Le chiffre 2,27 milliards d'euros en rouge sur fond rose

2,27 milliards d’euros en 2021 : les fintech françaises n’ont jamais levé autant d’argent

Swile, Alan, Lydia… Les startups françaises de la finance et de l’assurance séduisent plus que jamais les investisseurs, rapporte l’association France Fintech. 

Début décembre, Lydia, appli (entre autres) de transfert d’argent, clôturait le bal des licornes de la fintech made in France en empochant 103 millions de dollars. En 2021, la finance et l’assurtech a particulièrement séduit les investisseurs. Les derniers chiffres de l’association professionnelle France Fintech montrent que les startups du secteur ont levé 2,273 milliards d’euros. C’est une augmentation de 174 % par rapport à 2020. Ce montant représente près du quart des montants levés par l’ensemble des startups françaises en 2021 (10 milliards d’euros). Jamais la fintech n’a attiré autant de fonds.

Cette somme, qui totalise 93 opérations, a été alimentée par les nombreuses levées de fonds records comme celle des cartes avantages salariés Swile (175 millions d’euros), du spécialiste des cryptos Ledger (312 millions d’euros), et des assureurs Alan (185 millions d’euros) et Shift Technology (183 millions d’euros). Mais aussi par de premières levées de fonds de nouvelles startups comme Sunday, solution de paiement par QR code

Ce sont surtout les fonds étrangers qui mettent la main à la poche pour ce type de startups, notamment le japonais Softbank, et des fonds américains comme Coatue. Les entreprises françaises ont aussi profité du Brexit et de la redirection de certains capitaux vers la France, même si le Royaume-Uni reste le pays le mieux loti côté financement des fintech, devant l’Allemagne et la France. 

Une année sous le signe de l’investissement

D’autres facteurs expliquent la forte attractivité de la fintech en 2021 : l’arrivée à maturité d’un secteur en développement depuis 10 ans, la mise en œuvre de nouvelles réglementations qui sécurisent les échanges d’argent en ligne et l’intérêt croissant pour l’investissement (dans les cryptomonnaies, notamment) chez les particuliers.

Les startups françaises (fintech comprises) devraient continuer d’amasser des euros en 2022. Le but des investisseurs étrangers étant de créer de plus en plus de licornes pour espérer voir naître au moins une pentacorne (cette créature valorisée à plus de 50 milliards de dollars), explique Jérémy Nakache, principal chez Marlin Equity Partners, aux Échos. Ce qui ne signifie pas que toutes y parviendront. 

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.