Poubelles colorées

Être écolo au boulot, c'est possible ! Petit guide pratique pour moins polluer au travail

Le 27 sept. 2018

À la maison, on trie le plastique et le papier. On éteint la lumière en sortant d’une pièce. Et on ferme le robinet quand on se brosse les dents. Au bureau aussi, il y a plein de petits éco-gestes à mettre en place pour ne pas laisser son engagement écologique à la porte de son appart'.

Le bureau, on y passe (au moins) un tiers de sa journée ! Et si l’environnement de travail n’est pas adapté, on oublie vite ses bonnes résolutions vertes. Pourtant, en entreprise aussi il est possible de mettre en place des petites actions à impact positif. Par exemple, l’agence Mieux organise la No Impact Week lors de la Semaine Européenne du Développement Durable. Le principe ? Mettre en place des bonnes pratiques pour sensibiliser au développement durable.

Maîtriser sa consommation énergétique

Comme à la maison, il y a des gestes très simples à adopter pour réduire la consommation énergétique du bureau. Le plus évident (mais pas toujours intégré par tous) : éteindre son ordinateur tous les soirs. Tous les soirs. Même en veille, il utilise entre de 20 à 40% de sa consommation en état de marche. Quand on sait que 7 salariés français sur 10 utilisent des outils numériques, l’impact de ce petit geste est loin d'être insignifiant.

C’est un grand sujet de discorde dans l’open space : la température du bureau. Trop froid en hiver. Trop chaud en été. Résultat, le chauffage représente 50% des dépenses énergétiques des entreprises. Pour l’hiver, il suffit de mettre un pull pour éviter de surchauffer le bureau. En été, on essaie de ne pas mettre la clim’ à fond ou de faire tourner les ventilateurs toute la journée. Et pourquoi ne pas enfin adopter le short au travail, voire la jupe pour tous ?

À la pause ou au déjeuner

D’après une étude IFOP, 89% des salariés font des pauses-café dont 53% tous les jours. Bonne idée pour discuter avec ses collègues mais très mauvais plan pour la planète. Que l’on utilise une machine avec des gobelets en plastique ou des capsules de café, on produit des déchets sans même s’en rendre compte. Pour une pause zéro déchets, il suffit d’apporter sa propre tasse ou d’utiliser des capsules réutilisables. Pour ceux qui préfèrent le thé, c’est pareil. On troque les sachets individuels pour du thé en vrac.

A l’heure du déjeuner aussi, le plastique se cache partout. Surtout si l’entreprise ne dispose pas d’une cantine. C’est tellement facile d’aller s’acheter un plat à emporter à côté du bureau. Des plats dans des barquettes en plastique, accompagnés de couverts en plastique. En attendant la mise en application de leur interdiction – prévue pour 2020 –, on peut commencer par se préparer des plats maison. Ok, ça demande un peu d’organisation mais ce n’est pas impossible. Pour aller vraiment plus loin, on peut aussi supprimer la viande de nos menus. Chez WeWork, c’est déjà le cas. Le géant du coworking a annoncé en juillet dernier qu’il ne servirait plus de viande.

Plus facile à mettre en place : la carafe filtrante. Ça évite d’acheter des bouteilles en plastique quand on ne veut pas boire l’eau du robinet. A la rédaction de L’ADN, on l’a déjà adoptée. Seule contrainte, changer régulièrement le filtre pour éviter la prolifération de champignons…

Jusque dans la poubelle

S’il y a bien un endroit où l’on se rend compte de notre surproduction de déchets, c’est dans la poubelle. D’après le Code de l’environnement, le recyclage des déchets papiers en entreprise est obligatoire. En pratique, c’est pas encore ça. A la maison, on fait bien attention mettre le papier de côté. Au bureau, faute de poubelles adaptées, on oublie rapidement le tri sélectif. Avec un peu de bonne volonté de la part de chacun, on peut facilement mettre les déchets recyclables de côté. D’après l’Ademe, un salarié consomme 70 à 85 kg de papier par an. Non négligeable, donc.  

Pour éviter de faire le tri, rien de mieux que d’attaquer le problème à la source.  Dans les toilettes, les poubelles sont bien souvent remplies de papier. Pour s’essuyer les mains, les serviettes en tissu fonctionnent aussi très bien. Il suffit juste de penser à les laver régulièrement. Pas la mer à boire.

Ça ne se voit pas mais ça pollue quand même

Il y a la pollution qui se voit et celle qui ne se voit pas. Pour celle qui se voit, c’est déjà pas gagné. Pour la pollution invisible, c’est encore pire. Et pourtant nos usages numériques ont un impact désastreux sur la planète. Pour essayer d'inverser la vapeur, on commence par trier ses mails. 80% d’entre eux ne sont jamais ouverts. Dommage, 30 e-mails supprimés, ça équivaut à la consommation d’une ampoule allumée pendant 24h. Pour se faciliter la tâche, on se désabonne de toute les newsletters inutiles – pas celle de L’ADN évidemment. 

Dans la même veine, on évite de s’envoyer des dizaines de mails entre collègues. On préfère une messagerie instantanée, comme Slack. Les plus investis transmettront des documents à leurs collègues par clés USB plutôt que par mail, mais on avait dit « petits gestes ».

Enfin, la meilleure manière de ne pas produire de déchets au bureau, c'est surtout de ne pas aller au bureau ! Encore un argument en faveur du télétravail...

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