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La surexposition aux écrans est un véritable fléau !

Le 9 avr. 2018

Alertez les bébés ! Nous découvrons les nouvelles pathologies liées au virtuel, et elles sont plus qu'inquiétantes... ITW choc du médecin Anne-Lise Ducanda.

Anne-Lise Ducanda est médecin en PMI. Depuis 5 ans, elle reçoit de plus en plus d'enfants en très grande difficulté. En cause : la surexposition aux écrans. Un enjeu qu'elle espère voir devenir une priorité de santé publique.

 

En mars dernier, vous avez posté une vidéo sur YouTube pour alerter les parents sur les dangers de la surexposition aux écrans. Comment ce problème vous est-il apparu ?

ANNE-LISE DUCANDA : Je suis médecin en PMI, je vois donc tous les jours en consultation de très jeunes enfants de classes de maternelle. J’ai constaté, depuis cinq ans environ, que les enseignants me signalent de plus en plus d’enfants en très grande difficulté. En interrogeant les parents de manière très précise, j’ai constaté que dans 95 % des cas, nous étions confrontés à un problème de surexposition aux écrans. Il n’existe pas encore de définition scientifique de ce phénomène, mais notre pratique nous permet de dire qu’il s’agit d’enfants exposés entre 4 à 5 heures par jour à des écrans nomades (tablettes, smartphones…) ou fixes, et souvent à une télévision allumée en permanence en arrière-plan dans la même pièce que l’enfant.

 

Comment expliquez-vous le caractère si massif et si récent de ce phénomène ?

A.-L. D. : On a vu arriver de manière très rapide toute une série de produits et d’environnements numériques dédiés aux tout-petits. Avec les smartphones et les tablettes, se sont développées des applis proposant des jeux, des comptines, la télévision aussi a changé : son écran immense capte encore mieux l’attention, et diffuse des programmes et même des chaînes entièrement dédiées aux tout-petits 24 h/24.

Au rayon jouets, on trouve maintenant des tablettes pour les enfants à partir de 9 mois (VTECH baby). Toutes ces technologies ont littéralement inondé les familles sans que soit émis de messages de mise en garde. Les parents se sont fait piéger. Au départ, tout cela leur a semblé magique : ils y ont vu des outils qui calment les enfants, les occupent, sans jamais provoquer de lassitude. Ils ont réellement cru que ces outils étaient bénéfiques, qu’ils avaient une vraie dimension pédagogique.

 

Vous décrivez la surexposition aux écrans comme une épidémie silencieuse. Quels symptômes constatez-vous ?

A.-L. D. : Chez les moins de 6 ans, ils sont multiples. Il y a d’abord des troubles du comportement. Certains enfants sont très inhibés, sans expression. Ils peuvent, par exemple, rester le crayon à la main sans rien faire, ne pouvant prendre aucune initiative. D’autres enfants sont très agités, et ne savent pas se calmer seul. Ils sont intolérants à toute forme de frustration, or l’école est une somme de frustrations : il faut rester en place, ne pas se disputer, ne pas parler quand la maîtresse parle… Des enfants sont déscolarisés à 3 ans, juste parce qu’ils sont totalement incapables de supporter ce régime de contraintes.

Sur un écran, ils ont appris à faire glisser les images, à effleurer l’écran mais pas à tenir avec leur main, ni à serrer leurs doigts. Ils n’ont parfois pas de force dans les doigts et certains ne peuvent pas tenir leur crayon à 4 ans. Globalement, ce sont des enfants qui ne bougent pas assez, ils ne grimpent pas, ne sautent pas, ne courent pas, et peuvent avoir de gros retards moteurs dans l’acquisition de la marche.

 

En plus des troubles de comportements, vous constatez aussi beaucoup de dysfonctionnements dans l’acquisition du langage…

A.-L. D. : Effectivement, on voit des enfants de 4 ans qui ne babillent pas, ils n’ont donc pas atteint le niveau de langage d’un enfant de 9 mois. D’autres parlent, mais de manière inadaptée. Si je leur montre l’image d’un enfant habillé en bleu avec à côté de lui des chaussures bleues, et que je leur demande : « À qui sont les chaussures ? », l’enfant répond « Bleu »… Certains sont écholaliques, ils répètent tout ce que vous dites. À la question « À qui sont les chaussures ? », eux répondront : « À qui sont les chaussures ? »

