Karl Lagerfeld en figurine

Ces entreprises qui aident les marques à entrer dans le métavers

© Sweet

Les marques ont compris que les métavers méritaient leur intérêt. Mi-agences de communication, mi-studios de création, une nouvelle génération d’acteurs accourent pour les aider à intégrer ces univers virtuels en devenir. 

Skinvaders, le « chief metaverse officer »

Cette startup aide les entreprises (de la mode principalement) à intégrer différents jeux vidéo et univers virtuels. Lors des conférences TMINT x LE BOOK, Alexis Arragon, fondateur de Skinvaders, a décrit son entreprise comme le « chief metaverse officer » des marques. Concrètement elle joue le rôle d’intermédiaire entre marques et éditeurs, en créant des skins (vêtements virtuels) et des mini-jeux associés pour des enseignes du textile. Skinvaders a notamment travaillé avec la marque Puma pour un projet dans le métavers coréen Zepeto où les utilisateurs sont invités à soigner leur apparence

The Fabricant, pionnier de la mode virtuelle

Cette maison de couture numérique, lancée en 2018 quand le concept de mode virtuelle était encore ovniesque, a pour ambition d’ « accompagner les humains dans leur prochain niveau d’existence » – en ligne donc. Elle vend ses propres créations (comme ici cette tenue de guerrier tout en superposition pour le jeu Star Atlas). Mais elle travaille aussi avec des marques installées (et bien réelles) comme les baskets britanniques Buffalo ou encore Adidas, et façonne leurs pièces virtuelles. Pour Michaela Larosse, directrice de la stratégie de The Fabricant, l’un des enjeux est de voir naître une interopérabilité entre les métavers. C’est-à-dire s’assurer que ses clients puissent porter leurs baskets Buffalo virtuelles aussi bien dans Roblox que sur Zepeto et Decentraland par exemple. 

Sweet, éditeur de NFT pour les marques

Cette plateforme aux tons acidulés permet aux marques d’éditer des NFT, ces objets numériques certifiés sur la blockchain, de les présenter, et de les vendre. C’est avec Sweet que la chaîne de magasins new-yorkaise Macy's a récemment lancé, à l’occasion de Thanksgiving, une collection de ballons virtuels en forme de glaces, teckels et autres dragons sous forme de NFT. 9 500 NFT plus ou moins rares ont été distribués gratuitement aux clients volontaires, 10 autres NFT ont été mis aux enchères. 

The Dematerialised, la galerie marchande

Lancée en 2020, The Dematerialised s’apparente à une marketplace regroupant différentes marques de modes et accessoires virtuels. On y trouve des enseignes virtuelles comme RTFKT, DressX ou The Fabricant citée plus haut, mais aussi des marques physiques qui se mettent au virtuel comme Karl Lagerfeld. Cette dernière vend sur The Dematerialised de petites figurines 3D à l’effigie du couturier entre 77 et 177 euros. Les objets vendus sur The Dematerialised peuvent – selon les marques – se montrer sur les réseaux sociaux (via un filtre Snapchat par exemple), ou se porter dans des jeux vidéo et métavers. 

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