Catégories BlockchainTech à suivre

To the moon, NFT, shitcoin, web3... Parlez-vous crypto ?

La cryptosphère est de nouveau en ébullition. Si vous voulez vous y mettre avant que la prochaine bulle n'éclate, on vous conseille de potasser le jargon ! Pour éviter de vous faire avoir par une « shitcoin » , de passer à côté d'un  « NFT » et de ne jamais pouvoir vous offrir votre « lambo to the moon » .

Cet article a été initialement publié le 8 octobre 2018 et mis à jour le 22 mars 2021.

Alt-coins

Le terme désigne toutes les cryptomonnaies qui ont été inventées après le Bitcoin. Pour rappel, le Bitcoin a été la première monnaie cryptographique créée en 2009 par le mystérieux Satoschi Nakamoto (qui serait un développeur ou groupe de développeurs anonymes). Toutes celles qui sont venues après comme Ethereum, Litecoin Dogecoin…, sont considérées comme des alt-coins.

Blockchain

Tout l’intérêt des cryptomonnaies se trouve dans la technologie qui les supporte, c’est-à-dire la blockchain. Appelée aussi chaîne de blocs, il s’agit d’un registre décentralisé et infalsifiable qui est installé sur d’innombrables ordinateurs et serveurs à travers le monde. Quand vous réalisez une transaction en utilisant des cryptomonnaies, cette dernière est enregistrée à jamais sur la blockchain. Pour sécuriser ces transactions, les chaînes de blocs demandent beaucoup de puissance de calcul qu’elles empruntent aux serveurs sur lesquels elles sont installées. En échange, la blockchain rémunère ses utilisateurs, qu’on appelle des mineurs, avec des cryptomonnaies.

« Don’t be like Greg »

Véritable mème de la culture crypto trading, cette expression fait référence à un tweet posté le 16 mai 2011 par Greg Schoen. Ce dernier exprimait ses regrets d’avoir vendu ses 1 700 bitcoins au prix de 30 cents au lieu de 8 dollars. En mars 2021, le Bitcoin a atteint le prix record de 60 197 dollars ce qui aurait fait gagner à Greg l’équivalent de 102 millions de dollars.  « Don’t be like Greg » est donc un rappel à l’ensemble des traders, de ne jamais se séparer de l’ensemble de ses cryptos d’un seul coup.

FOMO

L’acronyme désigne l’expression « Fear of missing out » ou « peur de louper » . Cela désigne la peur de ne pas posséder une cryptomonnaie qui est en train de monter en prix. Le FOMO génère généralement un effet d’entraînement de masse qui fait artificiellement monter le prix d’un coin jusqu’à l’éclatement de la bulle.

De manière générale, le terme est utilisé pour décrire la peur de passer à côté d'une information ou un évènement. Elle est souvent exacerbée par les réseaux sociaux et l'hyperconnexion.

FUD

Un acronyme qui désigne en anglais la peur, l’incertitude et le doute. Les FUDsters sont des traders qui tentent de manipuler le cours d’une cryptomonnaie à la baisse en portant un message de crainte sur les réseaux sociaux.

HOLD

Ce terme vient du verbe anglais « hold » ( « tenir » en français). C'est le mantra principal de tout crypto trader qui se respecte. L’idée « d’holder » consiste à garder son portefeuille de crypto afin de réaliser un investissement sur le long terme. La plupart des holders estiment que les cryptomonnaies n’ont pas encore atteint leur plein potentiel et vont voir leur valeur exploser dans les années à venir. Le terme s’accompagne du dicton suivant :   « Tant que tu n’as pas revendu, tu n’es pas perdant. »

ICO

Une initial coin offering ou ICO est une méthode de levée de fonds pour les entreprises se basant sur les technologies blockchain. L’entreprise propose des parts à des investisseurs, sous la forme de « tokens » ou « jetons » . Ces derniers s’échangent contre des cryptomonnaies, généralement des bitcoins ou de l’Ether. Comme à la Bourse, le prix des tokens dépend de l’offre et la demande. Les ICO offrent par principe un nombre limité de tokens pour donner un côté exclusif aux investisseurs qui feront le premier pas. Ils peuvent aussi être utilisés comme monnaie d’échange contre le service proposé par l’entreprise. Les premières ICO ont eu lieu en 2013, mais ces levées de fonds ont surtout explosé en 2016. D’après une étude de Satis Group LLC datant de mars 2018, près de 80 % des ICO seraient des arnaques pures et simples. Ce qui ne semble pas freiner les individus qui se prêtent depuis 2020 à l’exercice en lançant leur propre jeton pour financer leur future carrière. Ce type de levée de fonds est parfois appelé « human IPO » .

Lambo

Diminutif de Lamborghini, le terme désigne le moment ou le crypto trader sera suffisamment riche pour se payer une voiture de luxe. Le site when-lambo.com permet d’ailleurs de calculer automatiquement quand vous pourrez acheter cette voiture à plus de 400 000 dollars en fonction de votre portefeuille de Bitcoins.

