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une main tendue vers des ballons
© Sebastián León Prado via Unsplash

« Il est où l’bonheur ? » : la réponse est peut-être dans ce musée danois

Le 19 oct. 2020

« Un petit musée sur les grandes choses de la vie », voilà comment se définit The Happiness Museum qui a ouvert ses portes au Danemark en pleine pandémie de Covid-19.

The Happiness Museum, un musée dédié au bonheur, a ouvert ses portes au mois juillet dans le centre de Copenhague. En pleine pandémie de Covid-19, il fallait soit avoir de l’audace, soit être sacrément candide. Dans les deux cas et à l’heure où l’incertitude liée au contexte sanitaire joue avec nos nerfs, l’idée n’est peut-être pas si saugrenue. 

D’ailleurs, nous aurions toutes et tous besoin de prendre des cours de rattrapage, nous dit le musée. « Car si nos sociétés se sont enrichies, nous avons souvent échoué à devenir plus heureux ». Et la raison est simple : nous cherchons le bonheur au mauvais endroit. 

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Anatomie du bonheur

Le musée, qui serait le premier au monde à se consacrer à ce sujet, s’est donc donné pour mission de nous faire prendre la vie du bon côté, tout en rendant le monde un peu meilleur. Mais que l’on se rassure, pas question ici de se prendre en selfie devant une Joconde en guimauve comme dans ces musées pop-up instagrammables. Au musée du bonheur, on s’intéresse sérieusement et même scientifiquement au sujet.

« Les gens imaginent que l’institut est un lieu magique, rempli de chiots et de glaces, explique son fondateur Meik Wiking au Times, lequel dirige également le think tank danois Happiness Research Institute. En réalité, nous sommes juste huit personnes assises en face d’ordinateurs en train d’analyser des data. »

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L’art de vivre à la Danoise

À l’intérieur du musée, on découvre les secrets du « hygge », cet art de vivre à la Danoise qui confère à ses habitants la réputation d’être les plus épanouis au monde. Surtout, on apprend à mesurer le bonheur (en dépit de sa subjectivité) et à le mettre en pratique. 

Géographie du bonheur (comment est-on heureux ailleurs ?), science et anatomie du bonheur (comprendre ses modes d’expression et ce qu’il se passe dans le cerveau), bonheur et politique, histoire et futur du bonheur… le musée comporte huit pièces dotées de dispositifs interactifs qui abordent la thématique par différents angles. De quoi remettre certaines choses en perspective, relativiser ou revoir ses priorités en sortant. 

Selon le Times, l’équipe du musée laisserait fréquemment un portefeuille traîner au sol pour évaluer la réaction des visiteurs. Depuis l’ouverture du musée, tous les portefeuilles ont été rapportés et personne n’a pris l’argent, révèle le quotidien britannique. 

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Une pédagogie du bonheur

À l’heure où les rayons « développement personnel » des librairies débordent de recettes pour accéder à une vie plus épanouie, l’aspect pédagogique de l’initiative ne surprend pas. Dans certaines universités, le bonheur s’apprend même en classe !

C’est le cas depuis 2006 à Harvard où le professeur Tal Ben Shahar avait lancé un premier cours de « psychologie positive ». Au programme : bonheur, estime de soi, empathie, amitié, amour, créativité et humour. À Yale, on étudie la science du bien-être pour mieux se l’approprier, car être heureux, ça se travaille ! « Les études montrent que le bonheur demande un effort quotidien, comme être en bonne santé ou apprendre une nouvelle compétence, nous expliquait la professeure Laurie Santos qui anime le cours « science du bien-être » de la prestigieuse université américaine. Méditation, vertus de la gratitude, redéfinir ce qui nous rend heureux... les techniques sont multiples.

Alors, à quand les Masters « bien-être et art de vivre » en France ?

Margaux Dussert - Le 19 oct. 2020
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