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Une femme blonde en train de faire du télétravail
© Paige Cody via Unsplash

Télétravail : 62% des gens voudraient en faire plus après le confinement !

Le 14 avr. 2020

Le confinement nous oblige à revoir nos usages au travail. Alors que de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un télétravail forcé, Deskeo publie les résultats surprenants d’un sondage.

Avant la crise du coronavirus, les pro-télétravail militaient activement pour une démocratisation de la pratique, mettant en avant ses nombreux avantages. Emploi du temps et lieu de travail flexibles, plus grande autonomie, et même augmentation de la performance... un package plutôt tentant. Seul problème : des entreprises frileuses à l’idée de perdre le contrôle sur leurs équipes.

Alors quand celles-ci ont été obligées de passer en télétravail à cause de la crise sanitaire actuelle, on aurait pu penser que certaines personnes se réjouiraient. Mais aux grandes promesses vendues par ce mode de travail s’est opposée une réalité violente : le manque de préparation des entreprises, des travailleurs et travailleuses en manque de leurs collègues, et un management pas vraiment serein.

Pourtant, en 5ème semaine de confinement, Deskeo publie un sondage surprenant : 62% des Français et Françaises voudraient faire plus de télétravail une fois la situation apaisée. Un chiffre qui contraste avec un premier sondage réalisé aux premiers jours du confinement – 76% des personnes interrogées regrettaient déjà leurs bureaux !

Suffit-il de prendre ses marques pour apprécier une situation ?

Oubliés, les traumatismes des premiers jours ? Les individus interrogés estiment qu’au bout de 4 semaines d’entraînement intensif au télétravail, il est plus facile de se rendre compte des avantages offerts par la pratique. Le premier ? On n’a plus à perdre du temps dans les transports (38%). C’est sûr que quand le trajet lit-bureau est de cinq minutes enfilage-de-pantoufles-compris, on est plutôt large. Il semble aussi que l’on ait rapidement oublié nos collègues qui nous manquaient tant au début du confinement. D’après Deskeo, nous serions 27% à apprécier travailler plus au calme pour se concentrer.

Être au calme et combiner l’émulation collective, c’est possible ?

Petit paradoxe, même si nous aimons plutôt travailler au calme, il semble que l’émulation collective permise au sein d’un espace de travail dynamique manque à 43% d’entre nous, de même que les échanges entre collèges (35%).

Alors on fait comment ? A priori, il s’agirait de revoir l’organisation du travail. Clairement, l’open space et ses bruits dérangeants ne sont pas vraiment adaptés à la concentration. Plusieurs solutions peuvent être explorées. Côté aménagement des lieux, ce pourrait être la création de bureaux fermés et d’espaces dédiés aux discussions de groupe. Côté aménagement des emplois du temps, ce pourrait être des temps dédiés au télétravail et d’autres au présentiel pour favoriser les échanges et l’émulation collective.

Et les entreprises, dans tout ça ?

Une fois qu’on a sondé les travailleurs et travailleuses, il reste à voir ce que pense leur employeur. Les hommes sont plus confiants (55%) que les femmes (47%) sur le fait que leur entreprise acceptera plus facilement le home office à la fin du confinement, mais c’est loin d’être gagné. Le principal obstacle ? Une culture du présentéisme dont il semble difficile de venir à bout. Là encore, les femmes sont moins sereines que les hommes puisqu’elles sont 41% vs 37% à la craindre. Des chiffres qui montrent qu’en entreprise, les femmes subissent encore le manque de confiance de leur hiérarchie. Et ça, rien ne garantit que le confinement y changera quoi que ce soit…


Méthodologie :

Enquête réalisée auprès de 2 915 professionnels répartis sur l'ensemble du territoire français, effectuée en ligne, sur le panel propriétaire BuzzPress France, selon la méthode des quotas, durant la période du 2 au 8 avril 2020. Profils des personnes interrogées : 19% d'indépendants, 81% de salariés. Nombre de salariés : 25% de 1 à 10, 36% de 10 à 50, 31% de 50 à 200 : 8% plus de 200. Répartition des secteurs d’activités concernés : Assistanat, Administration : 6% / BTP, Chantier, Bureau d'études : 6% / Commerce, Marketing, Vente : 17% / Conseil : 8% / Direction générale, Direction centre de profits : 5% / Informatique, Télécoms : 17% / Restauration, Tourisme, Hôtellerie, Loisirs : 14% / Santé, Social, Service à la personne : 9% / Production, Maintenance : 1% / Environnement, Aménagement : 1% / Distribution, Magasin : 5% / Gestion, Finance, RH, Comptabilité, Audit : 6% / Métallurgie, Mécanique, Aéronautique : 1% / Logistique, Achat, Stock, Transport : 3%, Agri-Agro

Mélanie Roosen - Le 14 avr. 2020
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