une femme en robe rose de dos dans l'herbe à côté d'arbres en fleurs

Mode : cette marque vous propose d'acquérir un champ de coton pour faire pousser vos robes

© Christy Dawn

La marque de prêt-à-porter américaine Christy Dawn lance une nouvelle initiative pour promouvoir une mode plus durable : acheter pour 200 $ de terrain afin d'obtenir un vêtement fabriqué à partir du coton qui s'y cultive.

À l'opposé de la tendance de l'ultra fast fashion incarnée par des enseignes comme Boohoo, Pretty Little Things ou le mastodonte Shein et ses haul échevelés sur TikTok, Christy Dawn et ses robes bohèmes se font chantres de la slow fashion.

Du champ à la penderie : qui fait pousser mes vêtements ?

Après la tendance farm-to-fork ( « de la ferme à la fourchette » ) dans la food, et farm-to-skin ( « de la ferme à la peau » ) dans les cosmétiques, place à la mouvance farm-to-closet ( « de la ferme à la penderie » ). L'objectif est de proposer des articles dont la production est raisonnée et facilement traçable à des consommateurs qui seront alors en mesure de répondre à une question cruciale : « qui fait pousser mes vêtements ?  »

Comme l'explique Fast Company, Christy Dawn, fondée en 2013 par Christy Dawn Baskauskas et son mari, propose aujourd'hui l'acquisition d'un terrain cultivable de quelques 300 m² près de la ville d'Erode, dans l'État du Tamil Nadu au sud de l'Inde où se situe la ferme de la marque. Une fois la récolte du coton effectuée un an plus tard, les consommateurs bénéficieront d'un bon d'achat de 200 dollars à dépenser en magasin. Les matières premières comme le coton y seront produites dans un contexte de culture régénératrice, c’est-à-dire alliant une culture respectueuse de la planète et favorisant la séquestration de CO₂.

Plus que 60 ans de culture devant nous

L'initiative de la marque est particulièrement judicieuse puisque la part la plus importante de l'empreinte carbone du secteur du textile est générée au début de la chaîne d'approvisionnement, lorsque les matières premières comme le coton, très gourmand en eau, sont fabriquées. Autres effets secondaires notables de la culture des matières premières : émission de carbone et épuisement des nutriments présents dans les sols...

Si la dégradation des sols se poursuit au rythme actuel, l'avenir de la culture pourrait être sérieusement compromis, avec seulement 60 saisons de cultures possibles devant nous... C'est la conclusion à laquelle arrivaient les Nations-unies en 2014, alors qu'un tiers des sols était déjà endommagé.

premium2
commentaires

Participer à la conversation

  1. M. dit :

    Ne ce serait-ce pas crowdfundé l'esclavagisme? Un commentaire raccourci peut-être pas dénué d'intérêt, non de jugement mais de questionnement. Sensure-t-on ici comme chez les grandes enseignes?

    Finalement est-ce pire que ce qui se passe aujourd'hui? Probablement pas. Est-ce mieux? probablement pas. Qu'est ce qui est mieux? Rendre aux locaux ce qui leur appartient, partager avec eux? Probablement pas rentable. Personne ne voudra acheter une robe à son prix réel (essayer de demander un devis à votre couturier local pour un vêtement sur mesure avec de la laine française)

    Je suis ouvert et invite aux réponses.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.