Instagram, applications… comment nos smartphones luttent contre le coronavirus

Et si les applications nous permettaient de lutter contre la propagation du Covid-19 ?

The Economist a fait un drôle de constat. Celui qu’Instagram, en plus d’être la plateforme maîtresse en matière de gonflement d’ego, pourrait s’avérer un outil précieux pour suivre l’évolution du coronavirus.

Des utilisateurs et utilisatrices jeunes, qui aiment voyager

Le média rappelle que la majorité des personnes utilisant Instagram ont moins de 35 ans. Autrement dit, une population qui, si elle est malade, n’est pas exactement catégorisée comme « à risque ». Par ailleurs, il est fréquent de voir circuler des images de voyage sur le réseau. Pour comprendre comment Instagram peut être utilisé pour surveiller l’évolution de la pandémie, The Economist a identifié plus de 20 000 utilisateurs et utilisatrices ayant posté via la plateforme depuis des villes recensant au moins 50 cas confirmés au moment du partage. Les équipes ont ensuite suivi les trajets des individus – villes, restaurants, pays…

53 000 posts Instagram

Le travail est titanesque. Au total, ce sont 64 000 posts qui ont été passés au crible. Première étape : éliminer les publications non pertinentes – comme celles qui indiquaient « Wuhan » en solidarité avec la population, déjà en quarantaine, celles qui étaient postées à rebours des voyages (notamment à l’aide des hashtags #latergram ou #tbt, utilisés pour antidater des publications),… mais les équipes se sont tout de même retrouvées avec 53 000 partages, concernant 2 000 villes et 125 pays.

Les résultats sont assez bluffants. Alors que les individus concernés n’étaient pas tous porteurs – mais considérés comme « potentiels porteurs » -, leurs déplacements correspondent à la trajectoire du virus.

Des applis pour savoir si l’on a croisé des personnes malades

D’autres se sont aperçu du pouvoir de nos smartphones pour tracker le virus… et s’en protéger. Planet rapporte ainsi les travaux de chercheurs et chercheuses du MIT et de Harvard. Les équipes ont développé une application – baptisée Private Kit: Safe Path – qui permet de savoir si l’on a croisé un individu infecté par le virus. L’application « repose sur la transmission volontaire de données au sein d’un réseau anonymisé et crypté », promet Planet.  

En France, Christophe Mollet, de l'agence web ITSS, a lancé « CoronApp » dont l’ambition est de freiner la prolifération du coronavirus sur le même principe. L’application utilise les données de géolocalisation du smartphone, afin d’indiquer aux individus s'ils ont été à proximité d'une personne malade. Côté vie privée, CoronApp ne conserve les données que 14 jours – soit la durée d’incubation du virus.

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