Beaucoup n’ont pas acquis le tour de parole, ils parlent tout le temps, en même temps que l’autre. Comme ils n’attendent pas que l’on ait fini de poser une question pour y répondre, évidemment leur réponse tombe totalement à côté. J’ai aussi des enfants qui ont appris à compter sur de petites applis, parfois même en anglais, mais si on leur demande de donner deux crayons, ils ne vont pas comprendre, car ils n’ont pas compris que deux pouvait correspondre à deux choses. L’enfant répète des mots mais en fait ne comprend rien. Les parents pensent qu’ils parlent, mais c’est un langage totalement inadapté. Or, si les enfants ne développent pas toutes les fonctions du langage, ils ne peuvent pas apprendre à écrire : le langage est un préalable indispensable à la lecture. Tout cela est quand même très grave.

 

Vous vous inquiétez également du manque d’interactions humaines dans les premières années de certains tout jeunes enfants ?

A.-L. D. : Les écrans sont arrivés dans la vie des enfants mais aussi dans celle des couples, et le fait que les parents soient beaucoup sur leurs écrans ne propose pas le même environnement à l’enfant. Les parents sont moins disponibles quand ils regardent une série ou leurs réseaux sociaux, et cela diminue les moments d’interactions entre parents-enfants qui sont primordiaux pour le tout-petit de 0 à 3 ans… Avant 6 mois, ils ont entre 6 et 7 heures d’éveil, s’ils passent 5 heures sur des écrans, cela joue énormément. Peu à peu, l’enfant ne va plus solliciter son parent pour lui montrer ce qu’il fait, et va rester sur une activité qui ne le développe pas et peut l’enfermer dans sa bulle.

 

Pourquoi l’apprentissage qui passe par un écran provoque-t-il des résultats si différents ?

A.-L. D. : Le petit de moins de 5 ans ne peut apprendre qu’en utilisant ses cinq sens. Quand il prend une pomme, il va sentir sa forme, son poids, son odeur, sa texture, il peut la goûter, il va constater que s’il la lâche, elle tombe, elle roule... Et le bébé a besoin de tous ces petits jeux pour que son cerveau reçoive des millions d’informations sensorielles qui seront ensuite combinées ensemble. Cela développe des connexions que les stimulations via les écrans ne proposent pas.

Entre 18 et 24 mois, le cerveau opère un élagage synaptique, il va éliminer les connexions qui ne sont pas utilisées. Un enfant qui est surstimulé par les écrans de manière inadaptée va par exemple supprimer les connexions de la motricité fine, de la communication, au profit d’autres, inadaptées, créées par la stimulation de l’écran.

 

Les symptômes semblent pouvoir disparaître assez rapidement.

A.-L. D. : Pour supprimer les symptômes de la surexposition aux écrans, la solution est simple : il faut arrêter les écrans. Tant que l’on ne l’a pas fait, on ne peut pas savoir si le problème vient effectivement de là. Cela peut paraître simple. Mais les écrans sont extrêmement addictifs, ils agissent exactement comme une drogue, donc ils sont très difficiles à arrêter. Les parents nous racontent que leur enfant se lève la nuit pour aller jouer sur leurs smartphones, que le dimanche, il se réveille de plus en plus tôt pour regarder la télévision… et quand on éteint, il hurle en se roulant par terre. Le sevrage des écrans peut durer jusqu’à quinze jours, durée pendant laquelle il va exprimer un syndrome de manque parfois très violent… Pour les parents, il est donc très difficile de le faire. C’est pour cette raison qu’il faut les informer, les aider. Nous sommes au début de tout cela, nous sommes tous en train de découvrir les nouvelles pathologies du virtuel.

 

Avec une dizaine de praticiens, vous avez créé le collectif COSE – Collectif Surexposition écrans. Quelles sont vos recommandations ?

A.-L. D. : Avant toute chose, nous l’affirmons clairement : nous ne sommes pas technophobes et, en tant qu’adulte, je suis personnellement très heureuse d’avoir des écrans qui nous rendent à tous beaucoup de services. Ce que nous dénonçons, c’est la surexposition des enfants. Cela ne signifie pas que l’enfant n’a pas le droit aux écrans, mais il faut savoir que ce n’est pas une activité comme les autres. Les écrans sont tout sauf anodins. Si leur consommation agit comme une drogue, elle doit être raisonnable, limitée, et négociée sur la base de règles claires. Pour certains parents, c’est simple de le mettre en œuvre, pour d’autres, ça l’est moins. Quoi qu’il en soit, il est certain que les écrans compliquent la tâche éducative.

