habillage
Un homme dans sa chambre d'hôtel en train de télétravailler
© Boyloso via Getty Images

Workation : Hyatt lance une offre pour bosser… en vacances

Le 26 oct. 2020

Ah, le télétravail… on pensait que les dérives qui entourent la pratique n’étaient liées qu’aux politiques internes des entreprises. C’était sans compter sur l’implication des acteurs du tourisme.

La pandémie de Covid-19 a largement accéléré la démocratisation du télétravail. À l’euphorie du début se sont rapidement substituées les premières dérives : des patrons intrusifs, des horaires à rallonge, et un équilibre vie pro-vie perso fragilisé. On pensait que c’était le pire qui pouvait nous arriver, mais voilà que les acteurs du tourisme s’en mêlent pour en rajouter une couche.

Workation : les solutions pour télétravailler en vacances

Le terme existe depuis plusieurs années, mais avec la pandémie, il connaît un regain d’intérêt. Les « workations » (contraction de « work », « travail », et « vacation », « vacances ») ont le vent en poupe. Avant le mois de juillet 2020, le terme était quasiment absent de Twitter. Après un pic d’activité à la fin du mois (2 576 tweets le 28 juillet), on compte aujourd'hui en moyenne 132 mentions par jour, d’après la plateforme d’écoute et de veille sociale Visibrain. De quoi donner de « bonnes » idées aux professionnels de l’hôtellerie : Hyatt propose désormais une offre dédiée ! Au programme : du Wi-Fi ultra haut-débit, des horaires « de boulot » pour le check-in et le check-out, le tout avec le confort d’un hôtel chic (petit-déj inclus).

En vacances comme au bureau

Hyatt n’est évidemment pas la seule chaîne hôtelière à avoir flairé le bon filon. Barrière, Hilton ou Accor montent également au créneau, et les offres de workation abondent sur Airbnb. Certaines destinations paradisiaques proposent même des visas sur-mesure. Sur le papier, pourquoi pas : louer un logement loin de chez soi pour travailler et changer d’air, ou éviter les disputes avec sa moitié, peut sembler être une bonne idée. Dans les faits, c’est plus insidieux. De la même manière que les équipes des boîtes qui proposent des congés illimités prennent moins de vacances que les autres, si on se sent en vacances comme au bureau, il risque d'être de plus en plus difficile de déconnecter.

Mélanie Roosen - Le 26 oct. 2020
À lire aussi
premium2
habillage

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.