Homme aux toilettes avec son téléphone portable

Instagram : les nudes non sollicités en DM, c’est bientôt fini

© Manuel-F-O - getty

L’exhibitionnisme en ligne est un véritable fléau. Pour lutter contre ces pratiques, Meta a confirmé travailler sur une fonctionnalité permettant à Instagram de bloquer automatiquement les photos de nues dans les messages.

« Arrête d'envoyer des nudes, sinon je ne fais pas décoller l'avion !  » Après l'annonce d'Instagram qui entend lutter contre le « cyberflashing » (l'envoie de clichés de nus non sollicités), ce type de déclarations devrait bientôt appartenir au passé.

Clap de fin pour les dick pics en DM

Selon les informations de The Verge, Meta développe actuellement un filtre baptisé « Nudity Protection ». Sa fonction : rendre impossible l’envoie de « dick pics » et autres contenus sexuels via messages. Basé sur une intelligence artificielle, le filtre reconnaîtra et bloquera automatiquement les images nues. Si Meta a confirmé le développement, aucun calendrier de mise en ligne n'a encore été avancé.

Couvrez ce pénis que je ne saurais voir

Le réseau social a précisé que la technologie ne permettra pas à Meta de visualiser les messages réels ni de les partager avec des tiers. La porte-parole de Meta, Liz Fernandez a indiqué que l'analyse des photos ne nécessitera pas de stockage sur les serveurs d'Instagram et se fera grâce aux technologies déjà présentes sur les appareils : « Nous travaillons en étroite collaboration avec des experts pour nous assurer que ces nouvelles fonctionnalités préservent la vie privée des personnes, tout en leur donnant le contrôle sur les messages qu'elles reçoivent. »

Meta précise que la fonctionnalité sera facultative, à l'instar de « Hidden Words » (mots interdits) qui permet de bloquer les commentaires racistes, sexistes et homophobes. Pas de panique donc : si vous aimez envoyer et/ou recevoir des « nudes » , ça sera toujours possible.

Dick pics : légiférer pour dissuader

La fonctionnalité en réjouira néanmoins plus d'un.e. Selon un article de TerraFemina : « 70 % des jeunes femmes auraient déjà reçu une "dick pic", une photo de pénis en érection, non sollicitée ». Un rapport du Pew Research Center a aussi révélé que 33 % des femmes américaines de moins de 35 ans avaient été harcelées sexuellement en ligne. Des proportions qui obligent les États à prendre des mesures à l'image du Royaume-Uni ou le « cyberflashing » est désormais passible de deux ans de prison. En France, l’article 624-2 du Code Pénal prévoit une amende de 750 euros pour les envois de « dick pic » sans consentement. Amende qui peut monter jusqu’à 1 500 euros lorsque la victime est mineure.

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.