 

COSE a été reçu par l’Élysée, le ministère de l’Éducation nationale, le CSA… Comment les représentants de nos institutions perçoivent-ils votre alerte ?

A.-L. D. : On a des contacts très positifs, et, en général, tous nos contacts sont très surpris : ils ne savaient pas et comprennent très bien la gravité du problème. Beaucoup veulent mettre en place des groupes de travail. Nous espérons surtout des actions fortes. Nous avons besoin d’études pour mesurer le phénomène, de campagnes de prévention pour informer, d’un numéro vert pour répondre aux questions des parents et des professionnels. J’ai des appels tous les jours, et je n’ai plus le temps de répondre. Il faudrait aussi former les praticiens pour faire de bons diagnostics et aider les enfants comme les parents. Cela veut dire beaucoup, beaucoup de monde, et un énorme travail. Mais c’est une priorité de santé publique, des milliers d’enfants sont concernés. Les enseignants en ont conscience, certains parlent d’une vague d’enfants sacrifiés si l’on ne fait rien. Il faut que le gouvernement, et nous tous, nous nous emparions du sujet.


Cette interview est parue dans le numéro 14 de la revue de L'ADN consacré à la Transmission. Pour vous la procurer, cliquez ici.


 

PARCOURS D’ANNE-LISE DUCANDA

Médecin généraliste, elle possède un diplôme d’université Santé et développement de l’enfant. Après avoir exercé en cabinet, elle est depuis seize ans médecin en PMI dans l’Essonne – consultation pour les petits 0-3 ans et aussi médecin scolaire – pour les petites et les moyennes sections dans les écoles. Depuis septembre 2017, elle est coordinatrice du projet Prévention Écran, rattachée au service Expertise santé.

À CONSULTER

COSE – Collectif Surexposition écrans : surexpositionecrans.org

 

La photo d'illustration est de Donna Stevens, de Brooklyn, qui a "eu l’idée de cette série après avoir regardé mon fils interagir avec l’iPad familial, qui a fini par devenir son propre iPad", a-t-elle ainsi confié à la version américaine du Huffington Post.
Commentaires
  • Pourquoi donner une tribune a cette manipulatrice. On est d'accord que exposer des enfants en permananence a des ecrans n'est pas ideal mais elle force volontairement les traits. 1) Il n'y a pas d'addiction aux écrans. Elle n'est pas reconnue comme telle par le DSMV. L'addiction a des comportements, et contrairement à une croyance populaire, n'est pas quelque chose d'établie en neurosciences. 2) Réduire la dopamine à l'addiction est très malhonnête, en réalité c'est un processus impliquant plusieurs neurotransmetteurs. 3) les observations du Dr Anne-Lise Ducanda sont très largement biaisées, ne reposent sur aucune méthodologie scientifique. On est d’accord que laisser ses enfants pendant de longues heures devant un écran n’est pas idéal mais de la a parler d’autisme virtuel. C’est très réducteur voir criminel. Le docteur Ducanda, médecin de PMI s’est mis en tête de remettre en cause les diagnostiques de TSA par des équipes pluridisciplinaires et cela est déontologiquement irresponsables ; surtout à un moment ou la France se sort des approches psychanalytiques et culpabilisantes sur l’autisme (Rappelons que l’on nait autiste, on ne le devient pas).

  • Les risques liés à une pratique excessive des écrans chez les jeunes enfants sont bien réels et ils ont fait l’objet de plusieurs études (conséquences sur le langage, le développement psycho moteur, l’attention, la concentration, le développement de l’empathie, les compétences socio-relationnelles...).

    Mais arrêtons de faire peur aux parents. Les écrans ne rendent pas épileptiques, ne sont pas responsables de l'obésité, de troubles visuels. Ils ont par contre des effets directs nocifs sur le sommeil et participent à l'augmentation de la sédentarité avec toutes ses conséquences.

