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Loana dans une pub GiFi

Sexisme, grossophobie… On n’arrête plus GiFi

Le 26 juin 2017

Alerte récidive : GiFi persiste et signe dans le mauvais goût, avec une publicité où Loana et Benjamin Castaldi se retrouvent autour d’un spa gonflable. Ambiance.

L’année dernière, GiFi sombrait dans le sous-entendu lourdingue et sexuel pour l’application Bravoloto, qui permettait de gagner des cartes cadeaux.

Mauvais goût et humour douteux : le cocktail n’a pas semblé échauder la marque, qui récidive avec un spot franchement limite. Pour la promo de ses spas gonflables, GiFi a fait appel à Loana, célèbre pour son épisode coquin dans la piscine de Loft Story, et Benjamin Castaldi, présentateur de l’émission à l’époque.

Beaucoup de blabla avant de rentrer dans le vif du sujet – un dialogue où les deux acolytes se remémorent le bon vieux temps… Et tombent déjà dans les dérives du body-shaming. Innocente, Loana se targue que les deux n’ont pas changé… ce qui lui vaut un gros haussement de sourcils de la part de Castaldi.

Le décor est planté, mais le clou du spectacle intervient quand Loana, trempant l’orteil dans le jacuzzi, perd instantanément quelques kilos. On vous laisse juger.

On s’amuse donc ici du physique d’une jeune femme dont les soucis de santé et la fragilité psychologique ont été étalés partout dans les médias. Bien joué.

Et puisque Loana semble s’amuser elle-même de la publicité – elle a notamment partagé la vidéo sur son compte Facebook, en disant « adorer » le résultat – certains jugent acceptable le fait de s’en amuser aussi. « Elle a dit oui, après tout ».

Sauf que ça n’enlève rien au côté sexiste et humiliant du spot.

Si nous n’avions pas réussi à obtenir les chiffres de l’opération de l’an passé, il faut croire qu’elle a plutôt réussi aux équipes, puisque la marque se plaît à réitérer l’exercice. A noter que sur la page Facebook de GiFi, si les commentaires ayant le plus d’impact sont plutôt négatifs, les « réactions » sont plutôt positives : une majorité de « likes » et de « haha ».

La soi-disant autodérision de la création laisse un goût amer : à l’heure où les marques se battent (enfin) pour l’acceptation de soi et la promotion d’une image du corps féminin plus diverse, certains ne reculent devant rien pour un coup de projecteur.

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