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Deux petites filles habillées en super héroïnes
© RichVintage via GettyImages

Les philanthrokids : ces ados qui vont changer le monde

Le 1 mars 2019

Non, tous les Zillennials ne passent pas leur temps à prendre des selfies et regarder des vidéos sur Tik Tok. Toujours à l’école et à peine majeur.e.s, ces adolescent.e.s ont décidé de ne pas attendre pour faire entendre leur voix et agir.

On ne présente plus Greta Thunberg, tout juste âgée de 16 ans, qui est devenu le visage de la lutte pour le climat. Discours engagé à la COP 24, refus d’aller à l’école et lancement du mouvement #FridaysFoFuture, les actions de la jeune militante écologiste ont fait le tour du monde.

Mais Greta Thunberg n’est pas un cas isolé. Partout dans le monde, des jeunes s’engagent dans les causes qui leur tiennent à cœur pour faire bouger les lignes et changer le monde. On voudrait nous faire croire à un portrait d’une génération Z complètement narcissique, gavée aux réseaux sociaux et sans aucune conscience politique. Sexisme, écologie, sexualité…  les philanthrokids n’ont pas l’intention de rester les bras ballants à attendre que les adultes fassent le boulot.

Sophie Sandberg, la lutte contre le harcèlement de rue avec de la craie

Dans les rues de New York, des inscriptions à la craie apparaissent sur les trottoirs. « Tu avales ou tu craches ? », « Je ferais de toi la plus heureuse des salopes de cette planète », « Je n’aime pas les grosses de toute façon ». Les mots sont crus et bien souvent vulgaires. Il ne s’agit pas d’une opération de street marketing mais du projet CatcallsofNYC mené par Sophie Sandberg.

 
 
 
 
 
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En 2016, âgée de 18 ans, l’étudiante à l’Université de New York a décidé d’agir contre le harcèlement de rue. Armée de craies de couleurs, elle inscrit dans la rue les phrases entendues par les victimes de harcèlement. Sur Instagram ou sur son site internet, elle reçoit les témoignages des victimes. Elle retourne ensuite à l’endroit exact de l’agression pour y afficher les insultes proférées.

Un mouvement qui s'exporte à l'international

Le mouvement #MeToo étant passé par là, le compte @Catcallsofnyc possède aujourd’hui plus de 60 000 abonnés. Le mouvement Catcallsof s’est étendu à l’international. Dans toutes les grandes villes, des internautes engagé.e.s reprennent le mouvement initié par Sophie Sandberg. Florence, Amsterdam, Londres, Denver, Portland, Toronto, Berlin, et même Paris et Bordeaux ont leur propre compte.

Comme quoi, un compte Instagram et quelques craies suffisent pour créer un mouvement mondial.

Melati et Isabel Wijsen, deux sœurs contre le plastique à usage unique

Le 24 décembre 2018, le gouverneur de Bali a annoncé la fin du plastique à usage unique sur l’île indonésienne. Recommandation de grandes instances internationales ou de scientifiques chevronnés ? Non, ce sont deux sœurs âgées de 15 et 17 ans qui ont fait plier les autorités.

Élevées sur l’île de Bali, les deux sœurs Wijsen n’ont pas attendu d’être majeures ou d’avoir des diplômes pour contribuer à protéger l’environnement. Fatiguées de voir des sacs en plastique dans les rizières, les rivières et sur les routes de leur île, elles ont décidé d’agir. En 2013, à seulement 10 et 12 ans, Melati et Isabel Wijsen ont fondé l’ONG Bye Bye Plastic Bags. Pour attirer l’attention du gouverneur de l’île, les sœurs Wijsen se sont lancées dans une grève de la faim. Au bout de trois jours, les deux ados obtenaient un rendez-vous avec le gouverneur qui leur promettait d’agir.

Melati et Isabel lors de leur TedxLausanneWomen

D’après les Nations Unies, jusqu’à 5 billions de sacs en plastique sont utilisés chaque année, et ce sont 13 millions de tonnes de plastique qui finissent dans les océans. Isabel et Melati n’ont donc pas l’intention de s’arrêter là. Le mouvement Bye Bye Plastic Bags a dépassé les frontières de l’Indonésie. Aujourd’hui, il existe 25 équipes Bye Bye Plastic Bags à travers le monde, sur tous les continents. Partout des jeunes rejoignent le mouvement pour éduquer et sensibiliser enfants et adultes à l’impact du plastique sur notre planète.

Jazz Jennings, la militante des droits LGBT depuis sa naissance

À sa naissance en 2000, le genre masculin est assigné à Jazz Jennings. À quatre ans, elle révèle qu’elle ne s’identifie pas au genre qui lui a été assigné. En 2007, elle fonde le mouvement Transkids Purple Rainbow Foundation (TKPRF) avec l’aide de ses parents. Militante des droits LGBTQ, elle a décidé de se servir de son parcours personnel pour aider les enfants transgenres – et leur famille – à s’accepter. En 2014, elle co-signe avec Jessica Herthel le livre pour enfant I am Jazz inspiré de son histoire. À seulement 15 ans, elle devient la star de la série TV « I am Jazz » sur The Learning Channel. Elle met en scène son quotidien et celui de sa famille. Sur YouTube, l'Américaine partage son histoire d’adolescente transgenre avec ses 635 000 abonné.e.s.

Ambassadrice de l’organisation Human Rights Campaign, et avec déjà 12 ans d'activisme derrière elle, Jazz Jennings continue de parcourir les États-Unis pour sensibiliser adultes comme enfants aux droits de la communauté LGBTQ.

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