    Il n’y a pas d’éléments dans la littérature scientifique au sujet d’un quelconque rapprochement entre exposition aux écrans et troubles du spectre autistique. Ceci vient tout juste d'être confirmé par les travaux de la haute autorité de santé (HAS) sur la prise en charge de l'autisme parus en février 2018.

    Laisser un enfant de moins de trois ans plus de 4 heures par jour devant un écran correspond pour lui à une situation d'abandon, génératrice de troubles du comportement facilement imaginables. Ceci a été décrit à propos des enfants dans les orphelinats roumains.

    Faire croire que les écrans peuvent conduire à un trouble du spectre autistique est un message à caractère sensationnel qui du coup est largement relayé par les médias. C'est non seulement infondé sur le plan scientifique, mais cela entretient un climat de panique morale, qui fait obstacle à une compréhension raisonnable des problèmes et ne permet pas de sensibiliser efficacement l’opinion sur les risques liés à un usage excessif des écrans.

    D'où vient cette affirmation d'un lien entre autisme et écrans?

    L'un des premiers à populariser cette idée, Michael Waldman, n' est ni médecin, ni spécialiste des neurosciences mais économiste à l’université Cornell. Constatant une corrélation étonnante entre niveau de précipitations et prévalence de l’autisme et observant que la pluie favorise le temps passé devant la télévision, il en a déduit que « L’exposition aux écrans des jeunes enfants pourrait déclencher l’autisme, selon l’analyse de données ».

    En France, en 2017, le médecin de votre article rencontre un succès important sur les réseaux sociaux, grâce à une vidéo diffusée sur you tube, en creusant cette idée du lien entre autisme et surexposition aux écrans, mais ne s'appuyant que sur des constatations cliniques personnelles sans preuve scientifique.

    Selon une étude réalisée par le phychologue clinicien Marius Teodor Zamfir, la consommation d'un "environnement virtuel" (télévision notamment) supérieur à 4 heures par jour pour des enfants de moins de 3 ans pourrait causer un syndrome analogue aux troubles du spectre autistique, notamment en raison de la privation socio-affective qui y est liée. Il explique qu’il est impossible de faire la différence entre les enfants autistes « classiques » et les enfants « autistés » par les écrans.

    L’information est relayée en juin 2017 par Richard E. Cytowic dans Psychology today, sous le titre : « Il y a un nouveau lien entre le temps d’écran et l’autisme. Trop d’exposition, surtout chez les garçons, peut nuire au développement social ». Dans cet article, il cite la vidéo française, présentée comme une étude scientifique, ce qu'elle n'est pas: « Une étude vient de paraître en France sous le titre « Troubles autistiques : symptômes alarmants chez les tout-petits exposés aux écrans ».

    Marilyn Wedge, thérapeute familial américaine, entre en scène en aout 2017, avec son blog dans lesquels elle expose la « découverte de l’autisme virtuel » toujours sans citer aucune étude. Elle écrit : « Des médecins français ont regardé les enfants qui avaient reçu un diagnostic d’autisme dans les hôpitaux. Ces symptômes ont disparu des enfants un mois après l’élimination de leur temps d’écran. « Autisme virtuel » est le terme qu’elles ont utilisé pour décrire ce phénomène ».
    Ces médecins français, critiqués par beaucoup de professionnels spécialistes et chercheurs, mais aussi par les parents d'enfants autistes, ne parlent plus d'autisme mais d'une entité qui ressemble à l'autisme, citant des médecins américains parlant d' « autisme virtuel » alors que les thérapeutes américains qui utilisent ce terme se réclament eux de leur « étude ». Ils parlent même plus de trouble du spectre autistique, terme scientifique pour désigner la multiplicité des tableaux cliniques, mais trouble de la sphère autistique…
    Cet "autisme virtuel" n'est fondé sur aucune étude scientifique, mais sur des affirmations alarmistes qui se valident mutuellement.
    Un enfant laissé de façon aussi importante devant un récepteur est de facto victime d’une carence éducative et/ou affective grave. Si la régulation de cette consommation est indispensable, elle ne suffira en aucun cas à compenser l’ensemble des effets du défaut de soins sur le développement de l’enfant. A l’évidence de telles situations requièrent une prise en charge pluridisciplinaire rapide et conséquente.

    Laisser croire que de tels symptômes une fois installés peuvent disparaitre en un mois après suppression des écrans parait peu probable, voire complètement fantaisiste.

