Portrait d'Alexandre Monnin, directeur scientifique d'Origens Media Lab et professeur en redirection écologique à l'ESC Clermont Business School

Portrait d'Alexandre Monnin
© DR

Alexandre Monnin est membre de L’ADN Le Shift, le collectif du media L'ADN, son prolongement humain.

L'ADN Le Shift est né de la volonté de vous inviter à vivre ce que nous vivons en tant que média.

 

Qui êtes-vous ? Quelques mots sur votre parcours

Alexandre Monnin : Je suis philosophe, j'ai travaillé 15 ans dans le numérique. Dans le domaine des humanité numérique à l'école nationale des Chartes, mais aussi durant trois ans à l'Institut de Recherche et d'Innovation dirigé par Bernard Stiegler, et j'ai réalisé entre 2017 et 2013 une thèse sur l'architecture et la philosophie du Web à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et édité un livre à ce sujet.  J'ai également initié le DBpedia francophone en 2011, j'ai été chercheur chez Inria Sophia Antipolis de 2014 à 2017 et je fus l'architecte d'une plateforme de documentation développée au sein de la fondation Lafayette Anticipations. A partir de 2015, j'ai questionné la viabilité du numérique et lancé diverses initiatives qui m'ont amené à travailler sur le rapport 2017 du Shift Project, Pour une sobriété numérique. A la même époque, avec Diego Landivar, j'ai initié un programme de recherche et d'action pour faire face aux défis de l'Anthropocène. J'ai rejoint l'ESC Clermont BS où travaillais déjà Diego en 2017, et tous les trois, avec Emmanuel Bonnet, nous avons monté un programme de recherche, la redirection écologique, et monté une formation qui l'enseigne, le Master of Science "Strategy & Design for the Anthropocene." Emmanuel, Diego et moi avons co-écrit un livre en 2021, Héritage et Fermeture. Une écologie du démantèlement (Divergences).

 

3 dates qui ont provoqué votre déclic climatique ?

A.M. : Ce ne fut pas un déclic mais l'année 2015 a été importante avec la COP 21, la popularisation du mot "Anthropocène", les marches pour le climat... C'est aussi l'année où je suis intervenu la première fois en recherche, avec Diego Landivar, sur ces questions, à l'occasion d'un colloque à Dijon.

 

Les 3 romans, essais, bd, film, série, documentaires… qui vous ont retourné ?

A.M. : -Richard & Alice, un jeu vidéo post-apocalyptique

-La série Dark Souls, également des jeux vidéos mais pour moi l'oeuvre la plus importante des 30 dernière années, qui dépeignent  un monde qui se consume inexorablement
-The Climate of History in a Planetary Age de Dipesh Chakrabarty,

 

L'engagement que vous avez réussi à tenir ?

A.M. : Ne pas conduire ! Initialement, et étant parisien ou assimilé, je n'en éprouvais pas le besoin. J'ai ensuite travaillé à Sophia Antipolis et survivre sans voiture dans un territoire comme celui-ci constitue une vraie gageure tant cet espace est hostile à la vie des piétons ou des personnes qui se véhiculent via les transports en communs.

 

La résolution que vous avez du mal à mettre en place (mais vous ne désespérez pas) ?

A.M. : Ne plus prendre l'avion du tout.

 

Vos 3 secrets pour soigner votre solastalgie ?

A.M. : Je n'éprouve pas de solastalgie mais avoir un métier qui me permet de développer un programme radical en matière d'écologie aide forcément.

 

La solution ou la personnalité qui vous a le plus inspirée…

A.M. : Je dirai Bruno Latour même si j'ai un rapport très libre vis-à-vis de sa pensée qui est très riche mais assez peu discutée de manière féconde - d'ailleurs certains pans de celle-ci mériteraient d'être activés ou réactivés. C'est aussi une pensée empirique, élaborée à partir de terrains divers et variés, et ceci demeure très important pour le philosophe que je suis.

 

Vos raisons d'espérer ?

A.M. : Comme je le dis souvent, les choses ne vont pas aussi vite qu'on le souhaiterait mais plus vite qu'on ne le pense.

 

Vos projets pour ces prochaines années ?

A.M. : Faire en sorte que les actions que je développe et l'écosystème que je cultive monte en échelle.

 

Si vous deviez résumer votre raison d’être ?

A.M. : Je ne suis pas une entreprise ; )

 

Vivez des expériences imaginées par L’ADN, et construisez votre réseau d’acteurs du changement.
Vous souhaitez rejoindre le collectif L’ADN Le Shift ?
Découvrez le programme de l’année et écrivez-nous ici pour nous faire parvenir votre candidature !

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire