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Les anciens CEO d'Apple et Google se battent

Google rachète Apple : les bots y croient

Le 11 oct. 2017

Un bel exemple d’auto-amplification. Il aura suffi d’une erreur humaine pour que les machines prennent le relai.

A l’heure du test & learn, que celui qui n’a jamais fait de bourdes jette la première pierre au Dow Jones.

L’agence de presse financière a publié mardi 10 octobre 2017 une dépêche à faire bondir tous ceux qui s’y connaissent un poil en tech et en finance :

« C’est une grande surprise pour tous ceux qui sont en vie : Google a annoncé racheter Apple pour 9 milliards de dollars. Larry Page, le CEO de Google, avait eu des discussions secrètes avec feu Steve Jobs en 2010 pour régler les derniers détails du deal, qui a été dévoilé lors de la lecture du testament de Steve Jobs à Cupertino, en Californie.

Le deal, qui devrait se conclure demain, donne à chaque actionnaire de Google 9 parts chez Apple. Bien entendu, les équipes de Google vont déménager dans les locaux très chics d’Apple.

Les employés de Google déclarent : "Youpi!"»

une erreur technique de Dow Jones annonce le rachat d'Apple par Google

Il n’en faut pas beaucoup plus pour comprendre qu’il s’agit d’une vaste blague – ou d’une « erreur technique », selon une déclaration des équipes.

Rien de dramatique, mais l’affaire aurait pu affoler le marché : faisant autorité en matière d’actu financière, l’annonce du Dow Jones a été prise au pied de la lettre par les bots, qui ont brièvement fait monter l’action d’Apple à 158$, soit 2$ de plus qu’en temps normal. Pourtant, il en faut peu pour dénicher la fake news : Apple est cotée 800 milliards de dollars, le « Youpi » un brin enfantin en guise de citation… Autant de détails qui, s’ils paraissent évidents pour les humains, sont plus difficiles à interpréter par les bots.

Pour TechCrunch, c’est très frustrant de « constater que nos marchés financiers sont animés par des robots qui ont une intelligence aussi développée que des enfants. La recherche de mots-clés, l’analyse de sentiment, l’identification de tendances (certainement induites par d’autres bots) et toute autre formule magique ne font vraiment pas le poids lorsque des événements comme celui-ci ont lieu », peut-on lire dans un article rédigé par John Mannes.

L’affaire n’est pas sans rappeler l’erreur commise par le robot-journaliste Quakebot, qui avait annoncé un séisme vieux de 92 ans, incapable de déceler qu’il s’agissait d’une actualisation de données et non d’un événement nouveau.

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