    De nombreuses recommandations ont été émises sur la bonne utilisation des écrans, par des sociétés savantes (Académie américaine de pédiatrie, société française de pédiatrie, association française de pédiatrie ambulatoire), ou par d'autres (3 6 9 12 de Serge Tisseron, relayée par l'AFPA depuis 2011, les 4 pas...), en accord avec la communauté scientifique pédopsychiatrique et de nombreuses associations autour de l’autisme.

    Elles ont toutes en commun de déconseiller l'usage des écrans chez le tout petit (pas d'écrans avant trois ans est une recommandation qui sera inscrite dans le nouveau carnet de santé de l'enfant qui sors en avril 2018), sur la limitation du temps d’écran avec des temps sans écrans, l’établissement des règles, le partage en famille....

    Pour conclure, il est essentiel de promouvoir un usage raisonné et raisonnable des écrans mais il est erroné et contre-productif de charger les écrans de tous les maux. Ce n’est pas en agitant le spectre de l’autisme qu’on les limitera, mais en faisant un travail d’information et d’éducation permettant de favoriser l’émergence d’une société connectée et responsable.

  • Incroyable d'accorder autant de crédit à un médecin qui n'est spécialiste de rien du tout et joue volontairement sur les termes "autisme virtuel",autistes "vrais",autisme "secondaire" aux écrans pour plonger les masses dans une panique irraisonnée et contre -productive à la cause prétendument défendue. J'ose espérer que ses pairs mettront enfin un terme à ses allégations qui ne trouvent aucun fondement.

  • Madame Ducanda est une praticienne - elle signale ce qu'elle et de nombreux autres praticiens constatent sur le terrain.

    Elle en appelle à la constitution de groupe de travail pour pouvoir mieux comprendre ce phénomène, mesurer son ampleur, et trouver des solutions.

    Nos lecteurs peuvent regarder ce numéro d'envoyé spécial : https://www.youtube.com/watch?v=DyK4vxbAmwQ

    Cordialement,

    Béatrice SUTTER

  • Anne-Lise Ducanda n'est peut-être pas une grande "spécialiste", mais le lui reprocher, c'est manquer de voir qu'en crèches, en garderie, voire en maternelle, les cas de très jeunes enfants en net retard de développement/apprentissage explosent. Allez en MPI leur expliquer qu'ils délirent et que tout va bien. Ces gens sont débordés, les parents paniqués et en l'occurrence, un faisceau très important d'indices pointe vers les écrans.
    Vous pouvez formuler toutes les critiques déontologiques ou méthodologiques que vous voulez, Anne-Lise Ducanda elle-même admet que les études scientifiques manquent, mais devant l'ampleur du phénomène, qui a pris de cours un peu tout le monde, on est bien obligé de griller un brin les étapes. Or, que des parents lambda - pas des "spécialistes" non plus - entendent ce qu'elle dit ne peut que générer du mieux.

  • Beatrice Sutter. Lena. Le Dr Ducanda est une manipulatrice et c'est bien des techniques de manipulation qu'elle utilise lors de ces conf. (mere en pleurs la remerciant, notions de neuroscience tronquees pour aller dans son sens). De plus, ses observations sont tellement biaisees que l'on ne peut decider si elles sont reelles ou pas. Il existe de la recherche solide sur les ecrans et des recommandations. Elle exagere volontairement les traits et surtout se permet d'outrepasser ses competences.

