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Une petite fille et sa mère en train de cuisiner
© IONS Crédits : ArtistGNDphotography via Getty Images

Food et déconfinement : quelles habitudes vont perdurer ?

Le 13 mai 2020

Entre les as de la boulange et les gens qui ont tout misé sur la livraison à domicile ; les individus qui ont redécouvert les repas en famille et ceux pour qui pause dej' rimait avec pause série ; Just Eat et l’IFOP analysent nos habitudes alimentaires pendant le confinement et celles qui devraient perdurer.

Les repas de famille, ce n’est pas toujours de tout repos. Conjuguer les différents régimes alimentaires des convives peut relever du casse-tête, voire virer franchement à l’engueulade. En période de confinement, pas moyen d’y couper : le dernier volet de l’étude DATALICIOUS menée par Just Eat et l’IFOP révèle qu’en confinement, une personne sur cinq mangeait avec ses proches. Et si on en doutait, c’est bien plus qu’avant le confinement : en décembre 2019, l’observatoire notait qu’une personne sur deux déclarait manger seule devant son ordinateur.

Les écrans toujours présents, mais autrement

Le grand vainqueur de ce confinement, c’est le JT. Il s’est invité jusque dans nos cuisines : 17% des gens interrogés ont déclaré manger plus souvent en regardant le journal télévisé. C’est encore plus vrai chez les 18-24 ans, chez qui cette proportion passe à 25%. Ringard, le JT ? Pour 13% des répondants, les séries tiennent plus souvent compagnie qu’avant pendant les repas. Enfin, 12% ont expliqué dîner devant leur webcam : on respecte le confinement tout en profitant d’un repas entre proches à distance.

En confinement, la nourriture est un moyen de nous apaiser

La nourriture révèle que près d’un tiers des Français et Françaises cherchent une forme d’apaisement avec la nourriture. Un comportement accentué chez les jeunes (38% des 18-34 ans), les femmes (30% vs 26% chez les hommes) et les personnes confinées avec des enfants (34%).

Le côté obscur de la food, c’est qu’elle peut aussi être source d’angoisse, notamment pour 14% des personnes interrogées. L’angoisse principale ? Celle de grossir, qui est, encore une fois, plus présente chez les femmes (18% vs 9% chez les hommes).

Manger engagé

Pendant le confinement, 20% des Français et Françaises ont choisi de remplir leurs placards de produits locaux, avec l’objectif de soutenir l’agriculture et les petits commerces de proximité.

Cet engagement se renforce en zones rurales (25%) et chez les seniors (24%).

La crainte du virus a aussi poussé les gens à manger plus sain (34%), et la peur de la monotonie à manger plus varié. Il faut dire qu’en isolement forcé, les journées ont parfois tendance à se suivre et se ressembler.

Des habitudes durables ?

La question reste de savoir si ces bonnes habitudes vont perdurer maintenant que le déconfinement est enclenché. 19% des personnes interrogées prévoient de continuer à consommer des repas complètement faits maison. Pour 15% il s’agira de se tourner davantage vers des repas traditionnels ou réconfortants.

On a peut-être eu la main un peu lourde niveau sucreries, mais après le confinement, tout ça sera fini pour 17% des Français et Françaises – par manque de temps ou par désir de « reprendre de bonnes habitudes ». 15% des personnes interrogées ont également déclaré qu’elles arrêteraient de prendre des apéros en fin de journée, dont la pratique à distance a été largement démocratisée grâce aux outils de visio.

Les équipes de Just Eat et l’IFOP prévoient une nouvelle vague dans quelques mois pour faire le point sur ces belles intentions – qui devront peut-être se confronter à la réouverture de nos restaurants préférés

Mélanie Roosen - Le 13 mai 2020
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