Playway, le géant du jeu vidéo polonais cartonne avec ses simulateurs de métiers

Le nouveau géant du jeu vidéo est polonais et pèse 751 millions de dollars

© montage

Improbable, mais vrai. En septembre, à la deuxième place de Steam, la plateforme de téléchargement de jeux vidéo, on trouve un simulateur de station-service.

Avec leurs simulateurs de métiers, les développeurs de PlayWay ont pris le monde du gaming par surprise. La recette gagnante ? Développer des jeux à moindre coût et basés sur le monde professionnel. Vous rêvez de devenir garagiste, cuisinier ou même dealer de drogue ? PlayWay est fait pour vous. Cette semaine, Wired a décrypté l’étrange histoire de ce géant polonais qui a adapté notre quotidien au format jeu vidéo.

Des jeux vidéo pour rêver sa vie

Et si les gamers avaient besoin de revenir à des sujets du quotidien ? C’est ce que laisse entendre le succès de PlayWay, 13ème au classement des entreprises les mieux cotées en Bourse à Varsovie avec 751 millions de capitalisation boursière. Ce succès, l’entreprise le doit à des jeux comme Gas Station Simulator (simulateur de station-service) ou Wedding Designer Prologue (simulateur d’organisation de mariage). Ces jeux exploitent la réalité professionnelle la plus concrète, en partant d’un métier courant, puis en le déclinant en un simulateur réaliste et immersif.

Bande-annonce du simulateur de restauration automobile 2021 © Playway

Des jeux dans ce style, la société en a développé des centaines, avec près d’une trentaine de titres par an depuis 2014. Un pied de nez aux grandes maisons comme Rockstar Games ou Ubisoft qui creusent le temps d’attente entre deux opus d’une série à succès. Mais quand les grands noms s’obstinent à réduire leurs coûts de production, PlayWay fait grossir son catalogue. Le secret ? L’entreprise mise sur des équipes de développeurs indépendants installés aux quatre coins de la Pologne. Selon Wired, PlayWay compte près de 120 studios partenaires, ce qui lui a permis de n'embaucher qu’une quarantaine de personnes. À titre de comparaison, Ubisoft en compte 18 000.

Des jeux à l’infini, des produits rarement finis

Outre cette technique de délocalisation des studios, PlayWay n'hésite pas à mettre des jeux vidéo encore incomplets sur le marché. Quand un titre rencontre le succès, PlayWay accélère son développement. Le studio mise sur les campagnes publicitaires pour appâter, mais elle utilise surtout les gamers comme testeurs pour évaluer le niveau d’engouement.

Dans une vidéo bien ficelée, le youtubeur Resonant exprime son mécontentement contre PlayWay © Resonant sur Youtube

Bien évidemment, de nombreux joueurs s’amusent à railler l’entreprise en la traitant de  « producteur de bandes-annonces ». Un manque d’éthique qui ne semble pas freiner l'appétit des investisseurs.

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