Egirl, orbiter, weeb : le nouveau vocabulaire des sous-cultures du web

Avec l’utilisation massive des nouvelles plateforme sociales comme TikTok ou Twitch, le vocabulaire des jeunes internautes a bien évolué. Petit cours de rattrapage.

Egirl/eboy

Il s’agit de la sous-culture la plus vue du web, notamment sur TikTok que l’on surnomme parfois la « egirl factory ». Concrètement, il s’agit d’une ou d’un ado se filmant dans sa chambre et dont l’univers tourne autour des animés japonais et des jeux vidéo. Les egirl et eboy sont souvent maquillés avec du blush et de l’eyeliner, utilisent des filtres virtuels ou se teignent les cheveux en bleu ou en rose. Au-delà de l’esthétique, cette sous-culture se produit sur TikTok dans des challenges de danse ou bien réalise des streams de jeux vidéo sur Twitch. Ils sont souvent comparés aux émo des années 2000, mais avec une touche de séduction plus poussée.

Orbiters/Simps/Thirsty boys

Ces termes désignent principalement les fans, souvent masculins, qui « orbitent » autours d’une egirl et qui cherchent à attirer son attention ou à entrer en relation avec elle. Plutôt péjoratives, ces expressions sont particulièrement utilisées dans la sphère des masculinistes ou des incels. Les orbiters peuvent être qualifié de « simp » ou de « thirsty boys » (garçons assoiffés) quand ils participent aux listes de cadeaux Amazon ou quand ils prennent un abonnement payant sur la chaîne Twitch de leur streameuse favorite.

VSCO girl

T-shirt large, gourde en inox, chouchou au poignet, le look de la vsco girl n’est pas ce qu’il y a de plus éclatant et c’est un peu normal. Le VSCO est avant tout un hashtag Instagram qui vient s’accoler à des accessoires de mode. Pourtant, le terme de VSCO permet aussi de définir un état d’esprit que l’on peut retrouver dans certaines photos : il s’agit d’une jeune fille californienne, plutôt heureuse, qui est sensible à l’environnement sans pour autant être anxieuse. On oppose souvent les VSCO girls aux egirls dont l’univers est bien plus bariolé mais aussi sexualisé.

Andy/Sitting Andy

Le terme désigne un streamer sur Twitch produisant des vidéos lives le montrant en train de manger ou bien de commenter le contenu créé par d’autres personnes. L’expression provient du streamer Ice Poseidon qui se moquait de l’acteur et streamer Andy Milonakis qui participait à des lives consacré à la nourriture.

Normie

Il s’agit de celles et ceux qui n’appartiennent pas à une sous-culture du web et qui s’inscrivent dans une consommation de média mainstream. Par extension, on dit d’un normie qu’il est un suiveur qui n’a pas d’idées politiques fortes. Le normie est toujours l’autre, celui contre lequel on se construit.

Weeb ou weeboo

Terme plutôt péjoratif qui désigne un (ou une occidental) fan de manga et d’animé japonais. Ce dernier utilise des mimiques ou des expressions japonaises et parle régulièrement de sa « waifu » (wife prononcé en japonais), qui est une petite copine imaginaire. La communauté est particulièrement présente sur TikTok.

Straight TikTok/Alt TikTok

Les utilisateurs de TikTok considèrent que la plateforme est coupée en deux camps. D’un côté nous avons le straight TikTok qui est ce qu’on trouve le plus souvent sur le réseau. Il s’agit de vidéos de danse, des challenges ou des playbacks classiques. De l’autre côté se trouve l’Alt TikTok, appelé aussi Elite TikTok. On y trouve à boire et à manger avec des vidéos surréalistes, des animation 3D qui mettent mal à l’aise, des déformations sonores ou bien l’équivalent des YouTubePoop… Bref il s’agit de la scène la plus expérimentale mais aussi la plus engagée politiquement (souvent contre Trump) et qui est traversée par des tendances très éphémères comme celle des émojis yeux et bouche.

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