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Facebook : condamné pour avoir trop « aimé »

Le tribunal d’arrondissement de Zurich a condamné un internaute suisse pour avoir liké six commentaires jugés diffamants.

3 700 euros. C’est le montant de l'amende infligée à un internaute suisse de 45 ans, condamné lundi pour « diffamation »  par le tribunal d'arrondissement de Zurich. Son tort ? Avoir liké, en 2015, six commentaires jugés diffamatoires. Une première en Suisse.

C'est Erwin Kessler, un défenseur de la cause animale suisse, qui a porté l'affaire en justice. Il reprochait à l'internaute, dont le nom n'a pas été révélé, d'avoir « aimé » des commentaires qui l'accusaient de « fasciste » , « antisémite » et « raciste » . M. Kessler avait alors déposé une plainte pour « atteinte à l’honneur » contre « une douzaine d’individus ayant participé à cette discussion » , rapporte Le Temps.

Toujours d’après le quotidien suisse, qui cite l’avocat genevois Nicolas Capt, « par analogie, le like est assimilé à l’approbation et la propagation d’un propos. » La justice suisse a par ailleurs estimé que le Zurichois n’était pas en capacité de prouver les accusations qu’il avait porté, par son geste, à l’encontre de M. Kessler.

Erwin Kessler lui aussi condamné

En 1998, rapporte Libération, Erwin Kessler a lui aussi fait l’objet d’une condamnation. Il a écopé d'une courte peine de prison ferme pour avoir « comparé certaines pratiques juives à celles des nazis. »

Dans un article daté du 19 février 2007, la Cicad, une association de lutte contre l’antisémitisme, cite une autre affaire. Erwin Kessler aurait « comparé le transport des vollailles en Suisse au massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. » La Cicad, qui est à l'origine de la plainte, explique que M. Kessler a refusé par deux fois de se présenter face à la justice. Le juge, rapporte l’association, aurait alors fini par demander à la police « de l’amener de force. »

« Sur Internet, poursuit la Cicad, Erwin Kessler se défend en se disant "persécuté" par la justice et victime du "politiquement correct" » . Au final, on ne sait plus vraiment qui mérite le plus un pouce rouge.

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