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nourriture augmentée

Et maintenant, la nourriture augmentée

Le 6 déc. 2017

Et si nous pouvions déguster un plat en plusieurs dimensions ? Enchanter nos repas avec un soupçon de data et de poésie ? C’est le pari tenu par Erika Marthins, étudiante à l’ECAL, prestigieuse école d’art de Lausanne.

Visant à explorer le potentiel d’intégration de la data et du storytelling au sein même de nos aliments, le projet « Déguster l’augmenté » nous propose un voyage artistique et culinaire au gré de trois desserts, chacun « augmenté » à sa façon.
Au menu : un vinyle en chocolat comestible mais aussi écoutable, une sucette translucide qui utilise des lumières externes pour réfracter un message caché à l'intérieur et un dessert en gélatine capable de se mouvoir seul, à la manière d’un mollusque. Une symphonie de sons, de goûts et de couleurs bizarroïde résumée en une vidéo.

 

Créé en collaboration avec le Chef Fabien Pairon de l'Ecole hôtelière de Lausanne, RayForm (une entreprise spécialisée dans l'intégration de technologies de redirection de la lumière) et le Laboratoire de Systèmes Intelligents de Jun Shintake (EPFL), « Déguster l’augmenté » est un projet de la designer suédoise Erika Marthins, spécialiste en design interactif. Sa finalité : « explorer les dernières innovations technologiques et tout ce qu’il y a de plus banal : la nourriture. », peut-on lire sur les publications Instagram de la jeune fille.

« Je voulais intégrer la nourriture et le numérique dans mon projet de diplôme et j'ai trouvé intéressant d'intégrer des algorithmes dans des matériaux comestibles. Ce sont deux sujets qui me fascinent, il y a une infinité de possibilités pour augmenter la nourriture ! », explique-t-elle à L'ADN. « Le concept de nourriture augmentée apporte une nouvelle dimension à un plat, quelque chose qui, je pense, pourrait ouvrir des perspectives différentes de celle de la cuisine moléculaire par exemple. Une bouchée sommaire, un morceau de culture comestible qui aurait la saveur de votre propre passion pour la musique change la narration et en fait une expérience personnalisée. », poursuit-elle.

 

Après avoir passé la majeure partie de sa vie à Stockholm, la plasticienne déménage en Suisse en 2012 pour y apprendre le français et entreprendre un programme en design médias et interaction à l’école d’art (ECAL) de Lausanne.

« Quand je suis tombée sur la technologie de Rayform et sur les recherches du Dr. Jun Shintake, je les ai contactés pour voir s'ils pouvaient être intéressés par une collaboration. (...) Grâce à l'excellente relation entre l'ECAL et l'EHL, j'ai aussi pu contacter le chef Fabien Parion, avec qui il a été très inspirant de travailler.», poursuit-elle. « Sans ces gens formidables, ce projet n'aurait pas été possible. Lorsque vous collaborez avec succès avec d'autres professions, cela pousse les individus à s'interroger et à innover, ce qui se traduit par des prototypes ou des créations expérimentales. Je pense que les projets combinant la technologie et l'art culinaire ouvriront la porte à de nouveaux créneaux de pratiques. », conclut-elle.

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