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monkey money

Chaos Monkeys, le livre qui détrône la Silicon

Le 6 sept. 2016

Antonio Garcia Martinez livre un témoignage à l’acide sur les dessous de la Silicon Valley... et de ses acteurs.

Paru en juin dernier, Chaos Monkeys : Obscene Fortune and Random Failure in Silicon Valley est unanimement salué par la presse Outre-Atlantique comme le livre business à lire :

 

"Découvrir la folie, l'égocentrisme et la cupidité de la Silicon Valley n’est pas joli. Mais cela nous permet de la voir telle que la plupart d'entre nous ne l’avions jamais vu et telle que nous ne sommes pas près de l'oublier." Margaret Sullivan, Washington Post

"Un guide irrésistible et indispensable sur l’univers de la technologie...  A lire absolument." Jonathan A. Knee, New York Times

"Un conte sans fard... sur la Silicon Valley."  CBS This Morning

"Retrace l'évolution des médias sociaux et du marketing en ligne et révèle comment ils sont devenus une partie de notre vie quotidienne et comment ils affecteront notre avenir." Leonard Lopate, WNYC

 

Certes, le livre est souvent jugé médiocre sur sa forme : ses 500 pages auraient pu tenir sur 300. Par ailleurs, son auteur, imprégné de la culture qu’il dénonce, en garde les usages : son égocentrisme et son narcissisme alourdissent le récit. Quand à sa dédicace « à tous mes ennemis », elle résume assez clairement l’état d’esprit qui préside à l'ensemble… Mais l'auteur ne se cache de rien : diplômé de physique de l'université de Berkeley, il a voulu faire fortune, il l'a fait, et coule des jours heureux sur un voilier qui trempe dans la baie de San Fransisco.

Toutefois, son témoignage sans concession sur les dessous des entreprises où il a sévi, notamment Facebook et Twitter, sur leurs modes de recrutement, de management, de négociation, leur philosophie… remet quelques-uns de nos fantasmes à plat. Non, les petits génies de la techno et de la finance n’ont pas vocation à inventer un monde meilleur… ils sont surtout là pour satisfaire des besoins plus primaires et qui ne sont pas fondamentalement différents de ceux de leurs aînés.

 

Le monde de la Silicon n’est pas pire que celui de l'industrie traditionnelle ou celui de la politique, mais certainement pas meilleur non plus.

 

Antonio Garcia Martinez

Ceux qui en doutaient vont être déçus... Une prise de conscience salutaire.
ITW de Antonio Garcia Martinez
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