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La série animée « Stoner Cats » présage-t-elle de la chute de Disney ?

© capture d'écran du trailer de Stoner Cats (YouTube)

Tremble Disney ! Les chats fumeurs de marijuana ont trouvé leur public et ils n'ont plus besoin de l'aval de tes studios. Le début d'une révolution ?

Qu’il s’agisse d’Art contemporain avec Beeple, ou de football avec Sorare, de nombreux marchés s'emparent des NFT (non fungible tokens). Avec la série animée des « Stoner Cats », c’est du côté du cinéma indépendant que cela se passe. Lancée en juillet 2021 par un casting prestigieux, la série animée « Stoner Cats » a entièrement été financée grâce aux ventes de NFT. Décryptage.

Un casting de qualité, un braquage réussi

Dans l’industrie du film, c’est peut-être l’expérience de financement alternatif la plus étonnante de ces derniers mois. Lancée l’été dernier, la série animée « Stoner Cats » raconte la vie de chats domestiques qui se mettent à consommer la marijuana de leur maîtresse. Aux manettes de ce projet farfelu, que du beau monde : Jane Fonda, Ashton Kutcher, Mila Kunis pour les voix, aidés par les créateurs de Toy Story 2 pour les dessins. Ce projet avait-il des difficultés à se faire financer ?

Peut-être. Mais quand on a Vitalik Buterin, cocréateur de la cryptomonnaie Ethereum pour membre fondateur... on se doit de trouver un montage un peu moderne. Pour financer la série, le russo-canadien a misé sur un système de financement participatif mais entièrement en NFT. Bien aidée par l’aura des membres du casting et par la hype pour les jetons non fongibles, l’équipe derrière « Stoner Cats » a écoulé près de 10 000 NFT relatifs à la série... en moins d’une demi-heure selon les Echos. Un coup de poker réussi, estimé à près de 8 millions de dollars, quand même.

Un système de financement en cercle fermé

En achetant ces NFT, les propriétaires des jetons obtiennent la garantie d’accès à toutes les prochaines productions de l’équipe « à perpétuité », aux produits dérivés et même un droit de participation au processus de création des épisodes. Plus loin encore, l’éventualité que les propriétaires des NFT puissent faire du placement de produit dans les prochains opus de la série est aussi envisagée. Par de telles démarches, Mila Kunis et ses compères établissent un système de cercle fermé entre créateurs et ceux qui les soutiennent, en s’assurant que la partie reste de l’ordre du donnant-donnant. En ce sens, chaque investisseur entre dans l’engrenage de production, à un moment ou un autre. Un système novateur qui par son efficacité éclair devrait faire pâlir les plus sceptiques.

S’éloigner des circuits de financements traditionnels, plusieurs grands noms d’Hollywood l’ont déjà en tête. En décembre dernier, Niels Juul, le producteur historique des films de Martin Scorsese, se tournait vers les NFT pour financer le prochain film du réalisateur culte d’Hollywood. Du cinéma indépendant aux blockbusters hollywoodiens, ces nouveaux modes de financements pourraient bien faire basculer l’Industrie du cinéma vers de nouvelles pratiques. Des projets moins lisses. De nouveaux argentiers. Vous la voyez venir, la révolution ?

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