Jeune métisse femme met son doigt su!r sa bouche

LinkedIn : pourquoi on n'en peut plus des posts « inspirants »

© Coffeeand Milk via Getty Images

Citations pseudo-philosophiques, anecdotes larmoyantes et mantras empruntés au développement personnel : quand LinkedIn devient un grand fatras de tout et de n'importe quoi.

La pandémie a-t-elle tué l'esprit de la startup nation ? Du tout. Sur Linkedin, il vibre encore. Alors que de Reddit à Youtube la mouvance anti work et anti riche (#EatTheRich) prend de plus en plus d'ampleur, le réseau social professionnel semble imperméable à toute remise en question de la valeur travail. Et cela va loin. Sur Linkedin, on n'hésite plus à évoquer l'enterrement de son oncle ou sa retraite yoga au Portugal pour en tirer « des leçons business. » Le tout dans un nuage d’émoticônes fusée et poing levé.

Linkedin, le QG de la startup nation

Loin de rebuter les internautes, LinkedIn séduit de plus en plus. Selon un récent rapport, la base des membres inscrits s'est accrue de 11 % au cours des 12 derniers mois (soit une augmentation de plus de 81 millions de membres) pour un total qui avoisinerait les 808 millions utilisateurs début 2022.

Si vous en faites partie, vous avez sans doute vu passer ces publications un peu lunaires qui tout de go croisent Nietzsche (pourquoi toujours lui ? Mystère), les bienfaits du yoga kundalini et de la sophrologie, ou le récit d'un trauma familial qui a rendu leur auteur plus fort. Les hashtags qui ont la côte parlent d'eux mêmes : #inspiration, #motivation, #success, #happiness et autre #mindfulness ou #gratitude... Soigneusement recensés par le compte Twitter Disruptive humans of Linkedin (plus de 57 000 abonnés) tenu par les fondateurs de la newsletter Tech Trash, ces postes qui « inspirent » les uns font grincer des dents les autres. La recette de ces posts pénibles : de l'intime, de l' « aspirationnel », et surtout du business. Au programme : donner du feed-back aux nouveaux nés (il n'est jamais trop tôt pour s'y mettre) et comprendre pourquoi écrire au crayon à papier fait de vous un loser qui a peur de l'échec.

Côté anglophone, le compte Twitter The State of LinkedIn (187 000 abonnés) récolte aussi de jolies pépites, à l'instar de ce post dans lequel un pauvre homme se réjouit d'avoir eu l'occasion de travailler à l’hôpital le jour de l'accouchement de sa femme. (Pardon ? ) Grâce à la nouvelle flexibilité du travail introduite par la pandémie, le cadre se réjouit de pouvoir « donner le maximum à ses clients et à sa famille. » (Dans cet ordre.)

Le Génocide, point Godwin de LinkedIn ?

Récemment, une publication LinkedIn en a fait tiquer plus d'un. L'autrice se déclarait « engagée CONTRE LE GÉNOCIDE DES ASSOCIÉS qui freine ⭐ la croissance des entreprises », etc... Cette fois, ce n'est plus seulement triste, c'est carrément flippant. Encore plus déroutant que le post lui-même, les commentaires des internautes qui ne semblent pas trouver la comparaison choquante et n'hésitent pas abonder dans le sens de l'autrice. Dans la même veine, plusieurs posts (aujourd'hui retirés pour la plupart) ont fleuri sur le réseau social professionnel, utilisant cette fois les photos du sauvetage du petit garçon marocain Rayan tombé dans un puits assorties de citations business-friendly.

La question peut se poser : ne serions-nous pas en train de perdre pied ? À force de (se) raconter des histoires, les entreprises ne nous auraient-elles pas entraînés à balancer sur LinkedIn tout et n'importe quoi dans une novlangue de plus en plus grotesque ? Pourquoi règne sur ce réseau (et plus généralement dans le monde de l'entreprise) ce sentiment d'impunité dans l'appropriation de concepts et disciplines qui n'ont a priori rien à voir avec lui ?

