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Les publicités lumineuses de Time Square la nuit
© Joe Yates

Aux États-Unis, la pub en ligne s’offre un grand retour post-pandémique

Le 21 avr. 2021

Sur le web, le modèle de l’abonnement attire tous les regards. Mais c’est la publicité en ligne qui attire les sous, souligne The New York Times

En 2021, parler de l’abonnement comme le futur du web est une réflexion très à la mode. Ce modèle viendrait progressivement remplacer l’actuel (et très critiqué) moteur économique d’internet : la publicité en ligne. De nouvelles plateformes comme Patreon ou Substack promeuvent cette idée, les médias et les investisseurs y croient. Mais il faut toujours se méfier des effets de mode. C’est ce que nous rappelle un récent article du New-York Times. L’abonnement est peut-être tendance, mais la pandémie a donné un nouveau souffle à la publicité en ligne. Aux États-Unis, le secteur se porte même comme un charme, souligne le quotidien américain. 

Des revenus publicitaires en hausse chez Bloomberg, Vice, Axios… 

Plusieurs éditeurs de médias en ligne déclarent que leurs revenus publicitaires du premier trimestre 2021 ont augmenté de façon frappante par rapport au même trimestre l’année dernière. Insider note une progression de plus de 30 %, Bloomberg Media de 29%, Vice de 25 %, et les revenus publicitaires trimestriels d'Axios ont presque doublé. « Nous n’avons pas vu de croissance aussi forte depuis 2017 », expose Justin Smith, dirigeant de Bloomberg Media. Selon un rapport de GroupM, les revenus de la publicité en ligne devraient croître de 21 % en 2021 aux États-Unis. 

L’explication est assez simple. Les annonceurs suivent les consommateurs là où ils passent la majorité de leur temps depuis le début de la pandémie : en ligne. « Et maintenant, les agences de voyage, les fabricants de spiritueux et toutes les autres marques espérant profiter d'un été de liberté et d'un boom économique post-pandémique ont commencé à investir de l'argent dans la publicité sur pratiquement toutes les plates-formes, mais surtout les médias web », décrit l’article. 

Un boom en trompe l’oeil 

Une santé de fer qui ne doit pas pas faire oublier les problèmes structurels du secteur. Le business de l'adtech profite avant tout aux géants du web - pas tellement aux médias -  87 % des revenus arrivent dans leurs poches, rappelle The New York Times. Les nouvelles réglementations d’Apple et des gouvernements concernant la récolte de données personnelles pourraient freiner la croissance de ces géants, mais aussi celles de médias numériques.

Marine Protais - Le 21 avr. 2021
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