habillage
premium1
premium1
Un enfant supplie sa mère qui utilisent deux téléphones en même temps.

Les ados estiment que leurs parents abusent du smartphone

Le 6 juin 2019

Vous trouvez que les ados sont collés à leur smartphone ? Peut-être, mais 40 % d’entre pensent la même chose de leurs parents, révèle une étude de l’ONG américaine Common Sense Media publiée mercredi 4 juin.

« Lâche ce téléphone ! » On pensait que la remontrance était l'apanage des parents vis-à-vis de leurs rejetons. Surprise : les adolescents trouvent aussi que leurs parents sont accros à leur smartphone. Près de 40 % d’entre eux estiment que leurs parents passent trop de temps sur leur écran. C’est le résultat d’une étude de l’ONG américaine Common Sense Media publiée mercredi 4 juin et menée auprès de 1 000 personnes aux États-Unis. 

Côté parents, le résultat est moins étonnant. 6 personnes sondées sur 10 craignent que leur progéniture développe une addiction au smartphone. Et on peut les comprendre : certaines analyses alarmistes font état d'effets néfastes de la surexposition aux écrans. Même si d’autres rapports tendent à les nuancer.

Parents et enfants ont une consommation assez similaire du téléphone. 43 % des ados consultent leur téléphone plusieurs fois par heure, contre 42 % pour les parents. 64 % des adolescents le regardent dans la demi-heure suivant leur réveil, contre 62 % pour les parents. Mais leur perception reste différente. Les plus jeunes se sentent moins accros que leurs parents. La part des parents qui pensent avoir développé une addiction a progressé de 27 à 45 % entre 2016 et 2019. Côté enfant, ce pourcentage a diminué de 50 à 39 %.

Les filles plus indulgentes que les garçons 

Les résultats varient beaucoup d’un sexe à l’autre. Les garçons sont moins indulgents envers leurs parents qu’envers eux-mêmes. Seuls 32 % jugent qu’ils passent trop de temps sur leur écran portable, mais 44 % estiment que leurs parents sont trop dessus. Le rapport est inversé chez les filles. 47 % estiment utiliser trop souvent leur appareil, mais seules 34 % pensent la même chose de leurs parents.

Selon les auteurs de l’étude, l’explication vient certainement du fait que les adultes ont intériorisé les répercussions néfastes d’un excès de temps d’écran. Les enfants, au contraire, considèrent que cette utilisation est la norme, en bons digital natives.

On se juge, mais on ne se dispute pas 

Chacun juge l’autre, mais en silence. Les smartphones sont de moins en moins source de conflit en famille. Les disputes quotidiennes liées à son utilisation ne concernent qu’un cinquième des répondants, contre un tiers en 2016. « Un résultat étrange », juge Michael Robb, l'un des auteurs de l'étude interrogé par le New York Times, qui interprète cela comme de la résignation.

Moins de coups de gueule, mais moins de communication aussi. Une étude britannique publiée en mars 2019 montrait que les familles passaient de plus en plus de temps ensemble, mais échangeaient beaucoup moins. Les temps « seuls ensemble » (passés notamment à scroller) ont augmenté de près de 41% entre 2000 et 2015. Et on ne félicite pas les adultes. Pendant un repas ou un film, ils consultent deux fois plus leur téléphone que leur progéniture.  

Les auteurs de l'étude américaine se rassure avec cette statistique : deux tiers des foyers ont mis en place des règles de conduite concernant l’usage du téléphone.

POUR ALLER PLUS LOIN

> Arnaques, nudes et complotisme : j’ai plongé dans la vie numérique des collégiens

> Plongée dans l'iPhone d'un ado titillé par ses hormones

> Surexposition aux écrans : comment accompagner les enfants

Commentaires
  • Pas un commentaire sur votre article nazi de m... C'est bon ça ^^ Continuez d'opposer les générations, j'espere que vous finirez sur le trottoir....

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.