Tout doit être exploitable

Plusieurs hypothèses. La première, c'est qu'il faut bien masquer la vacuité des discours qui y sont véhiculés. Puisque parler RIO ou résilience peut s'avérer quelque peu aride - voire rebutant - on enrobe les discours d'imageries de plus en plus inattendues et farfelues afin de marquer les esprits et de sortir du lot. Comme sur Twitter en 2009, il faut dorénavant aussi briller sur LinkedIn par son esprit, sa capacité à surprendre et à sortir « des chemins battus. »

La deuxième, c'est notre inclination à vouloir exploiter et rentabiliser chaque moment de vie pour en tirer des leçons pouvant profiter à l'entreprise. De la même manière qu'il est de plus en plus difficile d'avoir des hobbies sans être assailli par l'obligation d'en tirer des revenus en se créant un compte Patreon ou de partir en voyage sans poster sur Instagram, il est de moins en moins accepté de vivre des expériences qui ne pourront pas donner lieu à un post LinkedIn expliquant que la sculpture sur bois ou la cueillette de champignons en Centre-Val de Loire nous ont permis de nous « optimiser. »

La troisième, c'est que les employés sont eux-aussi peu à peu contaminés par la pitch overdose qui frappe les startuppeurs en cours de levée de fonds. Utilisé pour convaincre les investisseurs de la viabilité de son projet, le pitch « oblige à simplifier les propos à l’extrême. Il faut recourir à des raccourcis. Alors, on dévie de la réalité, des faits... », résumait Arthur De Grave à la sortie de son ouvrage Start-up Nation, Overdose Bullshit. Et ces raccourcis conduisent à certaines dérives et appropriations malheureuses. Appropriations parfois instrumentalisées... La dernière en date : le stoïcisme.

Le stoïcisme, la dernière marotte de la Silicon Valley

Comme l'explique Philonomist, les guides pratiques sur cette école de philosophie hellénistique s'arrachent aujourd'hui, de Wall Street à la Silicon Valley. Sur les réseaux, les citations de l'empereur romain Marc Aurèle ont remplacées celles de Nietzsche.

Or, selon la spécialiste allemande de philosophie grecque Anna Schriefl interrogée par le média, les manuels à destination des cadres se sont bien souvent retrouvés vidés d'une part de leur substance, amputés de nuances. Cette fois, le raccourci consiste à penser (à tort) que la philosophie stoïcienne favoriserait la passivité face aux épreuves de la vie. Au hasard : faire des heures supplémentaires non payées ou subir une hiérarchie toxique. Une théorie que les managers ne rechigneraient pas à diffuser. Via LinkedIn ? Ce n'est qu'une question de temps.

commentaires

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  1. Marc dit :

    Merci pour ce contenu rafraichissant 🙂

    A la longue, j'avais fini par croire être l'un de ces derniers des Mohicans à ne pas avoir compris les "bons codes". Ou en tous cas, à en refuser la recette.
    Jusqu'à l'overdose et la perte d'estime de soi : si, si... Je le dis, la perte de d'estime de soi. "Je comprends plus rien au monde..." "La société s'est totalement transformé et j'ai rien vu venir ..." etc.
    ET
    Un vendredi matin ensoleillé, votre article qui dit tout !
    Chic, alors on est pas si seul !
    En fait, on est des milliers, des millions à remettre en question ce nouvel ordre du monde décérébré qui ferait de nous de gentils clones désespérés par la peur des virus, de l'extrême droite, l'impossibilité du débat, la soumission aux oxymores débiles du genre "la croissance verte" ou "la croissance négative". La perte de sens noyé dans ces injonctions au "bonheur".

    Chic, le coeur de la révolte est bien vivant. L'insoumission est vivace. "De la servitude volontaire ou le contr'un" est bien un livre dont l'action et le sens sont situés dans la passé.

    Alors, ça peut être chouette demain !

    Je fais parti de cette génération qui a eu 20 ans au début des années 80. L'avenir était possible, souhaitable. Faisons en sorte, ensemble, (c'est à dire entre nos générations) qu'il le devienne à nouveau !

    Marc

  2. Anonyme dit :

    Simplement merci !

  3. Nitch dit :

    Je crois que chaque mot compte, à chaque fois que l'on appuie avec nos doigts sur le clavier, c'est un morceau d'âme que l'on offre aux lecteurs. Et cela, c'est une valeur de partage inestimable, une avancée pour l'humanité.

    Je vous laisse méditer là dessus et je retourne bosser sur le draft de ma roadmap Q3/4. Peace.

  4. Jacques dit :

    Merci de cet article. Il est bien temps que l'on commence à dénoncer ce qui va ultimement pourrir LinkedIn. En fait, aucun réseau social n'y échappe. Et vous n'avez pas mentionné l'invasion de l'idéologie woke qui se permet toutes sortes de déclarations que l'on serait bien mal avisé de contredire. Et aussi, tous les posts qui ne sont que du "virtue signaling" de la part des marques, sans aucune authenticité. Et ajoutons encore l'invasion des sondages, au sujet de toutes les bêtises sans intérêts, qui sont là pour augmenter le ratio d'engagement du compte de leurs propagateurs. J'ai bien peur que LinkedIn ne devienne "invivable" en comparaison de son usage exclusivement professionnel de ses premières années.