NFT

Ces jetons non fongibles (Non-Fungibles Tokens) sont, comme les cryptomonnaies, basés sur la blockchain. Mais contrairement à un Bitcoin ou un Ether, un NFT n’équivaut pas à un autre NFT. Chaque jeton est unique. Ils servent de certificat d’authenticité pour des œuvres et objets numériques. Les premiers NFT sont apparus dès 2017, mais c'est surtout depuis 2020 qu'ils intéressent de près les détenteurs de cryptomonnaies et brassent des millions. Un cap a été passé lorsque la création de l’artiste 3D Beeple a été vendu près de 70 millions de dollars aux enchères chez Christies. C'est aussi sous cette forme qu'ont été mis en vente le Gif Nyan Cat et le premier tweet de Jack Dorsey.

Panic sell

Comme pour le trading classique, une panic sell consiste à vendre rapidement des cryptomonnaies quand le prix de ces dernières commence à baisser. C’est un mouvement de masse qui fait baisser les prix de manière drastique et qui provoque la colère des holders qui essayent de résister au mouvement.

Pumping et dumping

Il s’agit de manipulation de marché consistant à faire monter ou descendre le prix d’une cryptomonnaie. Le fait que 40% des bitcoins soient possédés par environ 1 000 personnes fait que le marché peut facilement être manipulé. Les plus grosses fortunes du secteur (voir ci-dessous "Whales") achètent massivement une cryptomonnaie pour faire monter son prix, puis revendent cette dernière d’un seul coup, empochant un beau bénéfice.

Social token

Le nom donné aux cryptomonnaies lancées par un individu (personal token) ou une communauté (community token). Le principe : le cours du token suit la popularité de l’individu. Plus des investisseurs misent sur lui, plus son token prend de la valeur. Souvent, ils sont lancés par des artistes, des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux, mais aussi des rappeurs et des clubs de foot. Un token peut s’échanger contre certains avantages : une conversation privée avec l’artiste, la possibilité de choisir ce qu’il poste sur les réseaux sociaux... De nombreux social tokens ont été lancés en 2020, favorisés par le regain d’intérêt autour des cryptomonnaies et la recherche de nouveaux modes de financement par les artistes, pénalisés par la pandémie.

Shitcoin

Il s’agit d’une cryptomonnaie ou d’un token qui n’a aucun avenir sur le long terme. C’est par ce terme que l’on désigne notamment les tokens issues d’arnaques aux ICO. Parfois les shitcoins peuvent surprendre. Le dogecoin, né d'une blague sur Twitter en 2013, a connu une envolée en janvier et février 2021 suite à plusieurs tweets d'Elon Musk encourageant à investir dans cet actif à l'effigie d'un Shiba-Inu.

Stable coin

Le stable coin est une cryptomonnaie dont le cours est indexé sur une valeur stable comme le dollar par exemple. La valeur ne peut monter ou descendre. En cas d'instabilité forte, les crypto traders peuvent échanger une partie de leurs actifs en stable coins pour laisser passer la tempête. Cependant, l’idée même des stable coins, indexées sur une valeur centrale forte, va à l’encontre des principes des cryptomonnaies décentralisées.

Trading bot

Comme sur les réseaux sociaux, les bots permettent aux traders d’automatiser certaines actions. Concrètement, il s’agit d’acheter une crypto au prix le plus bas et de le revendre au prix le plus haut. Leur succès dépend de la précision de leur programmation, de la stratégie du trader et bien évidemment du marché. Reste que ces derniers coûtent cher à l’usage et sont donc réservés aux vrais pros.

« To the moon »

Cri de ralliement des traders pour que leurs actifs atteignent des sommets. On peut le combiner avec la Lamborghini ce qui donne « lambo on the moon » .

Web3

C’est la promesse d’un Web véritablement décentralisé, basé sur des relations de pair à pair, sans intermédiaire. La DeFi (finance décentralisée grâce à la blockchain) est un moyen de mettre en œuvre le Web3.

Whales

Une grande partie des bitcoins existant sur le marché (environs 40%) serait détenue par 1 000 personnes que l’on surnomme les « baleines » ou « Whales » . Ces dernières peuvent tout à fait organiser le marché comme elles l’entendent. En effet, les monnaies virtuelles ne sont pas considérées comme des titres financiers et échappent donc aux lois sur le trading. Le krach des cryptomonnaies qui a frappé le marché au début de l’année 2018 a largement profité à ces baleines qui nagent de manière coordonnée.

[related-post id="490760"]

[related-post id="489108"]

[related-post id="318974"]

Commentaires

  • Merci.
    Sympa avec les gifs qui se mêlent habillement au lexique. Mériterait d'être mise à jour & ettofé avec le temps. Good job

  • HODL!
    Sympa récapitulatif... juste que dans la cryptosphère, ceux qui garde, ce sont les hoDlers (et pas les holders) et un altcoin est tout simplement un aternative coin (au Bitcoin).

  • Si on ne comprends pas après avoir lu ce que vous avez écrit, c'est qu'on ne comprendra jamais. Merci et félicitations. Vous avez expliqué les choses avec un lexique terre à terre. Très bonne pédagogie.
    Merci à vous

Partager
Publié par :
bitcoinBlockchainCrypto-monnaietrading

Ce site utilise Google Analytics.