Les ours du film Plush

Un film d’animation à base de NFT, d'ours et de Kev Adams : ça y est, les NFT sont partout

© Plush

L’annonce de Plush, premier film d’animation financé grâce aux NFT, illustre la rapide popularisation de ces derniers auprès du (très) grand public. 

Prenez des oursons en peluche, des NFT et Kev Adams, et mettez-les dans un film d’animation sur l’urgence environnementale. Ce combo improbable n’a rien d’une blague. Le Parisien révèle la préparation du film d’animation français Plush, qui mettra en scène des nounours en peluche dont les voix seront interprétées par Kev Adams et une flopée d'acteurs dont Gérard Darmon et Camille Lellouche. La particularité de ce film, produit par la société Illuminart et les studios Rooftop Production et Karlab, est qu’il sera financé par des NFT, ces jetons numériques permettant d’authentifier une œuvre numérique

Concrètement à partir de la mi-mai, n’importe quel internaute pourra acheter des NFT à l’effigie d’un ours en peluche. Il en existera 50 000. Comme de nombreuses collections de NFT, leur design, élaboré par les graphistes des Minions et Comme des Bêtes, a été généré par un algorithme aléatoirement. Certains portent une robe, d’autres une coiffure improbable, une épée, des plumes… Ils se vendront 1 250 euros pièce et leur propriétaire ne saura pas à quoi ressemble chaque ours avant de l’avoir acheté. Ce n'est pas la première fois qu'un film se finance grâce aux NFT : A Wing and a Prayer, le prochain film de Martin Scorsese, sera lui aussi produit via la vente de 10 000 tokens.

Des investisseurs co-producteurs et co-scénaristes

L’argent levé servira donc à financer ce long métrage en 3D prévu pour Noël 2023. Et les heureux propriétaires d’oursons auront en plus l’opportunité de devenir co-producteurs du film. Puisque 80 % des recettes du film leur seront reversés, explique Le Parisien. Par ailleurs, leur NFT leur donne un droit de vote sur le scénario du film. Évidemment, comme tout NFT, les nounours pourront aussi se revendre sur la place de marché OpenSea. 

Sur les réseaux sociaux, Kev Adams et Camille Lellouche ont fait la promotion de Plush ces derniers jours. Voir des acteurs aussi grand public parler de NFT en toute décontraction est aussi le signe que la technologie tente une incursion dans la culture mainstream. 

Des NFT à partir de trois ans 

Et ce n’est pas l’unique signal de cette démocratisation à marche forcée du marché des NFT. Le New York Times rapporte l’existence de Zigazoo, une plateforme qui vend des NFT au public - a priori le plus loin de cette tendance : des enfants de 3 ans. Pour plaire aux plus jeunes, ces NFT sont à l’effigie de personnages de chaîne YouTube pour bambins. La mission de l'application est de « donner aux enfants les moyens de façonner le paysage des NFT et du Web3 », de les aider à « s'exprimer à travers l'art et d’acquérir des compétences financières essentielles », et de leur permettre de devenir les « citoyens numériques de demain ». 

Par ailleurs, les jetons non fongibles devraient également faire leur entrée sur le réseau social le plus grand public : Facebook. Meta a annoncé il y a déjà quelques mois sa volonté de mettre en place une fonctionnalité pour permettre aux propriétaires de NFT d’afficher leurs œuvres numériques sur Facebook et Instagram. Ce que Twitter propose déjà depuis janvier. 

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