habillage
premium1Advertisement
premium1Advertisement
Petit chien à lunettes regarde une tablette
© Cookie the Pom via Getty Images

CyberScore : un nutri-score du numérique pourrait-il changer notre consommation du Web ?

Le 23 oct. 2020

Cette idée du sénateur centriste Laurent Lafon a été adoptée par le Sénat jeudi et sera présentée à l’Assemblée Nationale. Un futur effet Yuka pour les réseaux sociaux et autres services Web ?

Cesseriez-vous d’utiliser Zoom au profit d'une alternative plus sécurisée si une mauvaise note s’affichait à chaque ouverture de l’application ? Laurent Lafon, sénateur UDI et président de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, estime qu’une information claire délivrée aux internautes peut « initier des changements majeurs » en matière d’utilisation et conception des services Web. Sa proposition de loi sur la création d’un CyberScore, une note qui évaluerait la sécurité d’un site (protection des données personnelles, risque de failles…), a été adoptée par le Sénat jeudi 22 octobre. Elle devra désormais être approuvée par l’Assemblée Nationale.

Les critères de ce CyberScore seraient fixés par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Le visuel pourrait reprendre le système du nutri-score des produits alimentaires (une notation de A à E et une jauge allant du vert au rouge). Il s’appliquerait aux réseaux sociaux, services cloud et market places. « Il ne faut surtout pas que le CyberScore soit relégué dans les abîmes des conditions générales d’utilisation », a précisé Laurent Lafon. Car le but est bien de renforcer le niveau d’information des internautes. Malgré la mise en place du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018, les Français ne comprennent pas encore grand chose à l'utilisation de leurs données personnelles.

Un Yuka du numérique ?

Le sénateur espère un effet Yuka. Lors de son discours dans l’hémicycle il a évoqué l’application qui a permis de démocratiser le nutri-score et d’initier des changements chez les consommateurs, mais aussi chez les industriels de l’agro-alimentaire qui revoient leurs recettes.

D’autres acteurs réfléchissent à des moyens d’évaluer le Web et d'en informer les internautes. En décembre 2019, Sébastien Soriano, nous avait expliqué que l’Arcep, l’agent régulateur des télécoms, réfléchissait à une sorte de Yuka du numérique mais plutôt basé sur son impact environnemental.

Marine Protais - Le 23 oct. 2020
À lire aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.