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Facebook : condamné pour avoir trop « aimé »

Le 31 mai 2017

Le tribunal d’arrondissement de Zurich a condamné un internaute suisse pour avoir liké six commentaires jugés diffamants.

3 700 euros. C’est le montant de l'amende infligée à un internaute suisse de 45 ans, condamné lundi pour « diffamation » par le tribunal d'arrondissement de Zurich. Son tort ? Avoir liké, en 2015, six commentaires jugés diffamatoires. Une première en Suisse.

C'est Erwin Kessler, un défenseur de la cause animale suisse, qui a porté l'affaire en justice. Il reprochait à l'internaute, dont le nom n'a pas été révélé, d'avoir « aimé » des commentaires qui l'accusaient de « fasciste », « antisémite » et « raciste ». M. Kessler avait alors déposé une plainte pour « atteinte à l’honneur » contre « une douzaine d’individus ayant participé à cette discussion », rapporte Le Temps.

Toujours d’après le quotidien suisse, qui cite l’avocat genevois Nicolas Capt, « par analogie, le like est assimilé à l’approbation et la propagation d’un propos. » La justice suisse a par ailleurs estimé que le Zurichois n’était pas en capacité de prouver les accusations qu’il avait porté, par son geste, à l’encontre de M. Kessler.

Erwin Kessler lui aussi condamné

En 1998, rapporte Libération, Erwin Kessler a lui aussi fait l’objet d’une condamnation. Il a écopé d'une courte peine de prison ferme pour avoir « comparé certaines pratiques juives à celles des nazis. »

Dans un article daté du 19 février 2007, la Cicad, une association de lutte contre l’antisémitisme, cite une autre affaire. Erwin Kessler aurait « comparé le transport des vollailles en Suisse au massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. » La Cicad, qui est à l'origine de la plainte, explique que M. Kessler a refusé par deux fois de se présenter face à la justice. Le juge, rapporte l’association, aurait alors fini par demander à la police « de l’amener de force. »

« Sur Internet, poursuit la Cicad, Erwin Kessler se défend en se disant "persécuté" par la justice et victime du "politiquement correct" ». Au final, on ne sait plus vraiment qui mérite le plus un pouce rouge.

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