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une femme semble avoir peur
© master1305 via Getty Images

61% d'utilisateurs de banques d'images ont peur de choisir des contenus controversés

Le 10 déc. 2019

Créatifs et spécialistes du marketing ont du mal à trouver des contenus qui ne présentent aucun risque de controverse.

61 % des utilisateurs de banques d’images rencontrent des difficultés à trouver des images qui ne présentent aucun risque de controverse. C’est l’un des enseignements portés par Adobe dans le cadre d’une enquête liée à la création de contenu et aux banques d’images.

À l’heure où les imaginaires se bercent de culture woke et d’inclusion des minorités (et où le bad buzz n’est jamais loin), le constat n’étonne guère.

Si le manque de réalisme et d’authenticité leur était autrefois reproché, on attend aujourd’hui des banques d’images qu’elles mettent fin aux stéréotypes et fassent preuve de plus d’inclusion en matière de genre, de couleur de peau, d’âge ou de représentation des corps.

Un vrai besoin chez les créatifs

À une époque où les réseaux sociaux décuplent le pouvoir des images – celles des médias, des marques comme des influenceurs – la responsabilité de publication est plus que jamais pointée du doigt.

Aux États-Unis, on voyait par exemple fleurir l’initiative Visual Diet, un projet militant pour une utilisation plus éthique des images chez les producteurs de contenus, tant sur le plan de l’inclusion ou des retouches que de l’hyper-sexualisation des mannequins. Sur un autre registre, le quotidien britannique The Guardian annonçait récemment vouloir « repenser » les images qu’il utilise pour illustrer l’enjeu du réchauffement climatique, invoquant un souci de justesse et de correcte transmission de l’information.

Pour créatifs et designers, l’enjeu est réel donc, puisque les images font partie intégrante de leur métier. Selon l’étude, 74 % d’entre eux utilisent des banques d’images. Ils passent, en moyenne, 5 heures par semaine à chercher des contenus sur ce type de plateforme et 4,7 heures à y apporter des modifications ou des retouches.

C’est tout de même mieux qu’avant

En matière de diversité et de choix, 87 % des sondés s’accordent pourtant à dire que les banques d’images peuvent servir une plus grande variété de projets créatifs aujourd'hui, qu'il y a cinq ans.

Un constat qui se lit d’ailleurs dans les requêtes tapées sur les grandes plateformes. En 2018, on observait une augmentation de 53 % et de 126 % des termes « Gay Dads » et « Man meditation » sur la plateforme Getty Images. L’émergence de banques ou de séries d’images plus inclusives peut aussi expliquer cette prise de conscience. 

 Dans le cadre de ses prédictions de tendances 2020, Adobe a interrogé plus de 1 000 spécialistes du marketing, créatifs et responsables IT à travers le monde sur leurs défis en matière de création de contenu.

Margaux Dussert - Le 10 déc. 2019
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