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Les affiches Poltergeist terrorisent les passants

Le 28 juill. 2015

Le remake de Poltergeist a affolé les coulrophobes. Les peureux des clowns ont en effet jugé inacceptables les affiches qui ornaient les villes du Royaume-Uni et ont porté plainte. Le verdict est tombé hier…

La coulrophobie, c’est cette peur extrême ou irrationnelle ressentie par certaines personnes en présence de clowns. Récemment, la promotion du film Poltergeist a réveillé les angoisses de quelques habitants du Royaume-Uni en affichant un clown au sourire maléfique accompagné d’un slogan qui laisse peu de place à l’imagination : « They know what scares you » (« Ils savent ce qui vous effraie »).

Il n’en fallait pas plus pour que l’Advertising Standards Authority (ASA), l’organisme de régulation de la publicité au Royaume-Uni, reçoive plus de 70 plaintes. Bien que le film soit sorti le 22 mai chez nos voisins d’Outre-Manche, l’ASA s’est prononcée hier sur le sort de ces publicités, visibles sur les bus. Verdict : « Nous constatons que la publicité était sombre et qu’elle figurait un clown à l’aspect débraillé sortant du poster. Cependant, nous considérons que l’illustration n’était pas menaçante et constatons que la publicité ne comportait pas d’autres images pouvant provoquer une situation de stress. La mention apposée à la publicité, « ILS SAVENT CE QUI VOUS EFFRAIE. POLTERGEIST », dans le contexte de la promotion d’un film d’horreur, n’était pas explicitement menaçante ou suggérant un danger, mais devait plutôt être comprise comme l’illustration d’un film de cette catégorie ». L’ASA ajoute reconnaître que les publicités ont pu effrayer certaines personnes, mais qu’il ne s’agissait pas d’un cas d’affichage irresponsable.

Rappelons que dans le métro parisien, les clowns diaboliques de Poltergeist allaient un cran plus loin, puisqu’ils s’affichaient sur les écrans animés qui habillent les gares et les stations… Stéphane Martin, Directeur Général de L'ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité), nous livre son point de vue. « Les afficheurs doivent toujours faire attention à respecter l'œuvre ». Dans le cas de Poltergeist, il était clairement indiqué qu’il s’agissait d’un film : les écrans et affiches s’inscrivaient dans un cadre artistique. « Cela peut effectivement représenter une difficulté pour les parents, qui doivent faire acte de pédagogie sur la différence entre réalité et fiction ». Le contenu doit donc être fidèle à l’esprit du film sans risquer d’exposer une population qui n’irait pas le voir au cinéma à des scènes inappropriées ou choquantes. Pourtant, les affiches du film Les Infidèles avaient été retirées des réseaux d’affichage en 2012… Une décision qui s’explique par leur caractère sexuel très fortement suggéré : « il ne s’agissait pas d’extraits du film, mais de créations ad hoc représentant un acte sexuel, une situation réaliste. Il peut être compliqué de faire aux enfants un cours d’éducation sexuelle à un arrêt de bus… En ce qui concerne Poltergeist, nous sommes clairement dans une situation fictionnelle, même si la violence ou l’horreur posent toujours des questions et font réagir : l’affichage s’adresse à toutes les catégories de la population ». 

 

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