  5. Anonyme dit :

    Comme je suis d'accord ! Entre ça et les "injonctions positives" et les experts auto proclamés....

  6. Anonyme dit :

    Effectivement... Et dommage de ne pas avoir la possibilité de mettre des pouces en bas!

  7. Alain M. dit :

    Je suis tombé par hasard sur cet article qui fait du bien, merci.
    Ce qui m'horripile le plus, ce sont les personnes qui aiment/relaient les posts qui parlent d'elle même. Depuis que les entreprises ont investi ce réseau, tout devient trop codifié, avec une tentative de recréer le système hiérarchique. Dans une des société pour laquelle j'ai travaillé, il était reproché à certaines personnes de trop s'exprimer sur ce réseau. En fait, il n'est pas de bon ton de poster des article plus populaires que celles de son patron !! Il y a même eu un cas ou le DG de la boîte, au moment où il allait sortir son livre, a fait barrage à un candidat car ce dernier était trop "populaire" sur linkedin ! Je ne développerai même pas les les initiatives que font les services marketing pour soit disant développer la marque sur ces supports digitaux.

  8. Anonyme dit :

    On dirait un grand mix de pleins de choses, qui nous font perdre contact avec la réalité, et nous fait nous féciliter pour des attitudes qui n'ont plus rien à voir avec l'essentiel. Il ya peut etre néanmoins des leçons de vies qui méritent d'être raconter et qui ont aidé leurs auteurs à évoluer professionnellement, mais je trouve dommage de tout attribuer à l'évolution professionnelle, alors qu'il s'agit surtout d'évolution spirituelle, personnelle, et le professionnel reste une conséquence secondaire à cette évolution. ON peut évoluer déjà pour soi-même.
    Et oui malheureusement je trouve aussi anormal qu'un homme travaille de l'hopital le jour de l'accouchement de sa femme, les valeurs se perdent. Cela tend à déséquilibrer le temps de travail et la vie personnelle, comme si le pro devait forcément être prioritaire. NE peut-on pas prendre un jour de congé ce jour là? Ce n'est pas tous les jours que sa femme accouche, alors oui je trouve anormal que le travail reste en ligne de mire un jour pareil.
    Enfin de toute façon il y a pour moi des comportements de plus en plus matérialistes et capitalistes comme certaines femmes qui sont taggés "femmes modernes" parce qu'elles repartent aux travail aussitôt avoir accouché.
    Alors que d'être femme c'est aussi être mère, et c'est ce déséquilibre travail et ambitions qui font croire aux femmes que ça n'est plus bien d'être mère....et qu'il faut préférer les ambitions pros au fait d'etre mère.
    Cela nous fait oublier le plus beau de ce qu'il y a dans le monde et l'humain, l'amour maternel, tout comme l'amour tout court, puisque d'etre avec sa famille ne devrait pas se mélanger au temps professionnel.

    Mais ce que vous dénoncez sur linkledin est finalement représentatif des réseaux sociaux en général: c'est un peu comme les influenceuses qui postent une citation avec une photo d'elle-même en petite tenue, ce qui n'a souvent rien à voir avec les citations, mais simplement un prétexte pour se montrer, parce qu'évidemment il faut absolument qu'on les voit, elles sont troooop belles (je caricature pour montrer l'aberration mais le souci est plus un débat intellectuel et sociétal).

    Enfin beaucoup de gens font un gros mix de toutes les influences, spirituel, développement perso et j'en passe, sans doute parce que cest une façon d'exister, mais qui l'applique réellement au quotidien? Souvent cela reste des mots et rien d'autre.
    Moi je suis réellement spirituelle, mais je ne balance quasi jamais de posts spirituels et si cela m'arrive, c'est souvent quelque chose qui est réellement ancré dans ma vie.

