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Une voiture sur une route au milieu d'une forêt
© franckreporter via Getty Images

92% des gens veulent que leur entreprise s’engage dans l’économie positive

Le 25 juin 2020

Les entreprises peuvent-elles être motrices de l’économie positive ? La majorité des travailleurs et travailleuses en France le pensent. Mais certains freins subsistent.

Une économie en faveur d’un monde plus durable, plus inclusif et plus responsable, c’est possible ? C’est le pari de l’Institut de l’Économie Positive, qui accompagne les entreprises dans leur transformation. Avec l’agence Insign et OpinionWay, les équipes ont sondé les travailleurs et travailleuses en France sur le rôle que doivent tenir les organisations pour parvenir à cette nouvelle économie.

Les entreprises sont jugées légitimes dans la mise en place d’une économie positive

92% des personnes interrogées sont favorables à la mise en place d’une stratégie positive dans leur entreprise. Elles sont d’ailleurs jugées plus responsables (89%) dans cette mise en place que les gouvernements (84%).

Les bénéfices estimés sont multiples : améliorer l’image de l’entreprise auprès du grand public, renforcer le sentiment de fierté et d’appartenance des équipes, favoriser l’attractivité pour les futurs talents.

Près de 9 individus sur 10 (87%) sont même prêts à s’investir pour mettre en place de cette stratégie avec 3 motivations : la quête de sens, le sentiment d’utilité au travail, et la contribution à un monde meilleur.

Différents leviers d’action

Quand on interroge la population sur les leviers à actionner par les entreprises pour s’engager dans l’économie positive, c’est l’empreinte environnementale qui remporte les suffrages (90%), suivie des conditions de travail et du bien-être des équipes à égalité avec le développement des connaissances (89%), de la définition et du partage d’une vision stratégique à long terme (88%), de l’équilibre dans la redistribution des bénéfices de l’entreprise (87%), de l’innovation des produits et des services (84%).

Rien de concret pour l’instant

De belles envies donc, mais qui se heurtent à un manque d’actions concrètes au quotidien. Seules 4% des personnes interrogées pensent que leur entreprise s’inscrit dans une démarche positive. Et la première cause d’inaction mentionnée par les autres est… le manque de volonté des dirigeants.

Parmi les freins identifiés, il y a la perception du coût : changer, ça coûte cher. Dans les faits, c’est juste : la transformation vers une économie positive demande des investissements, notamment pour la formation des collaborateurs et collaboratrices. Les enjeux de productivité et de rentabilité tels qu’ils sont considérés actuellement ne favorisent pas non plus la transformation économique comme levier de compétitivité. Autre blocage, un peu contre-intuitif : la peur des attaques qui viendraient de l’extérieur ! Marie Even, Secrétaire Générale chez Cdiscount regrette que lorsqu’une entreprise s’exprime sur le sujet, elle soit « taxée de greenwashing » car les actions ne sont jamais jugées suffisantes. Du côté des individus, le rapport note la peur de passer pour un utopiste désintéressé des enjeux business.

Un sentiment qui s’exporte au-delà du simple cadre de l’entreprise : 67% pensent que les conditions de développement d’une économie positive ne sont pas réunies en France. À noter : les 18-24 ans sont les plus pessimistes, puisque cette proportion grimpe à 77% pour cette tranche d’âge.

Mélanie Roosen - Le 25 juin 2020
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  • Merci Mélanie pour ces infos intéressantes.
    "les 18-24 ans sont les plus pessimistes", ce n'est pas rassurant. Cela témoigne du chantier immense à mener dans les écoles pour adapter les enseignements et donner les outils de cette transformation.
    A bientôt,
    Laurent