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Tik Tok influenceur

« C'est 100 fois plus facile aujourd'hui d'émerger sur Tik Tok que sur Instagram »

Le 17 oct. 2018

Devenir influenceur, un métier dont beaucoup rêvent ! Si votre réflexe est de vous précipiter sur Insta, lâchez l'affaire, vous avez tort. Selon Emmanuel Berne, directeur des études de l'agence Heaven, une nouvelle ruée vers l'or est en train de se produire et c'est sur Tik Tok qu'il faut aller creuser. 

Instagram est de loin la voix royale pour devenir influenceur ? Faux ! Nous avons rencontré Emmanuel Berne de l'agence Heaven à Paris. Pour lui, « C'est 100 fois plus facile aujourd'hui d'émerger sur Tik Tok que sur Instagram ». L'agence de communication pour laquelle il travaille prend régulièrement la parole sur les problématiques d'influence et de nouveaux usages des réseaux sociaux chez les millennials et la génération Y. Dans sa dernière étude « #Born to Be Social », révélée en septembre dernier, Heaven attire tout particulièrement l'attention sur les nouvelles applications utilisée par les jeunes. Et, en tête de leurs applis préférées, le tout nouveau Tik Tok (anciennement Musical.ly). Cette application de play-back et de chorégraphie rassemble 2,5 million d'utilisateurs en France et 150 millions d'utilisateurs en Chine. 

Un réseau qui pousse ses influenceurs

Pour Emmanuel Berne, le potentiel de ce réseau est « nettement supérieur » pour devenir influenceur. « Il n'y a pas de concurrence ou presque. D'autant que le réseau vient d'être racheté et, à la manière d'Instagram ou de YouTube à leurs débuts, la marque veut créer des success stories », analyse-t-il. « Beaucoup d'Instagrameurs vous le diront. Lorsqu'ils ont commencé, le réseau a boosté leur exposition. Ce qui explique qu'ils ont pu émerger aussi rapidement. Idem sur YouTube. Tik Tok est aujourd'hui est dans la même logique et cherche soit à faire venir des talents sur sa plateforme, soit à les construire elle-même ». 

Tik tok, on parle de quoi ? 

Derrière la consonance amusante, se cache en réalité une application japonaise, Douyin, créée par ByteDance, un géant Chinois, en 2016. Le concept ? Se prendre en vidéo, face caméra, en faisant du play-back, le tout chorégraphié, ou non. Ces petites vidéos de 15 secondes révèlent souvent des trésors de créativité. Les adolescents, uniquement armés de leur téléphone portable, trouvent de nombreux effets de réalisation. Comme sur cette vidéo : 

Le marché de l'application de play-back fait un malheur chez les - très - jeunes. Au côté de Tik Tok en tête de podium, on retrouve d'autres applications comme Triller, Dubsmash ou Funimate. On a peu de chiffres sur Tik Tok. Mais fin 2017, avant le rachat de Musical.ly, 13 millions de vidéos étaient postées quotidiennement, selon Le Monde

Un modèle économique encore nébuleux

Pour autant, est-il possible de gagner sa vie sur le réseau ? « C'est une question difficile. Il n'existe pas de rémunération au nombre de vues comme sur YouTube. Mais en général, les stars de Tik Tok sont aussi sur les autres plateformes ». Par exemple, Hector Dnl, très présent sur Tik Tok, fait des tutos sur YouTube pour reproduire les effets dans ses vidéos : 

MTV vient de lancer un partenariat avec la plateforme, ce qui rappelle follement ce que la chaîne américaine avait déjà fait avec Snapchat. En attendant de voir si le réseau coiffe au poteau le désormais dinosaure Insta (et ne parlons même pas de Facebook, que n'utilisent que les ancêtres), vous pourrez toujours prendre des photos de vos plats préférés, sans play-back et sans chorégraphie. 

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