0, le nombre de réseaux sociaux étrangers qui existent encore en Chine

0 : c'est le nombre de réseaux sociaux américains disponibles en Chine à compter d'aujourd'hui...

Microsoft est le dernier géant du web américain à ployer sous le poids des régulations mises en place par le gouvernement chinois pour juguler le déploiement de réseaux sociaux étrangers à l'intérieur de ses frontières.

La firme américaine a annoncé hier jeudi 14 octobre qu'elle s'apprêtait, sept ans après son lancement, à retirer LinkedIn de la Chine d'ici la fin de l'année pour cause d'« un environnement opérationnel difficile. »

Comme un goût de souveraineté

La réseau social professionnel est donc le dernier grand réseau américain à tirer sa révérence face au contrôle exacerbé qu'exerce sur Internet le gouvernement chinois. En 2009, Facebook et Twitter ont été contraints de se retirer du pays, suivis de près par Google.

Ce n'était donc qu'une question de temps pour LinkedIn, connu en Chine dans sa version locale sous le nom de Ling Ying : « Bien que nous ayons rencontré du succès pour aider les membres chinois à trouver des emplois et des opportunités économiques, nous n’avons pas rencontré autant de succès pour les aspects plus sociaux consistant à partager et à rester informé », a rapporté dans un communiqué Mohak Shroff, chef de l’ingénierie chez LinkedIn.

Les autorités chinoises prévoient en remplacement de LinkedIn de lancer InJobs, une version simplifiée de LinkedIn, et dont le déploiement serait selon Forrester Research piloté par Microsoft.

« Le principal changement est le déclassement du contenu généré par les utilisateurs et des fonctions interactives, autrement dit l'élimination des fonctions sociales de la plateforme. LinkedIn va repositionner son axe stratégique pour fournir une connexion pour les offres d'emploi et les services de carrière » , note Xiaofeng Wang, analyste principal chez Forrester.

Après les réseaux sociaux, les cryptomonnaies

Sur Internet, l'ambition régulatrice du gouvernement chinois ne se cantonne pas aux réseaux sociaux, elle frappe aussi le marché juteux des cryptomonnaies, à commencer par le Bitcoin. Mais si les activités de minage de cryptomonnaies sont à partir de maintenant illicites en Chine afin de diminuer l'essor de flux financiers trop volatiles, cela n'empêche pas des villes comme Beijing ou Shenzhen de s'essayer au Yuan électronique, aussi connu sous le nom de eCNY. Le Yuan électronique est une cryptomonnaie centralisée, dont le cours et les transactions sont régulées par le gouvernement, histoire d'éviter crash financier ou évasion fiscale.

Un pas en arrière pour LinkedIn, mais un pas en avant pour la souveraineté numérique de la Chine, donc. En parallèle, les géants de la tech chinois comme ByteDance (TikTok), Alibaba ou encore Shein ne se gênent pas pour s'implanter aux États-Unis et en Europe.

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