Des bitcoins sur un fond rose

Et si 2021 était (enfin) l’année du bitcoin ?

© Photo de Karolina Grabowska provenant de Pexels

On en parle depuis des années, au mieux on voit vaguement ce que c’est… sans trop comprendre son intérêt. Mais avec des chiffres record et un intérêt confirmé par BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs, le bitcoin pourrait enfin connaître son heure de gloire.

Le bitcoin, ça va, ça vient. Parfois, sa valeur décolle au point d’agiter les investisseurs. À d’autres moments, on estime qu’il vaut mieux investir dans les cartes Pokémon, tellement son cours est incertain. Mais les sommes faramineuses atteintes par la cryptomonnaie fin 2020 (le bitcoin avait dépassé la barre des 20 000 dollars en décembre) et en ce début d’année (plus de 30 000 dollars le 2 janvier) pourraient permettre d’enfin le prendre au sérieux.

Plus de 300% d’augmentation de valeur en un an

Des chiffres qui sont d’autant plus impressionnants que le bitcoin n’a pas été épargné par la pandémie : en mars 2020, la cryptomonnaie avait perdu 25% de sa valeur. L’AFP cite les prédictions d’Antoni Trenchev, co-fondateur de Nexo, société spécialisée sur les prêts en cryptomonnaie. Il estime que le bitcoin pourrait atteindre « 50 000 dollars au premier trimestre de 2021. »

Merci PayPal

Pour comprendre la folle envolée du bitcoin, il faut revenir au mois d’octobre. PayPal avait alors lancé un service d’achat et de vente de cryptomonnaies pour les particuliers. Un moyen, selon les équipes, de démocratiser l'usage des cryptomonnaies. Pour le CEO de PayPal Dan Schulman :  « le passage à des formes numériques de monnaies est inévitable, notamment parce qu'elles permettent une plus grande inclusion financière, ainsi qu’une meilleure efficacité, rapidité et résistance des systèmes de paiement » .

Nouveau job : vice president blockchain chez BlackRock

Peut-être encore plus fort comme signal : l’intérêt assumé de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs du monde, pour les cryptomonnaies. L’entreprise a partagé sur son site une offre d’emploi, afin de développer et renforcer sa stratégie sur la blockchain. Une nouvelle importante quand on sait que Larry Fink, PDG de BlackRock, s’est toujours montré prudent – pour ne pas dire carrément réticent – sur le sujet. Il avait été jusqu’à qualifier le bitcoin d’ « indice du blanchiment d’argent » . Tandis que le groupe gère plus de huit milliards d’euros d’actifs, il ne comptait jusqu'alors aucun investissement en direct dans la blockchain ou ses applications. 2021 marque donc un vrai tournant, la firme soutenant que le bitcoin pourrait avoir atteint une certaine maturité et « représenter un investissement approprié lorsqu’il est correctement dimensionné dans un portefeuille. »   

BlackRock n’est pas le seul gestionnaire d’actifs à avoir flairé le bon filon : Fidelity a déjà créé un premier fonds indiciel 100% bitcoin pour les particuliers aisés à l’été, et Ruffer IM a acheté l’équivalent de 550 millions de livres sterling de bitcoins en novembre dernier (2,7% de son portefeuille).

En France ? On mise sur la prudence

En France, Les Echos notent que l'on continue d’avancer doucement sur le sujet et qu’aucun grand gestionnaire n’a investi dans la blockchain, ni dans les cryptomonnaies. Fawad Razaqzada, analyste chez Think Markets, confiait à L’AFP que les incroyables performances du bitcoin ces derniers temps risquent également de pousser les « spéculateurs » à « encaisser leurs profits au premier signe de faiblesse » , incitant ainsi à faire preuve de vigilance et à minimiser les ardeurs.

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commentaires

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  1. Kabila dit :

    L augmentation du bitcoin est constater dans le monde, mais qui est ce qui prouve que le 30 000$ est le vrai prix du btc ? Par quel indicateur vous le mesuré pour augmenter le prix?

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