Un écran d'ordinateur Mac entouré de deux miliatires

Ukraine-Russie : 3 signaux qui témoignent de la rapide escalade de la cyberguerre

© Montage via freepng

Les Anonymous qui se mobilisent contre Vladimir Poutine, appels aux hackers pour venir en aide à l'Ukraine, crash du média RT... La guerre se joue aussi en ligne et la contre-attaque ukrainienne s'organise.

Dans le conflit se déroulant aux portes de l'Europe, les opérations militaires se doublent dorénavant d'enjeux cyber. Comme l'expliquait récemment David Chavalarias, directeur de recherche au CNRS, et Asma Mhalla, spécialiste en Tech Policy, enseignante à Sciences Po Paris, la guerre en Ukraine sera hybride : après avoir été préparée par « une guerre informationnelle », elle se jouera non seulement sur le terrain mais aussi dans le cyberespace.

Zoom sur 3 signes qui soulignent la rapide escalade de la cyberguerre.

L'appel de l'Ukraine aux hackers pour se défendre contre la Russie

Selon deux sources qui témoignent pour Reuters, le gouvernement ukrainien a lancé un appel au réseau sous-terrain de hackers pour aider à protéger des infrastructures à l’importance critique et mener des missions de cyberespionnage contre les troupes russes. Selon la dépêche de l'agence de presse britannique, des appels aux hackers volontaires ont commencé à apparaître sur les forums de la communauté cyber locale jeudi matin, alors que de nombreux habitants fuyaient Kiev et que les forces russes attaquaient déjà différentes villes ukrainiennes.

« Cyber communauté ukrainienne ! Il est temps de s'impliquer dans la cyberdéfense de notre pays » , pouvait-on lire dans un des posts publiés hier matin. Le message demandait aux pirates et experts en cybersécurité de soumettre une candidature via Google Docs, en énumérant leurs spécialités (développement de logiciels malveillants, etc.), et références professionnelles.

Son auteur, Yegor Aushev, cofondateur de la société de cybersécurité Cyber ​​Unit Technologies - entité connue pour sa collaboration avec le gouvernement ukrainien sur la défense des infrastructures critiques - a déclaré à Reuters qu'il avait écrit le message à la demande d'un haut responsable du ministère de la Défense qui l'aurait contacté le jour de l'invasion. Yegor Aushev a expliqué que les volontaires étaient divisés en unités défensives et offensives. L'unité défensive serait dédiée à la défense des infrastructures telles que les centrales électriques et les systèmes d'approvisionnement en eau... En 2015, 225 000 Ukrainiens avaient perdu l'électricité suite à une cyberattaque attribuée aux hackers russes.

Les Anonymous lancent des attaques contre la Russie

Dans un tweet publié jeudi vers 22h (et déjà repartagé près de 8 000 fois), le collectif de hackers anonymes a annoncé prendre part à des opérations pour contrer la Russie.

« #Anonymous est actuellement impliqué dans des opérations contre la Fédération de Russie. Nos opérations visent le gouvernement russe. Il est inévitable que le secteur privé soit également touché. (...) Nous voulons que le peuple russe comprenne que nous savons qu'il lui est difficile de dénoncer son dictateur par peur des représailles. En tant que collectif, nous ne désirons que la paix dans le monde. Nous voulons un avenir pour toute l'humanité. Sachez alors que tandis qu'aux quatre coins du monde des gens réduisent en miettes vos fournisseurs d'accès Internet, cela est entièrement dirigé contre les actions du gouvernement russe et de Poutine », annonçait le tweet.

Parmi les actions déjà revendiquées, le crash du site de RT, anciennement Russia Today, la chaîne de télévision d'information internationale en continu financée par l'État russe.

La Russie met en ligne de faux sites gouvernementaux

D'après Le Monde, des chercheurs en sécurité informatique officiant avec le média d’investigation Bellingcat ont dévoilé la mise en ligne de sites piégés, copies conformes de sites officiels ukrainiens. Ces derniers auraient été conçus pour « inciter des cibles en Ukraine à télécharger un logiciel malveillant, dont l’infrastructure technique est liée à de précédentes opérations menées par les services de renseignement militaire russe, le GRU ». Toujours selon le quotidien, ces sites auraient été développés dès décembre 2021 en vue d'une opération contre l'Ukraine. Les répliques des sites en question avaient été agrémentées d'un bouton intitulé « Je soutiens le président », dont l'activation aurait déclenché le téléchargement d’un logiciel malveillant. À ce jour, les fonctions du logiciel demeurent floues.

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commentaires

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  1. arcom dit :

    Cool,je me sent moin seule a essayé d'haker les Russe les missile nucléaire c'est chau
    Merci a vous est Bonne chance les haker !

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