  • DrMagneto, vous focalisez le sujet sur une personne – Anne-Lise Ducanda – comme si son seul procès vous intéressait, au point de taire le simple fait que des alertes similaires émergent partout. Demandez aux orthophonistes, aux pédiatres, à d’autres médecins en PMI etc. Tous le disent : « On n’a jamais vu ça ». Alors oui, on peut notamment objecter que lorsqu’on expose de très jeunes enfants près de 10 heures par jour à des écrans, c’est davantage un problème de maltraitance (qu’on rejette avec une légèreté coupable dans la case bien pratique de « l’environnement familial compliqué »), sauf que ce type de pratique se banalise. Parce qu’on est tous prostrés sur nos propres écrans, smartphones en tête, et que non, ça n’a rien à voir avec le fait que la TV trône déjà dans tous les salons depuis les années 70. Les écrans sont désormais nomades et beaucoup de parents, croyant bien faire, « occupent » leurs mômes avec une appli’ pour qu’ils arrêtent de pleurer dans leur poussette. Et allez voir le Salon du Livre Jeunesse à Montreuil tous les ans : bien plus qu’au sein du Salon du Livre tout court, on y présente foule de « livres numériques » qui sont en fait des applications téléphones ou tablettes. Des produits vendus (sûrement de bonne foi, d’ailleurs) comme des capteurs d’attention, susceptibles « d’éveiller » l’enfant. Mais surtout, on comprend bien que les temps d’écrans – les nôtres, plus ceux de nos enfants – s’additionnent et font chuter les moments d’interaction structurants. Ces pauvres « manipulés » qui écoutent Anne-Lise Ducanda font peut-être des raccourcis coupables (« trop d’écran = autisme »), mais concrètement et dans les faits, ils en tireront des habitudes de vie plus saines. Et aujourd’hui, ce n’est pas du luxe.
    Encore une fois, ce que dit Anne-Lise Ducanda a valeur de témoignage. Et ils sont précieux, ces témoignages, parce qu’on n’a pas toujours le temps d’attendre que la sacro-sainte communauté scientifique valide les termes exacts du problème. Peut-être parce que les médecins généralistes sont en première ligne, eux, et qu’ils sont dans le feu de l’urgence. Veuillez les en excuser.

  • En effet j'ai pu constater les mêmes "phénomènes chez mon petit fils. France 2 en a fait un documentaire. Ses parents ont vite réagi car leur enfant présentait tous ses symptômes depuis la suppression totale tv comprise il a fait un bon en avant : plus attentif plus de langage moins d'insomnie plus communicant et ses colères s'estompent petit à petit. Oui il y a un danger au bien être de l'enfant de ne pas le laisser vivre avec ce monde virtuel qui les bêtifie!

  • Les écrans ne sont pas bons. Mais ils ne sont pas responsables de l'autisme. On naît autiste, on ne le devient pas. Ces messages sont dangereux. Arrêtez les journalistes de publier des articles à propos de ce médecin, c'est dangereux. Connaissez-vous vraiment l'autisme ?

  • Il existe sûrement un facteur de confusion. Peut-être que le retard des enfants ne vient pas du tout des écrans mais simplement du manque d'attention des parents qui jugent que s'occuper d'un enfant inclut l'action de le laisser regarder la télévision pendant des heures sans contrôle strict sur l'apprentissage que l'enfant peut retirer des choses qu'ils regardent.

  • Lorsque j’ai découvert la vidéo du docteur Ducanda, ce fut la révélation ! Je suis enseignante en maternelle et j’ai eu il y a deux ans une élève qu présentait les troubles du spectre autistique. Lorsqu’il est arrrivé à l’ecole maternelle, il hurlait sans arrêt. Pas moyen de le calmer , de faire classe avec les 33 autres élèves.... J'ai finalement essayé d installer cet enfant devant le dessin animé L’âne Trotto sur l'ordinateur dans le bureau de la directrice. Arrêt net des pleurs! Cet enfant a commencé petit à petit à venir à l’école sans hurler mais il présentait toutes les caractéristiques d’un enfant autiste. Absence de langage puis écholalie, isolement,.. Un retard moteur également. Impossible de tenir un crayon ni de laisser des traces puisqu’il n’avait aucun tonus. Impossible de lancer un objet, une petite balle, de courir, ...Je n’avais jamais vu ça en 35 ans de carrière. Et pourtant j’avais déjà pu travailler avec des enfants autistes. Les parents sont allés voir des spécialistes qui ont fait passer des batteries d’examens à cet élève. Les médecins suspectaient également un trouble du spectre autistique. Ils n’ont pas pu le diagnostiquer et ont relevé un retard global de développement en ajoutant que c’était un « enfant tablette » Les parents ont supprimé la tablette et j’assiste depuis deux ans à une métamorphose. Les travaux du docteur Ducanda m’ont permis de comprendre . Lorsqu’elle parle d’autisme virtuel elle ne parle pas d'autisme dû aux gènes . Elle parle d’un comportement qui fait penser à l’autisme. Avec la suppression des écrans l’enfant rattrape petit à petit son retard, se sociabilise et ne présente plus les comportements d’un enfant autiste. Merci au docteur Ducanda.
    Je suis très inquiète car depuis quelques années, tous les enseignants de maternelle constatent un retard de développement chez les petits qui arrivent à l’école. Des enfants qui ne savent pas parler, manipuler, jouer, courir.... Des réunions d'équipe éducative pour parler des dangers des écran aux parents. Certains m’ont avoué que leur enfant avait leur propre smartphone! ....

