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Une femme qui manifeste dans la rue

Pour militer, on ne peut plus se passer des réseaux sociaux

Le 18 juill. 2018

Créé en juillet 2013, le hashtag #BlackLivesMatter a depuis été utilisé plus de 30 millions de fois sur Twitter avec 17 002 mentions par jour en moyenne. Preuve, si besoin est, de la force des réseaux sociaux dans l’activisme politique et social.

Une étude du Pew Research Center décrypte la relation entre réseaux sociaux et activisme politique. A l’heure de Twitter, Facebook et Instagram, le militantisme se joue sur les médias sociaux. La moitié des Américains a fait preuve d’activisme sur un réseau social en 2018. Un tiers des citoyens a particpé à des groupes de discussion sur des causes qui leur importent. 32% ont utilisé les plateformes sociales pour encourager leurs concitoyens à s’engager. Près d’un sur cinq s'est contenté de changer leur photo de profil en soutien à une cause.

Donald Trump, président Républicain, a beau être particulièrement actif sur Twitter, son camp est moins vocal sur les réseaux sociaux que les Démocrates. 45% des Républicains ont utilisé Twitter ou Facebook pour des actions citoyennes, contre 59% des Démocrates. Plus à l’aise avec les nouvelles technologies et très revendicatrice, la jeune génération pratique deux fois plus l’activisme sur les réseaux que ses aînés.

En majorité, les Américains croient au pouvoir positif des réseaux sociaux. Près de sept sondés sur dix pensent que les tweets permettent d’attirer l’attention des élus sur des problématiques sociales. En revanche, ils sont moins nombreux (58%) à croire que cela influe réellement sur les décisions politiques. 56%, plus optimistes, estiment que l'activisme sur les réseaux permet de faire tomber les puissants. En exemple, le mouvement Me Too. Depuis l'arrestation du producteur Harvey Weinstein en octobre 2017, le hashtag #MeToo est mentionné 61 911 fois par jour en moyenne sur Twitter.

Un outil d’expression pour les minorités

Lorsqu’il s’agit d’activisme, les plateformes sociales permettent aux minorités – souvent sous-représentées - de faire entendre leur voix. En plus d’offrir une plateforme d’expression, les réseaux sociaux facilitent l’accès à l’information et connectent les activistes entre eux. C’est notamment ce qui a permis en mars 2018, de réunir des milliers de personnes autour du mouvement March for Our Lives après la fusillade de Parkland en Floride.

L’étude montre que les populations afro-américaines et hispaniques accordent une plus grande place aux réseaux sociaux dans leur activisme. 54% des Afro-américains indiquent que les plateformes sociales les aident à rencontrent d’autres activistes qui partagent leurs opinions, contre 39% des Blancs. Deux tiers des personnes interrogées estiment que Twitter, Facebook et les autres aident les communautés sous-représentées à s’exprimer. Pas d’angélisme cependant, ils sont encore plus nombreux (77%) à croire que les réseaux sociaux et leur flux d'informations incessant détournent l’attention générale des vrais sujets.

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