un personnage de jeu vidéo qui fait de la percution sur des éponges de mer

J’ai testé pour vous : Patchworld, le métavers musical plus créatif que Minecraft

© patchworld

Imaginez pouvoir créer vos propres instruments, composer votre musique, dans des mondes virtuels dédiés au son et qui pourront accueillir des concerts et des rave parties. C'est ce que propose le métavers Patchworld.

« J’ai un meilleur son pour toi, pour ça, il faut que tu frappes la bulle… Oui comme ça, tu as vu c’est génial non ?  »  : en face de moi s'agite un drôle de personnage représenté par un masque cubiste et deux mains reliées par des arcs électriques violets. Il est là pour m’apprendre à utiliser un instrument de musique singulier : une sorte de corail qui produit un son de violon électrique qui aurait été mixé à un hang, cet instrument acoustique inventé en 2000 et qui ressemble à une soucoupe volante. Rapidement, mon compagnon numérique m’emmène dans une caverne sous-marine où il me propose un bœuf. Moi qui ne suis pas musicien, je me prends au jeu. Je fabrique des boucles rythmiques à partir d'un stock de bulles et enregistre même ma voix pour la mixer, tel un DJ fou. Je m'étonne moi-même, mais le résultat est convaincant. Ce n’est pas un chef-d’œuvre sonore, mais ce n’est pas ce résultat que vise Patchworld

S’amuser en créant ensemble

Disponible depuis vendredi 8 juillet dans la boutique d’Oculus, cette application de réalité virtuelle veut devenir le « métavers de la musique » . Et pour une fois, l’expression métavers n’est pas utilisée de manière abusive. La cocréatrice de Patchworld, l’artiste Mélodie Mousset, cite comme références Minecraft et VRChat. Elle emprunte à ces deux titres dits « bac à sable » la possibilité de créer des univers ou des expériences à plusieurs. Les néophytes comme les musiciens confirmés peuvent découvrir des instruments étranges placés dans des environnements bizarres. Dans un monde, j'ai découvert un désert au-dessus duquel flottaient de petits nuages. En activant un bouton, des petites gouttes de pluie se mettent à produire des sons en fonction de la surface qu’elles touchent. Avec mes manettes, je saisis des bouteilles en verre ou des poêles à frire, je crée une sorte de ping-pong musical en faisant rebondir les gouttes d’un élément à l’autre. Pour le moment, je suis tout seul à le faire, mais dans un avenir proche, Mélodie Mousset m’indique que ce type d’expérience pourra se faire à plusieurs. Mais ce n’est pas tout.

Un paradis pour artistes 

Mais l’expérience sur Patchworld ne s’arrête pas là. L’application met à disposition un outil de création d’instruments musicaux. Ces derniers sont représentés par des gadgets en 3D ayant des fonctions bien précises (reverb, enveloppe, detune…) que l’on relie par des tuyaux et des câbles pour former des espèces de synthétiseurs virtuels ultra-customisés. Si les graphismes sont simplistes, c’est justement pour laisser de la puissance de calcul au moteur sonore de Patchworld qui est d’une qualité incroyable. Il est possible de créer tout ce que le monde de la musique compte d’instruments classiques ou électroniques, avec une qualité de son incomparable.

Ces instruments seront à terme vendus par leurs créateurs dans une boutique en ligne, mais pourront être aussi utilisés dans des concerts (ou des raves) virtuels. L’application permettra aussi aux créateurs d’imaginer leurs propres scènes et environnements musicaux, comme la grotte sous-marine ou le désert, sans avoir à taper une seule ligne de code ni s’y connaître en composition. Une petite révolution dans le monde de la création musicale.

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.