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Plusieurs femmes dans une usine textile
© AleksandarGeorgiev via Getty Images

Visiter des entreprises plutôt que des musées : l’essor du tourisme industriel en France

Le 6 juill. 2020

La crise sanitaire a redessiné les ambitions estivales de bon nombre d’entre nous. En France, le tourisme industriel pourrait en bénéficier.

Visiter des usines plutôt que des châteaux, c’est le credo d’Entreprise et Découverte, l’association nationale de la visite d’entreprise. Présenté comme ça, ça ne rivalise pas forcément avec une session plage, glaces et bigorneaux. Et pourtant, le principe rencontre un vrai succès en France.

Une visite guidée mais pas façon musée

Au micro de France Inter, Cécile Pierre, déléguée générale d’Entreprise et Découverte, explique le fonctionnement. Moyennant un droit d’entrée, on visite les dessous de certaines entreprises. La spécificité de l’activité, c’est que l’on peut interagir avec les équipes qui travaillent sur place. « On est au cœur de l’usine, on se promène, on déambule selon un parcours guidé à travers les machines. » Pouvoir échanger avec les personnes qui travaillent sur place, c’est selon elle la différence entre la France et les autres pays. Le tourisme industriel existe ailleurs, précise-t-elle, mais prend souvent la forme d’une visite en mode « musée ». En France, « on échange avec les salariés, ils expliquent leur savoir-faire, l’histoire et la mission de l’entreprise. » C’est d’ailleurs tout l’intérêt pour ces dernières : un bon moyen de communiquer et d’intéresser le public à leur activité.

Une activité rémunératrice

L’enjeu de com’ n’est pas le seul qui intéresse les entreprises. Dans les colonnes de L’Usine Nouvelle, Emmanuel Blanc, dirigeant de Terre de Sel, partage l’attrait économique de la démarche. La filiale touristique de la coopérative des Salines de Guérande organise des visites payantes, autour de 10 euros. Résultat : ce sont 2,6 millions d’euros de chiffre d’affaires générés chaque année, 20 emplois équivalents temps plein. Petit bonus : la boutique située en fin de parcours, qui permet d’écouler 135 tonnes de sel.

Tous les secteurs concernés

Cécile Pierre partage des chiffres éloquents : en 2019, 15 millions de personnes ont choisi de faire du tourisme industriel, contre 13 millions l’année précédente. Agro-alimentaire, mode, cosmétique… toutes les industries sont concernées. Au total, ce sont 2 000 entreprises qui ouvrent leurs portes chaque année. « C’est une autre forme de tourisme culturel, explique Cécile Pierre. Les visites peuvent se faire partout en France. On constate une véritable appétence pour les métiers d’art ou de la cosmétique. »

Combiner tourisme local, tout en soutenant les industries françaises : le combo semble particulièrement adapté à la période.

Mélanie Roosen - Le 6 juill. 2020
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