métaux récoltés est déjà utilisée pour fabriquer de nouveaux composants électroniques.

« Il nous faut un système qui facilite la tâche aux consommateurs pour qu’ils puissent recycler leurs déchets électroniques », explique Takeshi Kuroda, président de ReNet Japan Group, une entreprise qui achète et vend des appareils utilisés. Le groupe fait partie des entreprises qui soutiennent l’initiative. « Un système de collecte devrait être créé par le secteur privé », ajoute-t-il. Yuko Sakita, représentant de l’ONG Genki Net for Creating a Sustainable Society, demande aux entreprises de proposer des solutions concrètes afin d’atteindre l’objectif du Comité.

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