  • Bonjour , je vous raconte mon histoire
    Ma télévision était constamment allumé à la maison sans que mon fils en prête forcément attention , pour moi il n'y avait aucun danger puisque qu'il jouer en même temps et puis nous étions pas tous les jours à la maison , vers l'âge de 18 mois j'ai remarqué que mon fils ne parlait pas , juste les bases, il marché mais pas très bien pour son âge il rigolait très peu avait le visage fermé , il ne pointait pas du doigt , ne reconnaissait pas son prénom , le regard vide , impossible pour lui de se concentrer . j'ai tout de suite pensé à l'autisme , avec mon mari nous sommes partis voir le pédiatre qui effectivement nous a dit qu'il y avait peut-être des problèmes de Spec troubles autistiques , base de RD V en RD V chez les psychiatres qui regarde le carnet de santé et qui me confirme que mon fils a eu un bon début de développement il a commencé à neuf mois à dire papa , maman , tonton , Tata , doudou ... et puis plus rien ! Et un jour je tombe sur cette vidéo de cette pédiatre dans l'essonne et à ce moment-là tout ce qu'elle a décrit j'ai reconnu mon fils .
    J'ai tout de suite coupé les écrans !
    Plus de télé plus de téléphone à sa hauteur plus rien , et là miracle , dans 15 jours il il commença faire des phrases , il pointe du doigt il reconnaît certains animaux il m'appelle maman il saute , il grimpe , il joue dans les parcs d'enfants ! Aujourd'hui Monfils a presque trois ans ça n'a pas été facile mais nous avons réussi À le sortir de cette addiction .

  • Dr Magneto, vous bossez pour Bouygues, Samsung ou bien pour Sony Erickson ou Orange ? Il me semble que le "manipulateur" c’est bien vous cher Monsieur... en tout cas je ne vois pas plus d’arguments médico-scientifiques dans vos propos. Juste un gars anonyme qui aboie pour discréditer une lanceuse d’alerte.

    Je bosse en PMI depuis longtemps maintenant et je peux vous assurer que le Dr DUCANTA ne délire pas... les gosses sont totalement lobotomisés par les écrans et les TSA sont dramatiquement plus nombreux chaque jours.

    Mais peut-être souhaitez vous porter le débat sur les ondes électromagnétiques - le fil conducteur des activités dites d’écrans proposées aux bébés et jeunes enfants - et lancer de véritables recherches sur ce point ?

    Alors ? Écrans néfastes ou méfaits de nos si inoffensives ondes électromagnétiques ?!

    Magnéto ?!

  • Comment peut on nier que les écrans aient un impact négatif sur le developpement d'un enfant ?
    L'écran n'a rien de naturel, je dirais même rien d'humain. Son usage se fait au détriment de la découverte d'un objet que l'on touche, que l'on sent, que l'on goutte.
    Seule la vue est sollicitée. Les gestes sont répétitifs et dénués de sensations. De plus l'enfant est seul devant son écran et comme il est sage, calme, on l'oublie ! Et dès qu'il s'agite on lui propose à nouveau le contact de l'écran. En cela même l'écran devient addictif puisqu'il est proposé dès que l'enfant ressent un mal être tel agitation, colère, ennui...
    Alors autisme il y a. Cet autisme on l'a créé et on le cultive.

  • Il ne s'agit pas d'autisme mais de "comportement autistique". Comme cet enfant que sa mère laissé dans le coffre d'une voiture pendant 2 ans et qui a développé un gros retard de développement et présente des traits autistiques. Là aucun médecin ou neuropsy n'y trouve à redire.
    L'autisme est un spectre. Le maltraitance peut entraîner des comportements autistiques. Infliger plusieurs heures d'écran à son enfant pour être "tranquille" est de la négligence, voire de la maltraitance dans certains cas. C'est de cela qu'il s'agit. Il ne s'agit pas de remettre en question la détection des symptômes et la prise en charge des enfants atteints de TSA ni de culpabiliser les mères...

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