    C'est ça le réseau social, tout le monde veut en être et tout le monde joue dans le même jeu, et ceux, qui comme moi, ne postent que des choses essentielles, comme simplement leur travail, ne sont plus vus.
    Je suis artiste et ma chaine de dessins peine depuis des années à avoir de vues ou des followers. Pour la simple raison que je fais simplement des videos de dessins, sans autre artifice. ALors que les autres artistes font du vlogging ou du sensationnel (du genre "mon ex copain choisit mon matériel de dessin") sur des bases superficielles et qui détournent en réalité de l'essentiel.
    Alors parce que mes videos n'ont pas un titre sensationnelles, je ne suis quasiment pas vu, alors que celles qui font des videos à sensations à tour de bras auront des milliers, parfois des millions de vues (comme les videos de chiens, chats etc....°
    D'ailleurs personne n'a jamais donné à mon buy-me a koffi alors que cela me demande beaucoup de temps de créer mes videos, (alors qu'il suffit à certains de poster 5 secondes de leurs chiens ou chats pour se faire des milliers de vues en quelques instants), et que mes videos montrent les processus de mes dessins, donc peuvent aider d'autres à s'inspirer ou à évoluer.
    mais si on fait des princesses disney ou qu'on donne des leçons de vies, ou qu'on fait des videos futiles, là tout le monde t'adore et t'offre des cadeaux.

    moi je reste simple, authentique et je n'ai finalement rien.
    C'est ça les réseaux sociaux, il faut se montrer et en faire des tonnes, sinon on existe pas car les gens ne comprennent plus l'essentiel, cest l'ego, le superficiel le futile, qui sont le plus en vogue.
    Pour moi l'évolution technologique se fait au détriment de l'humain et de ce qu'est vraiment la vie...

  9. Lisabëth dit :

    n dirait un grand mix de pleins de choses, qui nous font perdre contact avec la réalité, et nous fait nous féciliter pour des attitudes qui n'ont plus rien à voir avec l'essentiel. Il ya peut etre néanmoins des leçons de vies qui méritent d'être raconter et qui ont aidé leurs auteurs à évoluer professionnellement, mais je trouve dommage de tout attribuer à l'évolution professionnelle, alors qu'il s'agit surtout d'évolution spirituelle, personnelle, et le professionnel reste une conséquence secondaire à cette évolution. ON peut évoluer déjà pour soi-même.
    Et oui malheureusement je trouve aussi anormal qu'un homme travaille de l'hopital le jour de l'accouchement de sa femme, les valeurs se perdent. Cela tend à déséquilibrer le temps de travail et la vie personnelle, comme si le pro devait forcément être prioritaire. NE peut-on pas prendre un jour de congé ce jour là? Ce n'est pas tous les jours que sa femme accouche, alors oui je trouve anormal que le travail reste en ligne de mire un jour pareil.
    Enfin de toute façon il y a pour moi des comportements de plus en plus matérialistes et capitalistes comme certaines femmes qui sont taggés "femmes modernes" parce qu'elles repartent aux travail aussitôt avoir accouché.
    Alors que d'être femme c'est aussi être mère, et c'est ce déséquilibre travail et ambitions qui font croire aux femmes que ça n'est plus bien d'être mère....et qu'il faut préférer les ambitions pros au fait d'etre mère.
    Cela nous fait oublier le plus beau de ce qu'il y a dans le monde et l'humain, l'amour maternel, tout comme l'amour tout court, puisque d'etre avec sa famille ne devrait pas se mélanger au temps professionnel.

    Mais ce que vous dénoncez sur linkledin est finalement représentatif des réseaux sociaux en général: c'est un peu comme les influenceuses qui postent une citation avec une photo d'elle-même en petite tenue, ce qui n'a souvent rien à voir avec les citations, mais simplement un prétexte pour se montrer, parce qu'évidemment il faut absolument qu'on les voit, elles sont troooop belles (je caricature pour montrer l'aberration mais le souci est plus un débat intellectuel et sociétal).

    Enfin beaucoup de gens font un gros mix de toutes les influences, spirituel, développement perso et j'en passe, sans doute parce que cest une façon d'exister, mais qui l'applique réellement au quotidien? Souvent cela reste des mots et rien d'autre.
    Moi je suis réellement spirituelle, mais je ne balance quasi jamais de posts spirituels et si cela m'arrive, c'est souvent quelque chose qui est réellement ancré dans ma vie.
    On instrumentalise des choses pour des raisons superficielles, et non pas pour ce qu'elles sont vraiment. COmbien de gens lisent ou s'intéressent à la philosophie dans le lot de personnes qui postent des citations à tour de bras? C'est le piège, cest tellement plus facile de poster des citations de 2 lignes et de faire croire qu'on est intello, que de réellement s'intéresser à la philosophie sans avoir besoin de le balance sur un réseau social....

