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Non, vous n'êtes pas que des data

Le 21 févr. 2017

Vos données ne résumeront jamais l'intégralité de votre personne. Si vous en doutiez encore, c’est aujourd'hui l’un des messages que la banque privée Investec tente de nous faire passer dans son nouveau spot #MoreThanData.

 

Data, big data, data mining… Ces termes nous sont tous familiers, que l’on en combatte les principes ou que l’on en défende l’utilité en termes de ciblage et de productivité. Mais qu'on en parle en bien ou en mal, la data devient une obsession des sociétés modernes. C’est sur ce terreau qu’Investec, un groupe spécialisé dans la banque et la gestion d’actifs, dévoile la campagne "#MoreThanData – We See You", en collaboration avec l’agence Wunderman Aqua (Afrique du Sud), la maison de production Velocity Film et Glassworks Londres. Inspirée d'une découverte incongrue, à savoir le fait qu’Ozzy Osbourne et le Prince Charles possèdent un profil démographique pratiquement identique (âge similaire, nés en Angleterre, aisés et tous deux pères), la campagne s’attache à démontrer que nos données ne reflètent pas les caractéristiques premières qui nous définissent et qu’elles ne sont qu'un pâle reflet de ce que nous sommes réellement. Il est des détails, des aspérités et des moments de nos vies que les marques ne connaissent pas et ne connaîtront jamais, même en récoltant nos données. Et c'est tant mieux.

#MoreThanData - We See You

" Les fournisseurs de services sont de plus en plus dépendants des données et de l'analyse pour établir les besoins de leurs clients, mais c'est dans ce processus de numérisation que les individus perdent leur caractère unique (...) "

Theo Ferreira de Wunderman Aqua

Le besoin du contact humain le ras-le-bol généralisé d'être réduit à une suite de données laisse songeur quant à la rapidité de développement des chatbots, ces petits robots numériques qui pourraient remplacer l’interaction humaine au sein même de la relation client…

Non, ce n’est pas un hasard si vous pensez à Matrix ou au générique de Black Mirror. Si l’esthétique très chiadée du film est impressionnante, c’est surtout la maîtrise des techniques 2D et 3D qui accroche l’œil et nous donne la désagréable impression d’être face à des créatures totalement numérisées... à l'humanité troublante. Cet effet est obtenu par la distorsion et la reconstruction du visage de chaque acteur. Pendant le tournage, l’équipe a parallèlement commandé des scans faciaux sur lesquels se baser pour travailler les textures. Les visages ont été traités de manière à ce que tous aient la même typologie et le même nombre de points. Ils ont ensuite alimenté divers systèmes de données et de particules 3D pour faciliter, unifier et fluidifier les transitions d’un visage à un autre. Tout un programme qui ferait presque de l’ombre aux acteurs (encore) constitués de chair et d’os…

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