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Fantôme dans la ville

Après sa victoire contre la Jordanie, l’Uruguay fait revivre le spectre qui a terrorisé le Brésil pendant les années 50. Une création irrésistible de Puma.

L’équipe de Football de l’Uruguay, surnommée la Céleste, a décroché mercredi dernier le 32ème et dernier billet pour le Mondial 2014 de football: face à la Jordanie, l’Uruguay a concédé le nul 0 à 0 à Montevideo.

 

En juin, la Céleste jouera donc la coupe du monde au Brésil, un pays qu’elle connaît bien pour lui avoir infligé une raclée de taille dans les années 50 : un souvenir extrêmement douloureux dans la mémoire collective brésilienne où football rime souvent avec religion.

Retour sur un évènement sportif qui a plongé tout un pays dans le désarroi : à l'occasion de la coupe du monde de 1950, 12 ans après une interruption liée à la seconde guerre mondiale, le Brésil, en tant que pays hôte, faisait construire le stade Maracanã. L’équipe de football brésilienne y avait alors effectué un parcours de titan, battant à plat de couture presque toutes les équipes qui lui faisaient face pendant les matchs. Pour les brésiliens, la victoire de la Seleçao ne faisait aucun doute : la veille du match décisif, les joueurs, convaincus de leur victoire finale, défilaient dans les rues de Rio, sous l’applaudissement d’une foule en liesse. Pourtant, le 16 juillet 1950 ne se déroula pas tout à fait comme prévu : la « finale » de la Coupe du monde de football 1950 vit l'Uruguay battre le Brésil chez lui avec un score de 2-1, devant des supporters et des officiels anéantis. Ce match porte dorénavant le nom de « Maracanaço » (le coup de Maracana) et le 16 juillet est désormais une journée noire au Brésil.

 

La Maracanã est le stade qui accueillera le plus grand nombre de matchs, sept au total, dont la grande finale, le 13 juillet 2014. Aussi, avec la qualification de l’Uruguay le 20 novembre dernier et son arrivée prochaine sur les pelouses du Brésil, Puma n’a pu s’empêcher de venir titiller les brésiliens. Dans un film diffusé au lendemain de la qualification de l’Uruguay, l’équipementier sportif a mis en scène un fantôme, baptisé "El Fantasma del 50" : il se charge d’hanter les recoins du Brésil, de ses plages à ses favelas, et de rappeler à tous que la Céleste, premier pays vainqueur de la Coupe du monde de football en 1930, est en mesure de réitérer son exploit de 1950.

Le message est clair : tremble Brésil, tremble… Toujours est-il que le spot publicitaire TV est hilarant. Il est signé de l’agence Notable et produit par Metrópolis Films.

 

 

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