    C'est ça le réseau social, tout le monde veut en être et tout le monde joue dans le même jeu, et ceux, qui comme moi, ne postent que des choses essentielles, comme simplement leur travail, ne sont plus vus.
    Je suis artiste et ma chaine de dessins peine depuis des années à avoir de vues ou des followers. Pour la simple raison que je fais simplement des videos de dessins, sans autre artifice. ALors que les autres artistes font du vlogging ou du sensationnel (du genre "mon ex copain choisit mon matériel de dessin") sur des bases superficielles et qui détournent en réalité de l'essentiel.
    Alors parce que mes videos n'ont pas un titre sensationnelles, je ne suis quasiment pas vu, alors que celles qui font des videos à sensations à tour de bras auront des milliers, parfois des millions de vues (comme les videos de chiens, chats etc....°
    D'ailleurs personne n'a jamais donné à mon buy-me a koffi alors que cela me demande beaucoup de temps de créer mes videos, (alors qu'il suffit à certains de poster 5 secondes de leurs chiens ou chats pour se faire des milliers de vues en quelques instants), et que mes videos montrent les processus de mes dessins, donc peuvent aider d'autres à s'inspirer ou à évoluer.
    mais si on fait des princesses disney ou qu'on donne des leçons de vies, ou qu'on fait des videos futiles, là tout le monde t'adore et t'offre des cadeaux.

    moi je reste simple, authentique et je n'ai finalement rien.
    C'est ça les réseaux sociaux, il faut se montrer et en faire des tonnes, sinon on existe pas car les gens ne comprennent plus l'essentiel, cest l'ego, le superficiel le futile, qui sont le plus en vogue.
    Pour moi l'évolution technologique se fait au détriment de l'humain et de ce qu'est vraiment la vie...

  10. Peter griffin dit :

    Je n'aimais pas LinkedIn à la base, mais là ça me sort par les yeux, c'est insupportable, j'ai l'impression d'avoir un Facebook mais en pire.
    On dirait une bande de hippies capitalistes, ça n'a aucun sens

  11. Agnès Boucher dit :

    Linkedin est un réseau pro, qui s'est mis à dégouliner de bons sentiments ou de positions complotantes, les eux étant insupportables. Linkedin a été créé pour relier des pros, pas pour évoquer sa chouette petite vie virtuelle. J'aimerais des émoticones "en colère" ou trouvant nul la publication, cela en calmerait peut-être certain-e-s 😉

  12. Nicolas Goupil dit :

    Merci à Pascale S. pour m’avoir partagé cet article intéressant 🙏
    Oui, ce réseau Complexe, Chronophage et Corporate devient …. Chiant ! Pardon pour ce langage un peu cru peut-être mais c’est mon sentiment.
    Ce réseau dit “social “ vit au rythme de son époque qui, elle aussi, évolue. Les posts et les commentaires qui visent à gagner en visibilité ne sont qu’une pâle copie de leurs auteurs.
    Utilisateur boomer de LinkedIn et même formateur passionné, j’y trouve encore un intérêt.
    Oui, il existe encore des gens “normaux”. Les retrouver devient compliqué … mais quelle satisfaction à l’arrivée 😉

    Depuis plusieurs mois, j’ai sélectionné les posts que je souhaite voir sur mon fil pour leur authenticité et ce qu’ils peuvent m’apporter. Ne nous laissons pas enfermé par l’algorithme qui juge bon de proposer certains posts qu’il considère bons pour votre égo. Sortez de ce réglage en sélectionnant l’option de visibilité des posts par heure de leur publication.

    Et surtout, prenez le temps de partir à la découverte des autres. Sortez de ce réseau qui ne doit être qu’un outil, un lieu de transition vers d’autres humains.
    #VersUnLinkedinHumain (sur FaceBook) 😉

  13. Eric dit :

    Merci pour cet article. Ras le bol des "fiers" et "engagés", "inspirant" et "bravo" à tous les étages du personal branding pré-formaté.

  14. Didi dit :

    C'est tellement juste. Initialement sur LinkedIn pour avoir accès aux articles sur des domaines ciblés, m'informer et réseauter, je me retrouve le réceptacle de publicités déguisées en miaou-miaou exhibitionniste. Ça devient le règne du personal branding qui utilise les ficelles de la stratégie de communication digitale (mention spéciale aux posts sur les super mamans et les super papas ou les posts qui se veulent militants sur des sujets tendancieux qui engendreront forcément moults commentaires pro/anti). Est-ce qu'on peut de nouveau apprendre des autres et partager sans être dans l'égo-trip et la superficialité ? Heureusement, il y a encore des choses intéressantes qui circulent...pour le moment.

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